Le cinéma de genre s’enrichit demain d’une œuvre intrigante avec l’arrivée sur grand écran de Him, l’un des films d’horreur les plus discutés de l’automne. Réalisé par Justin Tipping, le long métrage s’invite dans les salles françaises le 12 novembre 2025 après avoir secoué la critique outre-Atlantique.
G.O.A.T. de son nom original mêle codes classiques de l’horreur psychologique et des questionnements très actuels, le tout parsemé de références à la pop culture américaine. Que faut-il vraiment en attendre ? Éclairage journalistique sur un objet qui promet d’alimenter discussions et analyses.
Un croisement entre sport, identité et malaise
Dès son synopsis, Him surprend : le récit met en scène Cameron Cade, quarterback adulé, invité à un entraînement privé avec sa star de toujours. De prime abord, le décor rappelle les hymnes sportifs hollywoodiens.
Pourtant, très vite, le film bifurque vers une spirale d’épreuves mystérieuses, à la lisière du cauchemar. Il interroge l’impact du culte du sport sur l’identité masculine, la pression sociale et la quête de soi à travers un prisme horrifique qui déroute autant qu’il fascine.
Une mise en scène audacieuse et sensorielle
La réalisation de Justin Tipping privilégie une atmosphère lourde, jouant sur les ambiances oppressantes et les silences angoissants. Plutôt qu’un enchaînement de sursauts faciles, « Him » cultive un malaise qui s’enracine dans le psychisme du personnage principal, porté par une photographie travaillée et des couleurs saturées.
Certaines scènes flirtent avec un cinéma d’auteur, où chaque cadre suggère plus qu’il ne montre, invitant le spectateur à décrypter les non-dits et à se confronter à ses propres peurs.
Un propos diviseur et ouvert
La réception de Him est portée par son ambition, mais aussi son audace narrative. Si certains saluent la dimension artistique et la volonté de transcender le genre, d’autres regrettent que le récit reste parfois opaque ou trop lent.
Cette nervosité partagée souligne la difficulté d’un film qui refuse les conventions habituelles et s’adresse à un public prêt à accueillir une expérience sensorielle atypique, entre thriller et conte moderne.
Une performance centrale remarquée
Marlon Wayans incarne Cameron avec une intensité remarquable, équilibrant force et fragilité. Son jeu magnifie un scénario volontairement elliptique, donnant corps et émotion à un personnage pris dans des tourments profonds.
L’acteur parvient à capter les nuances de ce héros contemporain, face à un univers hostile et incertain qui pousse à ses limites. Sa prestation est unanimement reconnue comme l’un des atouts majeurs du film.
Entre attentes et surprises
Malgré des comparaisons fréquentes avec le cinéma produit par Jordan Peele, Him propose une identité propre, plus froide et énigmatique. Les attentes élevées peuvent causer une certaine déception, mais pour ceux qui acceptent de se laisser porter, le film offre un voyage et une réflexion sur le monde du sport et ses dérives. Ne vous attendez pas à aller voir le film de l’année, ce n’est pas le cas.
Un débat cinéphile à prévoir
Him est un film qui ne laisse pas indifférent, qu’on l’apprécie ou qu’on le déteste, il fera son effet. Sortant en salles le 12 novembre, il mérite qu’on lui donne une chance en dehors des attentes formatées classiques. Pour la communauté geek et cinéphile, c’est aussi une invitation à analyser un film, où la frontière entre l’horreur et la critique sociale se fait sentir.
