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Gambonanza : les fans d’échecs vont adorer ce roguelike dingue

6 min de lecture
gambonanza

© Blukulélé / Sidekick Publishing / Stray Fawn Publishing

Gambonanza s’est imposé dans le radar des joueurs avec une promesse simple et redoutablement accrocheuse : transformer les échecs en un roguelike au tour par tour, pensé pour des runs courts et une rejouabilité agressive. Le projet est porté par Paul Giovannini au sein de Blukulélé Studio, avec un partenariat mondial de co-édition entre Stray Fawn et Sidekick Publishing, pendant que les ports mobiles sont supervisés par l’agence numérique Ateo.

La bande-annonce publiée en mars 2025 a dépassé 560 000 vues, et le jeu reste très visible depuis, notamment via des contenus publiés en février-mars 2026. À l’heure actuelle, une démo gratuite et une phase de test publique sont accessibles sur Steam, tandis que les précommandes sont ouvertes sur App Store et Play Store. La sortie complète est annoncée plus tard en 2026 sur PC et mobile, avec une présence en démo durant le Steam Next Fest.

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Sur le papier, l’idée peut sembler familière, mais la mise en scène et le rythme donnent à Gambonanza une énergie particulière, presque foraine. On est sur du pixel art rétro, des menus qui assument le clin d’oeil, et une sensation de partie qui peut basculer en quelques coups. Pour les fans d’échecs, c’est moins une refonte totale qu’un jeu qui s’amuse à tordre les règles sans perdre la lisibilité tactique.

Un roguelike d’échecs

Le coeur du concept, c’est une petite révolution dans l’objectif : ici, il ne s’agit pas de mettre le roi échec et mat. Dans Gambonanza, on gagne en capturant toutes les pièces adverses, sur un plateau plus petit qu’un échiquier standard 8×8. Ce détail change la lecture des échanges, parce que la valeur d’une pièce et la pression exercée ne se résument plus à la sécurité du roi.

Ce format compact sert aussi le rythme roguelike. Les parties sont décrites comme courtes et procédurales, avec l’idée de multiplier les tentatives plutôt que de s’installer dans une longue partie classique. Le résultat, c’est une tension plus immédiate, et un style de décision qui peut devenir nerveux sans être confus, du moins dans l’intention affichée.

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Les Gambits, plus de 150 façons de trafiquer les règles

La grande couche de variabilité vient des Gambits, présentés comme l’équivalent de Jokers capables de modifier les règles et de créer des combos. Il en existe plus de 150, ce qui donne une marge énorme pour construire des synergies, ou au contraire se retrouver avec une combinaison étrange qu’il faudra dompter sur le moment.

Le jeu fonctionne aussi sur une logique de gains réinvestis : les récompenses obtenues pendant une run peuvent être injectées dans des améliorations et dans ces fameux Gambits, ce qui nourrit l’envie de relancer une partie. On reconnaît une influence assumée : Gambonanza s’inspire de Balatro pour sa structure et son esthétique. L’objectif annoncé, néanmoins, est de rester plus clair tactiquement que d’autres variantes, en revendiquant une différence avec Shotgun King sur ce point précis.

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Réserve de pièces et plateau modulable

Là où l’échiquier classique est un théâtre fixe, Gambonanza ajoute une couche de contrôle : une réserve dynamique de pièces hors plateau permet un déploiement stratégique. Cette idée, très jeu de stratégie moderne, change la manière de planifier. On ne joue plus seulement ce qu’on a sur la grille, on gère aussi le timing et l’opportunité d’introduire des forces.

Le plateau, lui, peut être amélioré via des éléments comme des cases dorées, des bénédictions et des protections. Ce vocabulaire est moins “club d’échecs” et plus “arcade”, et c’est justement ce qui fait le sel de l’expérience. On obtient une sensation malicieusement hybride : l’ossature reste celle des échecs, mais l’écosystème ressemble à un roguelike qui récompense l’audace autant que la prudence.

  • Objectif : capturer toutes les pièces adverses plutôt que mater le roi.
  • Variété : plus de 150 Gambits pour changer les règles et créer des combos.
  • Gestion : réserve de pièces hors plateau pour décider quand et quoi déployer.
  • Terrain : améliorations de cases et effets comme bénédictions et protections.
  • Rythme : runs procéduraux courts, pensés pour être relancés souvent.

Boss, mini-jeux et risque d’effondrement

L’ambiance “fête foraine” ne se limite pas au pixel art : Gambonanza intègre des mini-jeux comme le pachinko, des machines à sous et du Gachapon pour obtenir des boosts. Dit comme ça, on pourrait craindre le gadget, mais l’intérêt est ailleurs : injecter de l’imprévu dans un cadre tactique, et créer des respirations entre deux séquences de calcul.

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Le jeu ajoute aussi des combats contre des boss, et surtout une contrainte qui sonne comme une menace permanente : le plateau peut s’effondrer si trop de coups sont gaspillés. Cette mécanique change la psychologie de la partie. Même avec un bon plan, traîner devient un risque. On n’est plus dans l’élégance d’une finale, on est dans une course où chaque mouvement doit justifier son coût.

Démo Steam déjà dispo

La démo gratuite et la phase de test publique sur Steam permettent de se faire une idée concrète du projet, et c’est aussi là que les retours ont commencé à peser. Des critiques datées de février 2026 pointent un tutoriel trop long, des boîtes de dialogue non sautables et une performance lente. Ce sont des reproches très “terrain”, moins liés au concept qu’au confort, et qui comptent énormément sur mobile comme sur PC.

À ce stade, l’intérêt est qu’on parle d’un jeu en test, donc d’une matière qui évolue. On sait aussi que les ports mobiles sont encadrés par Ateo, ce qui indique une attention spécifique à cette déclinaison. Et côté édition, la co-PDG de Sidekick Publishing, Jasmin Oestreicher, met en avant un partenariat bâti sur des collaborations passées, avec un engagement annoncé envers la vision de Paul Giovannini.

Gambonanza avance donc avec une identité déjà très lisible : un roguelike d’échecs qui accélère le tempo, multiplie les leviers de modification des règles et assume une esthétique de casino en pixel art. Si les ajustements de rythme et d’ergonomie suivent, surtout autour du tutoriel et de la fluidité, il a le profil typique de ces jeux qu’on lance “pour une run” et qu’on finit par relancer bien trop souvent, par pur plaisir de voir jusqu’où un nouveau set de Gambits peut emmener une partie.

📝 En résumé

Gambonanza réinvente les échecs en un roguelike au tour par tour addictif, où stratégie geek et combos imprévisibles se mêlent sur un plateau réduit pour capturer toutes les pièces adverses.

  • Plus de 150 gambits transforment les règles pour des combos dévastateurs inspirés de la pop culture des jeux vidéo, avec une réserve dynamique de pièces et des améliorations comme des cases dorées.
  • Des boss épiques, mini-jeux forains tels que pachinko et machines à sous, plus un risque d'effondrement du plateau ajoutent tension et rejouabilité procédurale.
  • Disponible en démo gratuite sur Steam avec playtest public, précommandes mobiles et sortie complète prévue en 2026 sur PC et smartphones.
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Photo de Augustin Pointillart

Augustin Pointillart

Rédacteur / Pro Gamer
Salut les Geeks, je m'appelle Augustin et je suis un rédacteur passionné de WoG. L'univers des jeux vidéos et des mangas à bercer toute ma vie, et aujourd'hui j'essaye de vous faire partager ma passion à travers mes articles.
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