Cinema Paradiso arrive dans le catalogue Paramount+ à partir du 1er février 2026, avec cette promesse rare qui traverse les générations: retrouver un film dont la réputation précède souvent la première scène. Réalisé par Giuseppe Tornatore et sorti en 1988, ce classique italien rejoint une grille de nouveautés de février où l’on croise aussi des titres d’un tout autre ton, comme Us de Jordan Peele, disponible le même jour.
Ce qui rend l’arrivée de Cinema Paradiso particulièrement savoureuse, c’est son statut de film-événement sans être un “événement marketing”. La disponibilité au streaming est annoncée au 1er février 2026, alors même que certaines previews récentes de janvier liées à Paramount+ n’auraient pas mis en avant ces deux films. Un rappel utile: sur les plateformes, les grandes histoires se glissent parfois entre deux têtes d’affiche.
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Dans ce lot du 1er février, l’opposition est presque comique à observer: d’un côté une ode à la nostalgie et au cinéma, de l’autre un cauchemar contemporain signé Peele. Deux films, deux époques, deux humeurs, et pourtant un point commun évident: une empreinte critique solide qui donne envie de (re)lancer la lecture sans trop réfléchir.
Cinema Paradiso, le film qui parle du cinéma sans faire la leçon
Cinema Paradiso suit Salvatore Di Vita, un garçon du village sicilien en temps de guerre, qui découvre le cinéma local, le Cinema Paradiso. Très vite, la salle n’est plus seulement un bâtiment: c’est un refuge, un point de rendez-vous, un endroit où l’on apprend à regarder le monde autrement. Dans cette initiation, l’ombre bienveillante du projectionniste Alfredo (interprété par Philippe Noiret) pèse lourd, parce qu’il transmet la passion sans la déguiser.
Le récit accompagne ensuite Salvatore en grandissant. On le voit tomber amoureux, notamment via le personnage incarné par Agnese Nano, puis reprendre le poste de projectionniste. Alfredo, lui, pousse Salvatore à quitter la ville pour le cinéma, au sens large, comme horizon. Il y a quelque chose de tendrement cruel dans cette idée: aimer un lieu au point de devoir s’en éloigner pour devenir soi.
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Une nostalgie qui fonctionne aussi sur mobile
On parle souvent de “film nostalgique” comme d’une étiquette facile. Ici, la nostalgie est plutôt un moteur narratif, assumé comme thème central: l’œuvre est décrite comme une histoire sur la nostalgie et le cinéma. Et c’est précisément ce qui peut frapper, même en streaming, même sur un écran de poche, même au milieu d’un mois chargé.
Ce qui compte, c’est la façon dont le film relie des choses très simples à des souvenirs durables: un village, une salle, un métier, une transmission. On sent que la passion n’est pas décorative, qu’elle façonne des trajectoires. Pour un public geek, habitué à des œuvres qui parlent aussi de communautés et de rituels, l’idée d’un “lieu de culte” culturel, version cinéma de quartier, a un goût familier.
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- Le village sicilien comme décor vivant, pas comme carte postale.
- La relation Salvatore-Alfredo comme cœur émotionnel et moteur d’apprentissage.
- Le cinéma comme rituel collectif, au-delà du simple écran.
- Le départ comme prix à payer quand une passion devient vocation.
Un statut critique rare pour un film de 1988
La réception critique de Cinema Paradiso reste impressionnante. Le film affiche 90% côté critiques avec la mention “certified fresh”, et 96% côté audience sur Rotten Tomatoes. Le consensus cité le présente comme une ode à la vitalité de la jeunesse, à la nostalgie et au cinéma, ce qui résume assez bien la promesse: toucher à l’universel sans perdre ses détails.
Au-delà des pourcentages, le film est également cité comme l’un des plus grands de tous les temps et comme un catalyseur de revitalisation du cinéma italien. C’est le genre d’aura qui crée une attente particulière: on ne lance pas seulement un film “bien noté”, on ouvre une pièce de patrimoine pop et culturel. Et ça, mine de rien, sur une plateforme, c’est une sensation assez rare.
Le même jour, Paramount+ ajoute aussi Us, la claque horrifique de Jordan Peele
Le 1er février 2026, Paramount+ accueille également Us, film d’horreur écrit et réalisé par Jordan Peele, sorti en 2019. Le pitch est tranchant: Adelaide Wilson (jouée par Lupita Nyong’o) rencontre enfant son double, puis, adulte, lors de vacances avec sa famille et des amis, tous sont attaqués par leurs propres doubles. Peele s’appuie sur une idée simple, presque “jeu vidéo” dans l’esprit, pour déclencher une mécanique de malaise qui colle à la peau.
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Le casting rassemble notamment Winston Duke, Shahadi Wright Joseph, Evan Alex, Elisabeth Moss, Tim Heidecker, ainsi que Yahya Abdul-Mateen II. Le film s’inscrit dans le sillage de Get Out, sans se contenter d’en être une variation. Là où Cinema Paradiso réchauffe, Us serre la gorge, et l’algorithme n’a même pas besoin de choisir: le catalogue pose les deux sur la table.
Deux films, deux tonalités, une même logique de “must-watch”
Les chiffres donnent une indication claire sur l’attrait de Us: il affiche 93% sur Rotten Tomatoes, souvent cité parmi les meilleurs films d’horreur de Jordan Peele. Dans le même temps, Cinema Paradiso atteint des scores qui frôlent l’unanimité côté public. L’ensemble dessine un curieux programme du 1er février: un film qui parle d’amour du cinéma, et un autre qui transforme le quotidien en terrain hostile.
Paramount+ indique aussi, dans cette vague d’ajouts, un focus horreur incluant Vampire in Brooklyn et Run, pendant que février déroule ailleurs d’autres sorties, comme The Reader le 2 février ou 68 Kill le 4 février, sans lien direct avec ce duo. Mais la collision entre ces deux titres reste le petit événement éditorial du mois: un confort et une secousse, le même jour, dans la même application.
Reste un détail qui intrigue: certaines communications de janvier autour de Paramount+ auraient mis en avant d’autres rendez-vous, comme les Grammy Awards le 1er février 2026, sans mentionner explicitement Cinema Paradiso ou Us. Dans la pratique, cela n’enlève rien à l’essentiel: le calendrier indique bien leur arrivée au catalogue à cette date. Et pour celles et ceux qui aiment autant les chefs-d’œuvre à l’ancienne que l’horreur moderne quand elle est tenue, cette cohabitation a tout d’une soirée parfaitement bimodale.