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Jujutsu Kaisen : pourquoi Sukuna a 4 bras ? Découvrez son secret

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sukuna 4 bras jujutsu kaisen

© Shūeisha / Ki-oon

Sukuna, le Roi des Fléaux de Jujutsu Kaisen, traîne derrière lui une silhouette qui marque dès la première apparition: un être à quatre bras, parfois décrit avec deux visages, et une présence tellement écrasante qu’elle fait passer la plupart des fléaux pour de simples figurants. Dans le manga de Gege Akutami, sérialisé depuis mars 2018, ce détail n’est pas une coquetterie graphique. Il touche au cœur de son origine, de son rapport au mythe, et de son avantage absolu au combat.

Le sujet est d’autant plus fascinant que Sukuna n’est pas, à la base, un esprit maudit au sens classique. Il est présenté comme un sorcier humain historique, devenu après sa mort un objet maudit sous la forme de 20 doigts indestructibles. Et tout redémarre en juin 2018, quand Yuji Itadori avale l’un de ces doigts, offrant à Sukuna une incarnation partielle, avant un transfert ultérieur dans le corps de Megumi Fushiguro.

Un corps qui ressemble à un démon

Durant sa vie passée, située dans l’ère Heian (présentée comme l’Âge d’Or de l’exorcisme), Sukuna est décrit comme un démon à quatre bras et deux visages. Le contraste est volontaire: malgré cette apparence monstrueuse, il reste un sorcier humain et non un esprit maudit. C’est précisément ce mélange qui rend le personnage si dérangeant, et, disons-le, délicieusement difficile à classer.

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Sa forme dite “vraie” est détaillée avec une précision presque clinique: un homme grand et musclé, doté de quatre bras, de quatre yeux, et même d’une bouche sur le ventre. Les cheveux sont rose-rouges et courts, les yeux rouges, et deux yeux du côté droit semblent inclinés sur une structure charnelle blanche. On n’est pas sur un simple “mode berserk”, mais sur une anatomie pensée comme une arme.

Pourquoi Sukuna a 4 bras ?

La raison la plus directement avancée dans son origine tient en une version probable de sa naissance, située à l’ère Heian: Sukuna serait né d’une sorcière anonyme qui se serait laissée mourir de faim. Pour survivre, il aurait dévoré son jumeau in utero, un acte qui expliquerait potentiellement l’apparition d’un corps à quatre bras et deux visages. Dit comme ça, on comprend mieux pourquoi “Roi des Fléaux” n’est pas un surnom obtenu à la gentillesse.

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Il faut rester précis: le récit est présenté comme une naissance “probable”, donc on évite de marteler ça comme un document d’état civil. Mais l’idée s’insère parfaitement dans l’identité de Sukuna, construite autour de la transgression, de la domination et d’une logique de survie brutale. Un mythe personnel qui, dans l’univers de Jujutsu Kaisen, devient une explication cohérente à une morphologie littéralement inhumaine.

La piste mythologique: Ryomen Sukuna et le fantôme du Nihon Shoki

Sukuna ne sort pas de nulle part. Il s’inspire aussi du Ryomen Sukuna mentionné dans le Nihon Shoki, chronique japonaise du VIIIe siècle. Dans ce récit, un oni apparaît dans la province de Hida (l’actuelle préfecture de Gifu), sous le règne de l’empereur Nintoku, décrit comme un homme à la force inhumaine, avec deux visages et huit membres (notamment quatre bras), capable de manier plusieurs armes et de terroriser les villages.

Cette référence n’est pas un clin d’œil gratuit. Elle sert de matrice esthétique et culturelle à la version manga: une figure à l’anatomie excédentaire, associée à la violence et à la peur collective. Et dans Jujutsu Kaisen, ce genre de racine mythologique agit comme un carburant narratif: on ressent immédiatement quelque chose de très ancien, comme si Sukuna appartenait à une couche du monde que les exorcistes modernes préfèreraient ne jamais réveiller.

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Quatre bras, quatre fois plus d’options

Au-delà du lore, les quatre bras offrent à Sukuna un bénéfice simple à comprendre: ils lui permettent d’enchaîner des signes manuels tout en gardant deux mains libres pendant le combat. Dans un univers où la moindre ouverture peut coûter la vie, c’est un avantage immense. Là où un sorcier doit choisir entre lancer une technique et se protéger, Sukuna peut faire les deux, et souvent avec une insolence presque comique.

Sa morphologie comprend aussi une bouche supplémentaire sur le ventre, capable de chanter ou prononcer des mots renforcés sans le même effort cardiaque ou pulmonaire. Sur le papier, ça ressemble à un détail de body-horror. Dans la pratique, c’est un levier de plus pour imposer son rythme, comme si son propre corps était un arsenal. On saisit mieux pourquoi son retour en puissance, lorsque plusieurs doigts ont été ingérés, provoque une montée d’angoisse très concrète chez ses adversaires.

  • Plus de bras pour combiner attaque, défense et exécution de techniques sans pause.
  • Plus d’yeux pour une lecture du mouvement et des angles plus riche.
  • Bouche ventrale pour renforcer l’activation verbale sans casser le souffle du combat.

De la relique au carnage

Après sa défaite par une alliance d’exorcistes, l’âme de Sukuna est divisée en 20 fragments contenus dans des doigts indestructibles, des reliques scellées puis dispersées. Son corps momifié est conservé sous les monts Hida, décrit comme préservé par de l’adipocire. Le détail est macabre, mais il a une efficacité narrative redoutable: Sukuna devient une bombe à fragmentation, disséminée dans le monde.

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Une fois réincarné, sa montée en puissance est progressive mais terrifiante. Avec environ 15 à 16 doigts ingérés, sa puissance est donnée comme restaurée à 80% et plus. Dans ces conditions, il domine Jogo en pur combat martial et l’élimine ensuite par une technique. Plus tard, il tient tête à Satoru Gojo au corps-à-corps, et déploie son Extension du Territoire Autel Démoniaque avec des attaques comme Dissection et Lacération, tout en maîtrisant l’inversion pour se régénérer totalement. À ce niveau, la symbolique des quatre bras ne suffit plus: c’est un programme de destruction.

Ce qui rend l’explication de ses quatre bras particulièrement satisfaisante, c’est qu’elle ne se limite pas à une seule clé. Il y a à la fois l’ombre d’une naissance monstrueuse, l’écho d’un mythe ancien, et un intérêt tactique évident. Dans un manga qui s’amuse à rendre le surnaturel presque “technique”, Sukuna incarne cette idée jusqu’au bout: un corps pensé comme une solution, et une légende pensée comme une menace durable.

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Photo de Augustin Pointillart
Rédacteur / Pro Gamer
Salut les Geeks, je m'appelle Augustin et je suis un rédacteur passionné de WoG. L'univers des jeux vidéos et des mangas à bercer toute ma vie, et aujourd'hui j'essaye de vous faire partager ma passion à travers mes articles.
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