Planètes arrive au cinéma en France le 11 mars 2026 avec une promesse rare pour un film d’animation de science-fiction : faire tenir l’immensité du cosmos dans le destin minuscule de quatre graines. Réalisé par Momoko Seto, ingénieure de recherche au CNRS, ce long-métrage de 1h15 à 1h16 selon les programmes, est distribué par Gebeka Films et conseillé à partir de 8 ans.
Le point de départ est net, presque brutal. La Terre est détruite par des explosions nucléaires, et quatre akènes de pissenlit, Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, se retrouvent projetés dans le cosmos. Leur odyssée les mène à s’échouer sur une planète inconnue, où il faut trouver un sol propice à la survie de leur espèce en affrontant éléments, faune, flore et climat. C’est simple sur le papier, et pourtant ça ouvre un vertige calme : celui d’une vie microscopique confrontée à l’infini.
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Une odyssée minuscule pour raconter un monde immense
Le synopsis de Planètes a ce pouvoir immédiat de déplacer notre regard. Ici, pas de héros bardé d’armure, pas de conquête galactique, pas d’équipage qui échange des punchlines dans un cockpit. On suit quatre akènes de pissenlit, ces graines légères comme un souffle, qui deviennent malgré elles des rescapées d’un cataclysme. Le film place la survie là où on ne l’attend pas, dans un presque-rien.
Sur la planète où elles s’échouent, l’enjeu n’est pas de vaincre un boss final, mais de tenir bon face à ce qui, d’ordinaire, compose un décor. Climat, faune, flore, éléments : tout devient un adversaire potentiel, ou un allié inattendu, avec cette sensation étrange que l’aventure se joue au ras du sol. Le récit, tel qu’il est présenté, reste ancré dans une quête très concrète : trouver un sol propice et permettre la continuité d’une espèce, même réduite à quatre graines.
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Momoko Seto, un premier long-métrage de fiction
La réalisatrice, Momoko Seto, n’arrive pas dans ce projet avec un profil standard de “cinéaste d’animation” tel qu’on l’imagine. Elle est ingénieure de recherche au CNRS, et Planètes est présenté comme son premier long-métrage de fiction. Cette donnée seule suffit à créer une attente particulière : celle d’un regard qui mêle sens de l’image et curiosité méthodique.
Sans surinterpréter ce que le film “fait” exactement, on peut dire que ce point de départ donne une couleur au projet. Le choix des protagonistes, l’attention potentielle au vivant, la manière d’affronter un environnement hostile plutôt que de le dominer, tout cela s’accorde avec une approche où l’observation et la précision comptent. Et c’est peut-être ce qui rend l’ensemble touchant : l’odyssée n’a pas besoin de grandiloquence pour porter une idée de résilience dans un univers post-catastrophe.
Une sortie, entre Cannes et le rendez-vous en salles
Le calendrier du film est déjà bien identifié. Planètes a été présenté à la Semaine de la Critique à Cannes 2025, et c’est une vitrine qui compte pour un film d’animation de science-fiction, surtout lorsqu’il ne repose ni sur des stars en prise de vues réelles, ni sur une saga déjà installée. Cette présentation en clôture lui donne un marqueur clair dans l’agenda cinéma.
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Côté sortie, la date à retenir est le 11 mars 2026 pour la France, même si une variation au 10 mars 2026 circule selon certains programmes. Dans le même esprit, la durée est annoncée à 1h15 ou 1h16, des écarts minimes mais qui rappellent qu’il s’agit d’une œuvre en circulation, déjà listée par plusieurs circuits. Une avant-première est également annoncée le 7 mars 2026 à Suresnes, au Cinéma Capitole : un rendez-vous qui peut compter pour celles et ceux qui aiment découvrir un film avant sa vague nationale.
Un film d’animation accessible dès 8 ans
Le film est recommandé à partir de 8 ans, ce qui dit beaucoup de sa cible sans enfermer son propos. Parce que le pitch, lui, n’a rien d’un conte rassurant : la destruction de la Terre par des explosions nucléaires pose un décor post-apocalyptique frontal. La différence, c’est l’angle. On ne suit pas des survivants humains, mais quatre fragments de vivant, porteurs d’un futur possible.
Dans cette configuration, l’animation permet souvent d’aborder des thèmes lourds avec une distance juste, sans les édulcorer. La quête d’un sol propice, l’adaptation au climat, la confrontation à la faune et à la flore d’un monde inconnu, tout cela peut se lire à plusieurs niveaux. Les plus jeunes peuvent y voir une aventure de survie, les autres une fable sur la fragilité du vivant et la part d’espoir qu’on s’obstine à protéger.
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- À retenir : une durée courte pour un récit dense, autour de 1h15.
- Public : recommandé dès 8 ans, mais porté par un thème post-nucléaire assumé.
- Genre : animation et science-fiction, avec une quête de survie très concrète.
- Sortie : en salles le 11 mars 2026 en France, avec une date parfois annoncée au 10 mars.
Gebeka Films à la distribution
Gebeka Films assure la distribution de Planètes, un repère utile pour situer le film dans le paysage de l’animation en salles. La circulation du titre est déjà visible via plusieurs plateformes et programmations, et certaines salles le classent avec des mentions comme Jeune public et même Films verts, signalétique qui attire l’œil quand on scrute une séance sur mobile.
Sans prêter au film des intentions qui ne sont pas explicitement données, cette catégorisation accompagne bien le sujet : un récit de survie du vivant, après une catastrophe d’origine humaine, porté par des protagonistes végétaux. Ce sont des mots qui orientent une attente, et qui peuvent compter pour un public geek aussi, celui qui aime quand la science-fiction ne se contente pas de peindre des néons, mais s’intéresse à ce qui pousse, à ce qui résiste, à ce qui tente de recommencer.
Avec Planètes, l’animation française et belge s’offre en 2026 un objet singulier, à la fois accessible et dépaysant, ancré dans un synopsis limpide mais ouvert sur des images qu’on devine plus vastes que ses 75 minutes. Entre la trace de Cannes, une sortie nationale bien identifiée et une promesse de voyage au ras du vivant, le film a tout pour s’installer comme une proposition à part dans les séances de mars.