Hell Let Loose change de front et plonge désormais ses joueurs au cœur de la guerre du Vietnam, avec un premier gameplay trailer qui pose d’emblée le ton. Jungle étouffante, hélicos qui hurlent dans le ciel, fusées éclairantes qui découpent la nuit et 50 joueurs face à 50 autres sur des cartes immenses : la formule tactique bien connue de la licence prend ici une dimension plus moite, plus confuse, presque claustrophobe.
On retrouve l’ADN du FPS hardcore orienté teamplay, mais transposé dans un conflit où la végétation, les rivières et les tunnels deviennent des armes à part entière. Le trailer ne se contente pas d’aligner les explosions : il met en scène la montée en tension d’une opération, du débarquement en hélico à la prise d’un village noyé dans la fumée, avec un réalisme visuel que l’Unreal Engine 5 pousse clairement un cran plus haut.
Le jeu est attendu en 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series, en stand-alone, sans passer par le jeu de base sorti en 2021. Pour les amateurs de FPS historiques tactiques, ce premier aperçu de Hell Let Loose: Vietnam ressemble à une lettre d’intention limpide : ici, pas de power fantasy, mais une guerre sale, lisible uniquement si l’on communique, qu’on accepte de se perdre dans la jungle et qu’on joue vraiment le collectif.
Un trailer qui donne le ton, entre spectacle et rigueur tactique
Ce premier gameplay trailer démarre comme une démonstration de puissance graphique, puis laisse vite apparaître le cœur du projet : une guerre dure, exigeante, où l’on passe plus de temps à se coordonner qu’à foncer seul en héros. On y voit des escouades progresser prudemment, des commandants donner des ordres pendant qu’un hélico tourne au-dessus d’une zone d’atterrissage instable, et des défenseurs qui exploitent le relief pour briser des assauts entiers.
Les amateurs de FPS plus arcade y verront peut-être une expérience austère, presque intimidante. Pourtant, pour celles et ceux qui apprécient déjà la série, cette orientation a quelque chose de rassurant : Hell Let Loose ne renie pas son identité, il la transpose dans un décor nouveau sans la diluer. On retrouve cette impression familière d’entrer sur un champ de bataille qu’on ne maîtrise jamais totalement, même après des dizaines d’heures.
Et pour ceux qui veulent se faire un avis concret, le trailer officiel est déjà disponible :
Un FPS Vietnam qui mise sur le réalisme et la tension
Le trailer dévoile d’abord ce qui fait la singularité de ce spin-off : des affrontements 50v50 sur des cartes pensées comme de véritables champs de bataille vivants, inspirés de la guerre du Vietnam. On aperçoit des rizières ouvertes, des vallées noyées dans le brouillard, des villages à moitié éventrés et des lignes de jungle si denses qu’on devine à peine la silhouette adverse à quelques mètres.
Visuellement, le recours à Unreal Engine 5 offre un rendu plus fin que sur le Hell Let Loose original : effets de lumière filtrant à travers les feuillages, particules de poussière soulevées par les explosions, flammes qui dévorent la végétation. La mise en scène joue beaucoup sur ces instants suspendus où l’on ne voit presque rien, mais où l’on entend tout, entre rotors d’hélico, tirs perdus au loin et cris d’ordres étouffés.
Côté ton, le trailer reste dans une approche très sobre, sans glorification ni musique rock clin d’œil, là où beaucoup de productions Vietnam dégainent d’emblée la playlist des années 70. Ici, la tension vient surtout de la lisibilité limitée du champ de bataille et de la nécessité de faire confiance à son escouade, en gardant le nez dans la carte et l’oreille sur le canal vocal.
Cartes jungle, deltas et villages, un terrain qui punit les joueurs distraits
Expression Games promet six nouvelles cartes pour le lancement, chacune mixant jungle dense, deltas tortueux et zones dégagées prêtes à devenir des couloirs de tir mortels. Dans le trailer, on distingue des combats dans des lits de rivière étroits, des traversées de clairières qui ressemblent davantage à des exécutions à ciel ouvert qu’à des promenades tactiques, et des assauts de nuit dans des hameaux à moitié noyés sous la fumée des incendies.
