Hell is Us

Hell is Us : le jeu d’action-aventure de la rentrée

À l’heure où l’univers du jeu vidéo regorge de formules calibrées, Hell is Us surprend par son ambition : offrir une aventure haletante où exploration, réflexion et affrontements se conjuguent pour une expérience radicalement immersive.

Développé par Rogue Factor et édité par Nacon, ce titre sortira le 4 septembre 2025 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series. Attendu depuis sa première présentation lors du State of Play 2024, il intrigue par ses inspirations atypiques, ses promesses d’exploration sans concessions et sa direction artistique marquante.

Les infos clés : date, plateforme, studio, équipe

  • Date de sortie officielle : 4 septembre 2025
  • Plateformes : PC (Windows), PS5, Xbox Series X|S
  • Développeur : Rogue Factor
  • Éditeur : Nacon
  • Directeur créatif : Jonathan Jacques-Belletête
  • Genre : Action-aventure à la troisième personne, solo
  • Version française : Intégralement doublée en français
  • Site officiel : hell-is-us.com

Synopsis : au cœur d’un pays ravagé

Hell is Us place le joueur dans la peau de Rémi, ancien soldat de la paix des Nations Unies qui déserte pour enquêter sur son passé dans le pays fictif de Hadea. Ce territoire, inspiré par l’esthétique d’une Europe de l’Est en pleine guerre civile dans les années 90, est ravagé par un conflit fratricide doublé d’une Calamité surnaturelle.

La région est infestée par des créatures mystérieuses (baptisées « Hollow Walkers »), apparues suite à un phénomène inexpliqué qui a bouleversé les lois du réel. Atteint par la guerre et l’horreur, Rémi va devoir percer les secrets de ses origines tout en affrontant l’effondrement de la société et une nature devenue hostile. Le jeu promet une ambiance sombre, mature et tourmentée, bien loin des épopées plus traditionnelles.

Un gameplay centré sur l’exploration et la réflexion

L’un des choix majeurs de Hell is Us réside dans son approche du monde : le studio a voulu recréer l’excitation de la découverte à l’ancienne. Ici, pas de mini-carte, ni de marqueur d’objectif, ni de journal de quêtes : tout passe par l’observation, l’intuition et l’écoute des dialogues. Les développeurs revendiquent l’influence des premiers Zelda, où chaque joueur choisit son itinéraire et s’invente sa propre façon d’explorer.

Les indices sont glissés dans les conversations, dans le level design, dans des traces laissées par l’environnement, invitant à observer, déduire et parfois se perdre pour mieux comprendre le monde. L’objectif : créer une expérience organique, où chaque secret déniché est un vrai accomplissement personnel.

Le monde de Hadea est qualifié de « semi-ouvert », vaste mais structuré pour favoriser l’exploration active plutôt que le remplissage artificiel. Rémi doit collecter des indices pour retrouver ses parents, interagir avec les rares survivants du pays, et progresser sans balisage excessif. Ce pari restitue une sensation de danger et d’incertitude qui tranche avec le confort habituel des jeux AAA récents.

Des combats exigeants : entre hack’n’slash et souls-like “modéré”

Côté affrontements, Hell is Us ose la voie du corps à corps pur. Oubliez les armes de feu classiques : seul un arsenal d’épées, haches et armes d’hast, aux fonctionnalités technologiques émergentes, peut blesser les ennemis surnaturels.

Chaque catégorie propose ses propres styles, vitesses et capacités spéciales (appelées limbic abilities), accessibles selon la progression et la découverte de glyphes/ressources spécifiques. Le système de combat n’est toutefois pas un pur “souls-like” : le studio promet une difficulté modérée (midcore), évitant la punition excessive mais exigeant de la précision dans la gestion de l’endurance, de la santé et du timing des attaques, esquives ou parades.

Les Hollow Walkers, bestiaire phare du jeu, se déclinent en multiples formes et puissances. Rémi pourra notamment compter sur l’aide de son drone KAPI, un compagnon technologique qui se prête à la gestion des foules et à la création d’ouvertures tactiques durant les combats.

