Le tant attendu DLC Claws of Awaji s’est enfin posé sur Assassin’s Creed Shadows. Cette extension narrative était censée offrir la conclusion tant désirée des histoires inachevées de Naoe et Yasuke, laissées en suspens à la fin du jeu principal.
Pourtant, même si ce contenu additionnel apporte de vraies améliorations au gameplay d’infiltration et boucle certains arcs scénaristiques, il peine à masquer la répétitivité et les écueils structurels déjà présents dans l’aventure originale.
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Un récit attendu, mais une structure qui pose question
L’intrigue du DLC reprend pile après la fin frustrante du jeu de base, où ni la quête de Naoe pour sa mère, ni la traque finale de Yasuke contre les Templiers n’avaient trouvé de vraie résolution. Claws of Awaji s’apparente davantage à une « fin payante » qu’à une extension optionnelle.
Le sentiment de devoir passer à la caisse pour obtenir un épilogue cohérent n’a pas manqué de faire réagir la communauté. Ce choix éditorial risque d’impacter négativement l’attachement de nombreux fans à la franchise.
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Un nouveau terrain de chasse et de prédateurs
L’action nous transporte sur l’île d’Awaji où nos deux assassins doivent affronter une nouvelle Templier maîtresse des lieux, secondée par trois lieutenants : un espion, un samouraï et une shinobi. La traque de ces cibles façonne le gameplay en mode « chasseur/chassé » qui renouvelle habilement la dynamique classique de la licence.
Chaque lieutenant, toujours vivant, impacte concrètement le monde de jeu : l’espion densifie la vigilance au sein des villages et towns, le samouraï multiplie les barrages sur les routes, alors que la shinobi parsème la carte d’embuscades et de pièges sophistiqués. Supprimez-les, et la navigation s’allège concrètement, rendant chaque succès vraiment palpable et signifiant à la fois sur le plan narratif et en termes de mécaniques.
Gameplay : de vraies tensions, mais des combats perfectibles
La grande force du DLC est ce sentiment de tension constante : traquer une cible devient périlleux, la moindre imprudence expose à des embuscades et oblige à une anticipation bien supérieure au jeu de base. Le combat contre la shinobi, véritable duel d’assassins en milieu marécageux, s’impose comme le sommet de Claws of Awaji : ambiance, utilisation de l’environnement et mécanique d’écoute et de pièges donnent enfin un souffle nouveau à la série.
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En revanche, les autres affrontements majeurs déçoivent par leur manque de variété. Les combats contre le samouraï ou lors des duels imposés à Yasuke pâtissent d’une grande lourdeur, avec de longs enchaînements à esquiver et peu de place pour la créativité. Pourtant, certains reviewers louaient la richesse des compétences et de l’intelligence ennemie dans le jeu principal - dommage que ce DLC, plus linéaire, se limite si souvent à des joutes classiques épuisantes.
Des nouveautés d’arsenal
Naoe hérite d’une nouvelle arme le bō proposant trois postures différentes, histoire de varier les sensations. Si cette arme ne change pas fondamentalement l’approche du combat, son côté jouissif en fait rapidement un favori pour les adeptes de combos bien sentis.
Yasuke, quant à lui, ne reçoit aucune nouveauté marquante, renforçant ainsi l’impression de déséquilibre dans le traitement des deux protagonistes tout au long du DLC.
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Immersion et impact narratif : une promesse inaboutie
Malgré une direction artistique toujours immersive et des environnements japonais magnifiés, la narration reste le talon d’Achille du DLC comme du jeu original. Si Claws of Awaji offre enfin une conclusion aux arcs laissés en attente, ces derniers manquent d’ampleur émotionnelle. Les retrouvailles entre Naoe et sa mère manquent cruellement d’intensité et d’écriture, tout comme les confrontations morales et historiques avec la Templier adverse.
On y retrouve ce qui faisait débat dans Shadows : des dialogues parfois plats et une écriture qui semble brider la singularité de Naoe au profit d’une alternance forcée avec Yasuke, qui parasite le ressenti du joueur en quête d’un récit plus incarné.
Un bilan mitigé, mais un système de traque à retenir
Au final, Claws of Awaji referme honorablement le chapitre Shadows, mais cristallise aussi les limites de la formule actuelle d’Assassin’s Creed. Son système de traque, où chaque ennemi majeur modifie l’écosystème de l’île, constitue assurément un modèle à conserver pour de futures productions. L’histoire, hélas, ne parvient pas à recoller les morceaux ou à livrer un vrai choc émotionnel.
Pour les inconditionnels, ce DLC reste à faire pour la boucle de la saga, mais d’autres pourraient rester sur leur faim. Assassin’s Creed Shadows continue ainsi de jongler entre traditions, innovations timides… et frustrations persistantes.