L’environnement ne sert pas seulement de décor, il devient une mécanique à part entière : la végétation masque la progression, mais bloque aussi les lignes de vue des snipers, tandis que les deltas et chenaux obligent à revoir les trajectoires classiques d’attaque frontale. On sent une volonté de faire du terrain un protagoniste du gameplay, à la manière de certains passages oppressants du film de guerre, mais en version jouable.
Pour ceux qui viennent du Hell Let Loose d’origine, le changement de climat et de relief devrait bousculer les automatismes, notamment dans la façon de tenir une ligne ou de repérer une menace à distance. Le trailer met bien en avant cette bascule : on n’est plus sur des bocages lisibles, mais sur une guerre où tout peut surgir d’un buisson, d’un talus ou de l’autre côté d’une berge, sans prévenir.
Hélicoptères, patrouilleurs et tunnels, le triptyque qui change tout
La grande nouveauté qui attire immédiatement l’œil dans le gameplay trailer, ce sont les hélicoptères pleinement jouables. On les voit déposer des escouades au ras de la cime des arbres, couvrir une progression avec un feu nourri, voire servir de plate-forme de roquettes dans des attaques coordonnées contre des positions retranchées.
Ces aerial units ne servent pas uniquement à impressionner : elles prennent en charge le transport de troupes, l’acheminement de ravitaillement, le soutien feu et la reconnaissance. Dans un jeu où la logistique compte autant que le frag pur, disposer d’hélicos tenus par des joueurs sérieux peut retourner une partie qui semblait perdue.
Côté eau, le trailer met aussi en avant des patrol boats comme l’iconique PBR américain, lourdement armé, idéal pour remonter un fleuve en couvrant les rives. On aperçoit des échanges de tirs entre embarcations et des embuscades depuis la végétation riveraine, ce qui laisse imaginer des engagements où chaque méandre devient un piège potentiel.
Face à cette puissance de feu américaine, l’autre grande mécanique présentée tient dans les tunnels construits par les forces nord-vietnamiennes. Ces réseaux souterrains permettent des déplacements discrets, des sorties imprévisibles derrière les lignes ennemies et une guerre d’attrition où l’on ne sait jamais vraiment si un secteur est sécurisé ou non.
- Hélicoptères jouables pour le transport, le soutien et la reconnaissance
- Patrouilleurs fluviaux armés pour contrôler deltas et rivières
- Réseaux de tunnels permettant aux NVA de surgir là où on les attend le moins
- Combats coordonnés au sol, dans les airs et sur l’eau pour un champ de bataille cohérent
Un stand-alone pensé pour les vétérans comme pour les nouveaux joueurs
Hell Let Loose: Vietnam n’est pas un simple DLC, mais un jeu indépendant qui reprend les fondations du FPS original tout en ajustant ses systèmes à ce nouveau théâtre d’opérations. Les vétérans retrouveront le principe d’escouades, de rôles complémentaires, de commandement et de lignes de ravitaillement, mais avec une méta repensée pour une guerre asymétrique, plus verticale et plus labyrinthique.
Pour les nouveaux venus, ce stand-alone fait office de porte d’entrée naturelle : on repart d’une page blanche côté front, sans devoir rattraper plusieurs années de méta sur les cartes de la Seconde Guerre mondiale. Le trailer insiste d’ailleurs sur la lisibilité des rôles et la mise en valeur du teamwork, avec des plans où chaque joueur semble occuper une fonction claire dans l’assaut en cours.
L’éditeur Team17 et le studio Expression Games rappellent par ailleurs que le jeu de base continuera d’être suivi en parallèle. De quoi rassurer la communauté existante tout en ouvrant une nouvelle branche de la licence, plus tropicale mais tout aussi brutale, qui pourrait attirer un autre pan du public friand de réalisme historique.
Le lancement est prévu en 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series, avec la promesse d’un suivi et de phases de test avant la sortie pour ajuster l’équilibrage. On se retrouve donc face à un projet qui vise clairement la durée, avec une base commune stable et un terrain d’expérimentation riche pour les prochains mois.
Vu d’ici, on a le sentiment que ce Vietnam-là pourrait bien devenir le terrain de jeu favori de celles et ceux qui aiment les FPS où chaque mètre gagné a un coût, en temps, en sueur et en communication vocale. Si la version finale tient les promesses de ce premier aperçu, les nuits à crapahuter dans la jungle avec un squad de confiance risquent de devenir une nouvelle habitude dans le calendrier des joueurs tactiques.