Le drone permet d’étourdir ou de distraire les adversaires, sans pour autant intervenir dans la narration : ici, l’assistance demeure discrète, sans vocalises ou auto-pilotage de la résolution d’énigmes. L’ensemble contribue à un ressenti nerveux, où chaque affrontement avec les monstres surnaturels nécessite analyse et anticipation.

Un univers visuel et sonore singulier

Hell is Us propose une direction artistique forte. Son créateur, Jonathan Jacques-Belletête, signe un univers éclaté, inspiré par des œuvres comme le film Annihilation ou la trilogie littéraire Rempart Sud de Jeff VanderMeer. Les environnements exploitent la lumière, le brouillard, les couleurs délavées et les contrastes pour instiller troublante étrangeté et sentiments d’oppression. Les scories de la guerre se mêlent à la nature mutante et aux artefacts surnaturels pour créer une atmosphère distillée entre l’organique et le technologique.

Côté son, Hell is Us affiche de solides ambitions : le jeu bénéficie d’un doublage complet en français (avec la présence d’acteurs reconnus, dont Elias Toufexis pour la version anglaise). La bande-son, immersive et minimaliste, privilégie la montée en tension progressive, la suggestion et l’émergence, en phase avec le choix d’une interface graphique très réduite à l’écran.

Un jeu anti-golden path, fait pour l’expérimentation ?

Si Hell is Us intrigue autant, c’est parce qu’il brise volontiers plusieurs codes du jeu d’aventure moderne. L’absence d’indicateurs ou de quêtes secondaires balisées, le refus de bercer le joueur de comfort features (tutoriels, objectifs clairs, aides graphiques) et la volonté d’encourager la liberté d’interprétation font figure d’expérience : on explore, on expérimente, on apprend par l’échec ou la prise de risque. Les passionnés de jeu d’auteur se réjouiront, tandis que les amateurs de balisage devront accepter un certain lâcher-prise.

Le studio revendique le modèle du jeu “AA” très soigné et original, assumant sa relative prise de risque à l’heure où la plupart des superproductions misent sur la sécurité du déjà-vu. Avec un univers semi-ouvert, un gameplay hybride et une narration environnementale plutôt que frontale, Hell is Us semble vouloir séduire ceux qui rêvent de renouer avec la découverte émergente, façon jeux des années 90-2000 mais avec la technologie moderne.

Plateformes, éditions et ambitions

Hell is Us sortira simultanément sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S à partir du 4 septembre 2025. Plusieurs éditions sont prévues, dont une version physique deluxe avec steelcase pour collectionneurs.

Coté optimisation, le titre tourne avec l’Unreal Engine et propose des fonctionnalités avancées pour la nouvelle génération, tant au niveau de l’affichage que de l’immersion.
Le jeu s’adresse à un public en quête de challenge, de liberté et d’univers marquants, sans exclure les nouveaux venus appréciant la prise en main accessible.

Notre avis sur le jeu

Si Hell is Us cristallise l’attention, c’est parce qu’il ose conjuguer l’ADN du jeu d’exploration old school et les exigences techniques de 2025. D’un côté, il affiche une structure audacieuse, refusant la solution de facilité. De l’autre, il bénéficie d’un polish graphique, sonore et ergonomique digne des meilleurs jeux d’action-aventure actuels.

Qu’on soit amateur de narration environnementale, d’expériences mystérieuses ou simplement en quête d’une immersion libre, Hell is Us pourrait marquer la rentrée comme l’un des jeux les plus singuliers et attendus de septembre.

En définitive, Hell is Us est pour nous une pépite qui tranche par son audace et propose une alternative notable aux blockbusters guidés.

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Augustin

Passionné d’écriture, de jeux vidéo et de manga depuis sa plus tendre enfance, Augustin a tout de suite été intéressé à l’idée de lancer ce nouveau projet WoG. Grâce à ses expériences passées en tant que rédacteur pour des sites de jeux vidéo, il apporte une vision nouvelle et met tout en œuvre pour offrir gratuitement le meilleur de l’univers geek à notre communauté.

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