Le 12 février 2026, Ember Lab a officialisé la suite de Kena: Bridge of Spirits lors de l’ouverture surprise du PlayStation State of Play. Le jeu, désormais titré Kena: Scars of Kosmora, a été présenté comme un nouveau chapitre plus ambitieux, développé en partenariat avec PlayStation Studios.
La date de sortie, elle, est bien annoncée au sens strict, mais pas au format que beaucoup attendaient: la fenêtre est fixée à 2026, sans jour ni mois communiqués pour l’instant. Autrement dit, on sait quand on y jouera, mais pas encore à quel moment précis dans l’année.
Cette annonce suffit cependant à relancer l’une des licences les plus attachantes de ces dernières années. Le premier opus, sorti en septembre 2021, avait réussi un coup rare: séduire à la fois pour sa direction artistique et pour son identité de jeu d’action aventure à la fois accessible et exigeant, tout en installant Ember Lab comme un studio à surveiller.
Une sortie confirmée en 2026 sur PS5 et PC
Ember Lab et son partenaire ont confirmé une sortie en 2026 sur PlayStation 5 et sur PC, via Steam et l’Epic Games Store. Sur ce point, l’information est nette: les plateformes sont annoncées, la période aussi, et le périmètre est clair.
En revanche, aucune date précise n’a été communiquée à ce stade. Entre une sortie de début d’année, une fenêtre estivale ou un positionnement en fin de calendrier, il n’y a pas d’indication officielle permettant de trancher. On reste donc sur une promesse volontairement large, qui laisse entendre que le projet est suffisamment avancé pour afficher une année, tout en gardant une marge de manœuvre.
Un nouveau titre, une suite directe
Si beaucoup l’appellent déjà par facilité “Kena 2”, le jeu porte un nom complet: Kena: Scars of Kosmora. Le choix du sous-titre n’est pas décoratif. Il annonce un récit centré sur les cicatrices du passé, la mémoire et la transmission, des thèmes qui prolongent l’ADN émotionnel du premier épisode tout en promettant une tonalité plus marquée.
Autre détail qui compte: Ember Lab développe cette fois en partenariat avec PlayStation Studios. Pour un studio révélé au grand public avec un jeu qui avait déjà une forte personnalité, cette association laisse entrevoir une production plus structurée, potentiellement avec davantage de moyens. Disons-le simplement: c’est le genre de coup de boost qui peut faire passer une formule adorable à une aventure plus dense, sans perdre son âme, du moins on l’espère avec une prudence de rigueur.
Kosmora: une île mystérieuse
L’histoire se déroulera sur une nouvelle zone centrale, l’île de Kosmora. Kena y apparaît plus âgée que dans le premier jeu, et surtout présentée comme une guide spirituelle renommée. Ce repositionnement est intéressant, car il change la lecture du personnage: moins “initiée” en devenir, plus figure déjà installée, observée et attendue.
Le début du jeu met aussi en place un symbole fort: Kena perd son bâton iconique lors d’une confrontation contre un esprit puissant. Sur le papier, c’est un moyen efficace de rebattre les cartes. On retire à l’héroïne son outil le plus identitaire, et on oblige la suite à reconstruire son équilibre, mécaniquement comme narrativement. Il y a là quelque chose de plus rugueux, qui colle bien à l’idée de “cicatrices”.
Un système de combat annoncé plus exigeant
Côté gameplay, l’évolution la plus mise en avant concerne des affrontements annoncés plus exigeants, avec une profondeur stratégique renforcée. Le premier Kena savait déjà être nerveux dès qu’on montait la difficulté, mais Scars of Kosmora semble vouloir assumer davantage ce registre, en donnant plus d’outils et plus de décisions à prendre en plein combat.
Ce virage stratégique s’appuiera notamment sur de nouveaux systèmes liés aux éléments. Les pouvoirs élémentaires et les infusions d’éléments ne sont pas présentés comme un simple bonus visuel: ils deviennent centraux pour franchir certains affrontements. L’idée, c’est moins de taper plus fort que de taper plus juste, au bon moment, avec la bonne combinaison.
- Pouvoirs élémentaires et infusions, pensés pour enrichir les options offensives et défensives
- Compagnons spirituels qui évoluent dans le temps et débloquent de nouvelles aptitudes
- Combats de boss plus imposants, avec des capacités spéciales qui obligent à s’adapter
- Système d’alchimie inédit, annoncé comme un nouvel axe de progression et de préparation
Alchimie et compagnons
L’arrivée d’un système d’alchimie inédit intrigue forcément. Sans entrer dans des détails non communiqués, l’annonce seule suffit à donner une direction: on ne sera plus seulement dans une montée en puissance classique, mais dans une logique de préparation, de combinaison et de choix. Si l’alchimie est bien intégrée, elle peut apporter ce petit plaisir très “geek”: optimiser sans transformer le jeu en tableur.
Les compagnons spirituels prennent aussi une place plus structurante, puisqu’ils sont décrits comme des esprits élémentaires capables d’évoluer et d’ouvrir de nouvelles aptitudes. Là encore, la promesse est claire: ces alliés ne seront pas juste mignons ou narratifs, mais au cœur des solutions en combat. Une bonne nouvelle pour ceux qui aiment quand le jeu récompense la maîtrise plutôt que la simple montée de niveau.
En attendant une date plus précise que ce 2026 officiel, Kena: Scars of Kosmora se présente comme une suite qui assume le changement: une héroïne plus affirmée, un décor inédit, des thématiques plus marquées, et un gameplay qui veut gagner en densité. La fenêtre est posée, le cadre est clair, et il ne manque plus qu’un calendrier exact pour que l’attente devienne vraiment mesurable, semaine après semaine.