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A Knight Of The Seven Kingdoms mieux que Game of Thrones ?

6 min de lecture
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© HBO series

Le 18 janvier 2026, A Knight Of The Seven Kingdoms a débarqué sur HBO et HBO Max avec une promesse simple sur le papier et compliquée dans les faits : revenir dans Westeros sans marcher sur l’ombre XXL de Game of Thrones. À l’approche de son final de saison, fixé au 22 février 2026 à 22 h (heure ET), la série s’est pourtant installée dans une zone assez rare pour un spin-off : celle où la comparaison n’écrase pas tout.

Sur le terrain des indicateurs publics, le signal est clair. La note globale IMDb grimpe à 9,0, après avoir démarré plus bas, et certains épisodes tutoient déjà les sommets, avec un pic à 9,6 pour In the Name of the Mother. Ce n’est pas une preuve définitive de supériorité, mais c’est un indice de dynamique : ici, la courbe monte.

Et si l’idée que A Knight Of The Seven Kingdoms pourrait être “mieux” que Game of Thrones paraît sacrément ambitieuse, elle ne repose pas sur un slogan. Elle tient à des éléments concrets : une adaptation assumée, un ton différent, une réception qui progresse épisode après épisode et, surtout, une histoire construite pour toucher autrement.

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Une adaptation avec Martin aux commandes de l’écriture

La première force de A Knight Of The Seven Kingdoms, c’est son socle. La saison 1 adapte la novella Tales of Dunk and Egg, et plus précisément A Hedge Knight. On n’est pas sur une fresque tentaculaire, mais sur un matériau plus resserré, avec une trajectoire claire. Et parfois, dans une saga aussi dense, la clarté fait du bien.

Surtout, l’équipe créative s’aligne sur cette promesse de cohérence. Le showrunner est Ira Parker, et l’écriture compte George R.R. Martin aux côtés de Parker. Martin lui-même a qualifié la série de “just incredible” et, point qui pèse lourd dans ce genre de débat, de “as faithful an adaptation as a reasonable man could hope for”. Sans surinterpréter, on comprend l’idée : l’adaptation serait pensée pour coller au mieux à l’esprit du texte.

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Un récit plus intime, porté par Dunk et Egg

Game of Thrones a forgé sa légende sur la multiplication des points de vue, la brutalité politique et cette sensation que le monde avance, même quand les personnages s’épuisent à vouloir le plier à leur volonté. C’est un modèle redoutable, mais qui demande aussi une gymnastique constante : mémoriser, recouper, anticiper, digérer.

A Knight Of The Seven Kingdoms change le centre de gravité. Un commentaire de comparaison récurrent autour de ces histoires met en avant une approche différente : on suit Ser Duncan the Tall, pas présenté comme le plus brillant ni le plus grand guerrier, mais comme quelqu’un qui tente de faire ce qui est juste. Le récit devient un conte de chevalerie, plus frontal, plus incarné, avec la relation Dunk et Egg en clef de voûte, interprétés par Peter Claffey et Dexter Sol Ansell. Moins de pièces sur l’échiquier, plus de place pour les visages.

Une progression d’épisodes qui monte en puissance

Les débats “mieux que” se gagnent rarement sur une moyenne globale. Ils se jouent sur la sensation, semaine après semaine. Et sur ce point, A Knight Of The Seven Kingdoms affiche une tendance intéressante : les notes IMDb indiquent une hausse au fil des épisodes, avec des derniers épisodes installés dans des notes élevées, quand les premiers étaient plutôt dans le bas à milieu des 8.

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Point marquant : In the Name of the Mother culmine à 9,6. On note aussi un mini-recul signalé de 9,7 à 9,6 attribué à de la manipulation, et un contexte où un peu de review bombing est évoqué, sans atteindre l’ampleur observée sur d’autres séries. Autrement dit, la perception publique n’est pas un long fleuve tranquille, mais la trajectoire reste orientée vers le haut à l’approche du final. Et cette notion de “montée en puissance” compte énormément quand une série cherche à marquer.

Une ambition plus ciblée, qui évite certains pièges du gigantisme

Comparer directement Game of Thrones et A Knight Of The Seven Kingdoms, c’est aussi comparer deux mécaniques de narration. D’un côté, une grande saga adaptée d’un ensemble romanesque massif. De l’autre, une adaptation d’une novella, avec un cadre plus circonscrit, pensée comme une histoire qui avance avec des repères solides.

Ce format peut devenir un avantage. Une histoire plus cadrée peut mieux maîtriser son rythme, son émotion, ses virages, et laisser respirer les scènes sans se sentir obligée de sauter d’une capitale à l’autre. On ne perd pas forcément en intensité, on la déplace. Même la production s’inscrit déjà dans une logique de continuité : la série est renouvelée pour une saison 2, en tournage, et basée sur The Sworn Sword, sans date de sortie confirmée à ce stade.

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Des raisons concrètes de croire au “mieux”

Dire qu’une série sera “mieux” qu’une autre, c’est toujours glissant, surtout face à une référence à 9,2 sur IMDb comme Game of Thrones. Pour l’instant, A Knight Of The Seven Kingdoms est à 9,0, ce qui la place très haut, mais encore derrière. Et les derniers chiffres autour d’un final à venir sont un terrain propice aux emballements, aux ajustements et aux lectures trop rapides, y compris avec une note finale encore instable avant diffusion.

En revanche, plusieurs éléments rendent le “mieux” plausible dans un sens précis : mieux calibré pour une narration de chevalerie, mieux aligné avec son texte d’origine selon les mots de George R.R. Martin, et mieux armé pour créer une attache directe à ses personnages.

Si A Knight Of The Seven Kingdoms doit dépasser Game of Thrones, ce ne sera pas en cherchant à refaire la même chose avec un autre vernis. Ce sera en assumant son échelle, ses héros et son rythme, jusqu’à devenir la série vers laquelle on revient non pas pour la guerre des trônes, mais pour la route, la chevalerie, et cette idée simple que tenir droit dans Westeros peut devenir un spectacle en soi.

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Photo de Augustin Pointillart
Rédacteur / Pro Gamer
Salut les Geeks, je m'appelle Augustin et je suis un rédacteur passionné de WoG. L'univers des jeux vidéos et des mangas à bercer toute ma vie, et aujourd'hui j'essaye de vous faire partager ma passion à travers mes articles.
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