Le 20 février 2026, Sony Pictures Animation a lancé officiellement le développement d’un long-métrage d’animation centré sur Venom, l’anti-héros Marvel. L’information marque un virage net après la trilogie live-action, présentée comme bouclée avec Venom: The Last Dance.
Le projet n’en est qu’à ses premiers pas, avec l’ouverture d’une writers’ room et, à ce stade, aucun scénariste attitré. Autrement dit, on parle d’une annonce solide, mais d’un film encore en phase de construction, où beaucoup de décisions restent à prendre.
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Ce changement de terrain, du réel vers le dessin, s’inscrit dans une logique simple côté Sony : capitaliser sur l’élan des succès à la Spider-Verse et ouvrir des portes que le live-action ne franchit pas toujours. Pour Venom, créature de contrastes et de chaos contrôlé, l’animation peut devenir un terrain de jeu presque idéal.
Une annonce officielle
Le point le plus concret est là : le film existe, au sens où il est entré en développement chez Sony Pictures Animation. L’annonce date du 20 février 2026 et a été relayée comme une information officielle, ce qui change tout par rapport aux rumeurs qui circulent souvent trop vite dès qu’un symbiote tousse dans un coin.
En revanche, le calendrier reste flou, et c’est logique. La production en animation prend du temps, et le projet est décrit comme étant au tout début de son parcours, avec une salle d’écriture en place mais sans plume principale annoncée. Dans les faits, cela signifie que le film commence par se chercher, se cadrer, se définir, et que la moindre promesse de date serait prématurée.
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Qui est aux commandes du prochain film Venom ?
La réalisation est confiée à Zach Lipovsky et Adam B. Stein, un duo déjà associé, notamment à Final Destination: Bloodlines. Leur présence donne un indice sur l’intention générale : Venom n’est pas un personnage tiède, et il faut une mise en scène capable d’épouser le rythme, la tension, et l’énergie brute sans perdre la lisibilité.
À la production, on retrouve Amy Pascal, Avi Arad et Matt Tolmach. Là encore, le message est clair : ce n’est pas un petit projet annexe lancé pour “voir”. Ce trio de producteurs installe le film dans une continuité industrielle solide, avec une volonté de structurer la franchise, même si l’animation change la grammaire visuelle.
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Tom Hardy attendu
Autre élément qui aimante l’attention : Tom Hardy est attendu sur le projet, mais sans rôle précisé. Le scénario le plus évident serait un retour en doublage d’Eddie Brock, car sa voix est devenue indissociable de cette incarnation du personnage dans l’esprit du public.
Mais l’information laisse aussi la porte ouverte à une implication différente, par exemple en tant que producteur. À ce stade, le film étant encore en chantier, le flou n’a rien d’alarmant. Il raconte juste une réalité de développement : on sécurise des intentions, puis on verrouille les contrats et les fonctions au moment où l’histoire et la direction artistique commencent à tenir debout. Une attente raisonnable, donc, plutôt qu’une promesse.
Pourquoi l’animation change la donne pour Venom ?
Le contexte pèse lourd dans cette décision : la franchise live-action a désormais une conclusion officielle avec Venom: The Last Dance. Passer à l’animation permet de relancer l’élan sans donner l’impression de répéter la même formule, ni de forcer une suite “par réflexe”.
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Et surtout, l’animation est un accélérateur de liberté. Pour un personnage comme Venom, dont la matière même repose sur la transformation, la vitesse, la déformation et l’excès, l’animation peut offrir une mise en scène plus expressive, plus graphique, plus radicale, parfois plus audacieuse que le cadre du tournage classique. C’est aussi un moyen d’explorer d’autres tonalités sans devoir tout justifier par des contraintes de plateau.
- Amplifier les transformations et les mouvements du symbiote avec une lisibilité accrue.
- Varier les styles visuels et les ambiances, sans rester prisonnier d’un réalisme constant.
- Réinventer le rythme et l’énergie d’action, dans une cadence plus proche du comic.
- Installer un nouveau chapitre de franchise sans effacer l’héritage du live-action.
Un horizon lointain
Le point qui refroidira les plus pressés est aussi le plus honnête : aucune date de sortie n’est confirmée. Mieux, les informations de développement évoquent une attente longue, avec l’idée d’un film pas avant plusieurs années, potentiellement après 2029, compte tenu des délais propres à l’animation.
Ce n’est pas un “retard”, c’est simplement le rythme normal d’un long-métrage animé, surtout lorsqu’il démarre sans scénario verrouillé. Entre l’écriture, la préproduction, la fabrication des plans et la postproduction, le temps s’étire vite. Le projet semble donc se construire pour durer, avec une ambition de film événement plutôt qu’un produit lâché à la va-vite.
Pour l’instant, le futur film d’animation Venom ressemble à une promesse posée sur la table, avec des noms, une intention, et un cadre de production cohérent, mais sans détails narratifs. L’idée d’un Venom qui se réinvente en animation a quelque chose de naturellement excitant, parce qu’elle ouvre des possibles sans renier ce qui a déjà été fait. Reste à voir comment l’équipe transformera cette annonce en vision, puis en images, au rythme patient d’une production qui ne se laissera pas presser.