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Last Flag : le jeu hero shooter par les membres de Imagine Dragons

7 min de lecture
last flag imagine dragons

© Night Street Games

Le Summer Game Fest 2025, organisé début juin, a servi de rampe de lancement à une annonce que peu de monde avait sur sa carte bingo : Dan Reynolds, chanteur d’Imagine Dragons, co-signe un jeu vidéo avec son frère Mac Reynolds. Le projet s’appelle Last Flag, et il sort du simple cameo musical pour entrer dans le dur : un hero shooter en 5 contre 5, pensé autour d’un objectif clair, la capture de drapeau.

Le jeu est développé par Night Street Games, le studio fondé pour l’occasion, et vise une sortie en 2026 sur PC, via Steam et l’Epic Games Store. Des versions consoles sont évoquées comme en développement. Sur le papier, l’ambition est simple à résumer et plus délicate à réussir : proposer une expérience fun, tactique et axée sur le teamplay, sans tomber dans le concours permanent de réflexes.

Derrière le concept, il y a aussi une histoire très concrète : les frères Reynolds racontent un attachement d’enfance aux jeux de capture de drapeau nocturnes, vécus à l’époque où ils étaient scouts. Cette nostalgie sert de colonne vertébrale à Last Flag, qui tente de transformer un souvenir en système de jeu moderne, compétitif, mais pas uniquement basé sur l’adresse au tir.

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Un hero shooter qui remet l’objectif au centre

La structure de Last Flag s’articule autour d’un déroulé en phases qui change le tempo habituel des shooters par équipes. Une première équipe dispose de 60 secondes pour dissimuler son drapeau dans un endroit stratégique de la carte. Ce détail est loin d’être cosmétique : il impose une lecture de la map, une coordination, et un sens du bluff qui peuvent faire la différence avant même le premier échange de tirs.

Ensuite, l’équipe adverse doit localiser puis capturer ce drapeau. Et la manche ne s’arrête pas là : une fois le drapeau récupéré, il faut le ramener à la base et le défendre pendant 60 secondes pour remporter le round. Le format annoncé insiste aussi sur un point : on parle d’un seul round gagnant, et non d’une série du type best-of-three. En clair, pas de long match pour se régler, ici l’erreur se paye, vite, et l’exécution collective devient presque nerveuse.

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Des héros et des compétences

Last Flag revendique sa nature de hero shooter : plusieurs personnages jouables sont prévus, chacun avec des compétences spécifiques. Pour l’instant, quelques figures ont été présentées, suffisamment pour dessiner une volonté de rôles complémentaires, entre contrôle de zone, mobilité et information.

Parmi eux, Bunny Hunter semble mis en avant et dispose de capacités pour placer des mines au sol, un outil qui évoque autant la défense d’un point que la création d’itinéraires interdits. D’autres silhouettes se distinguent : un personnage robuste et massif doté d’une compétence d’aura bleue, un personnage volant avec des dashes et une zone rouge, et surtout Scout, décrit avec un fusil sniper et une capacité à voler avec un oiseau. Son “vision du faucon” pour lire le champ de bataille va dans le sens d’un jeu où l’information compte autant que la précision.

Sur ce point, le positionnement affiché est limpide : l’objectif et la coordination doivent peser plus lourd que la simple performance individuelle. Les mots qui reviennent sont accessible, tactique et fun, une triade souvent promise, rarement équilibrée, mais qui colle bien au cadre “capture the flag” quand il est bien cadré.

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Last Flag - Screenshot
Last Flag - Screenshot
Last Flag - Screenshot
14 avr. 2026
Positives
16 avis positifs
Cachez votre drapeau. Trouvez le drapeau adverse. Ramenez-le et défendez-le pendant une minute pour l'emporter. Last Flag est un jeu de tir en 5c5 frénétique, une compétition qui mêle stratégie et chaos pour la partie ultime de Capture du drapeau.
Développeur : Night Street Games
Éditeur : Night Street Games

Une direction artistique des années 1970

Visuellement, Last Flag se place sous une inspiration claire : les années 1970. On parle d’un style coloré et psychédélique, avec des arènes extérieures éclatantes conçues comme un hommage aux films d’action de cette époque. L’idée n’est pas seulement de “faire rétro”, mais de produire une signature graphique immédiatement lisible sur un écran de téléphone, avec des contrastes et des silhouettes qui accrochent.

Dans les références d’ambiance, il est question de vibes rappelant Team Fortress 2, Paladins, Marvel Rivals et Fortnite. Ce ne sont pas des copies annoncées, plutôt des points de repère : un ton coloré, des personnages qui se reconnaissent au premier coup d’œil, et une promesse de lisibilité au milieu du chaos. Le risque, évident, c’est le “déjà-vu”. L’opportunité, elle, tient à la mécanique en phases, qui peut offrir un rythme différent et une dramaturgie plus lisible que le simple push constant.

Une bande-son signée Dan Reynolds

Quand un chanteur mondialement connu co-crée un jeu, la question de la musique arrive toujours en premier, et ici elle ne sert pas de bonus marketing. La bande-son de Last Flag est annoncée comme composée par Dan Reynolds, avec JT Daly et Dave Lowmiller. L’orientation décrite parle d’éléments de musique analogique, avec guitares fuzz et synthétiseurs, un choix cohérent avec l’esthétique seventies.

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Cette présence musicale s’inscrit aussi dans une continuité : Imagine Dragons avait déjà contribué à des univers jeu vidéo, notamment via des apports musicaux sur League of Legends, Starfield et la série Arcane. La différence, ici, c’est la bascule vers un projet porté comme un jeu à part entière, avec un studio et une sortie planifiée. Sur le terrain, une bonne musique ne gagne pas un match, mais elle peut donner une identité, et installer ce petit supplément d’âme, celui qui reste en tête après la partie.

Sortie en 2026 et une alpha en vue

Le calendrier est posé : 2026 pour la sortie, et une alpha déjà disponible, avec une inscription possible pour participer à une phase de playtest. Côté timing, l’alpha est évoquée comme pouvant tomber fin 2025 ou plus tard dans l’année. Dans un genre où les attentes se consument vite, ce genre de fenêtre peut paraître longue, mais elle colle à l’idée d’un jeu qui veut affiner ses équilibres et son ressenti.

Autre point notable : Last Flag vise un modèle buy-to-play, avec tout inclus dans l’achat. Dans l’écosystème actuel des shooters en équipe, cette décision crée un signal fort, car elle influence autant la perception que la façon dont la communauté se structure. Et même si les versions consoles ne sont pas détaillées, le fait qu’elles soient simplement mentionnées comme en développement laisse entendre que le PC n’est qu’un début, pas un plafond.

Reste maintenant l’essentiel, celui qui ne se décrète pas : le “feeling” d’un round, la clarté des rôles, la manière dont une équipe apprend à mentir pendant la phase de cache, puis à lire le terrain durant la chasse. Si Night Street Games parvient à faire cohabiter stratégie et spectacle sans sacrifier la lisibilité, Last Flag pourrait bien se tailler une place à part, loin de la simple curiosité estampillée Imagine Dragons.

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Photo de Paul Ansay
Rédacteur / Tech Guru
Paul est développeur web et passionné de culture geek. Il assure la maintenance et le développement de WorldOfGeek.fr, tout en rédigeant des articles sur les jeux vidéo, la tech, les séries et la pop culture pour apporter sa touche personnelle au média.
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