Le film Le Puy des Oufs, une comédie parodique assumée autour d’un jeu de rôle grandeur nature médiéval-fantastique, est annoncé pour une sortie au cinéma en 2026. Porté par Eric Judor, qui signe aussi la réalisation, le projet s’offre un casting qui parle autant aux amateurs de comédie française qu’aux curieux de pop culture.
Dans les premiers éléments dévoilés début janvier 2026, le ton est clairement posé : une aventure décrite comme un croisement entre The Office et Le Seigneur des Anneaux, mais transposée dans un terrain très concret, celui d’un GN où l’énergie collective, les costumes et l’improvisation font autant le spectacle que les “quêtes” elles-mêmes. Sur le papier, c’est le genre de mélange qui peut virer au gadget… ou tomber très juste.
Le tournage, lui, est déjà derrière l’équipe : il s’est achevé à l’automne 2025, à proximité d’Auvers-sur-Oise, sur le domaine de l’abbaye du Val. De quoi expliquer pourquoi le film revient aujourd’hui dans les radars, images et informations de production à l’appui, au moment où il se positionne comme l’une des comédies françaises les plus atypiques à venir côté “fantasy”.
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Une parodie médiéval-fantastique
Le synopsis officialise un point de départ simple et efficace : Alexandre, père divorcé, décide d’infiltrer un GN médiéval-fantastique pour retrouver sa fille et tenter de renouer le lien. Elle, de son côté, s’est engagée dans cet univers après avoir fui un entretien en école de commerce, et y incarne un rôle spectaculaire : la Reine des Orques.
C’est précisément ce décalage qui fait lever un sourcil côté geek et sourire côté grand public. On est sur une comédie qui promet de jouer avec les codes de l’heroic fantasy tout en s’appuyant sur des dynamiques très quotidiennes, presque “bureau” dans l’esprit, d’où la comparaison revendiquée avec The Office. Le GN devient alors un décor à hauteur d’humains, pas seulement un prétexte à gags en armure.
Eric Judor aux commandes, avec une ambition “épique” revendiquée
Eric Judor n’est pas seulement devant la caméra : il réalise et tient le rôle principal. Dans les déclarations associées au tournage, il décrit l’approche comme du théâtre de rue filmé de façon épique, avec une volonté claire : éviter que le rendu paraisse trop cheap. Un détail qui compte, surtout quand on promet une parodie de fantasy à une époque où le public a l’œil exercé.
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Autre élément notable : Judor dit viser un film capable de donner envie au public de s’intéresser aux GN, plutôt que de les caricaturer gratuitement. C’est une ligne de crête délicate. Faire rire sans écraser, moquer les clichés sans mépriser la pratique, et conserver une narration qui tienne sur la durée. Cette intention, si elle se ressent à l’écran, peut faire la différence.
Alexandra Lamy et un casting pensé pour la comédie
Aux côtés de Judor, Alexandra Lamy est annoncée au casting principal, et la première image publique partagée mi-janvier montre déjà un duo mis en avant. Cette photo a surtout frappé par son contraste : un Judor en elfe blond, quasi “mode Legolas”, face à une Lamy au look plus contemporain, comme si deux films se télescopaient volontairement.
Le reste de la distribution dessine un ensemble plutôt excitant pour qui suit la comédie et le web : Hafid Benamar (déjà complice dans l’univers de Platane), Marc Labrèche (vu dans Le coeur à ses raisons), et Maxime Biaggi, créateur de contenus. Ce mélange suggère un film capable de jongler entre humour de situation, absurdité, et énergie “troupe”, sans se limiter à la vanne de référence.
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Un tournage déjà terminé
Sur le plan de la production, Le Puy des Oufs s’est appuyé sur une logistique solide : jusqu’à 150 figurants mobilisés, dont 50 joueurs de GN venus en costumes personnels. Ce point dit beaucoup du parti pris. Plutôt que de tout “fabriquer” en studio, l’équipe a cherché une forme de vérité visuelle dans les matières, les armures, les tissus, et les silhouettes.
Le décor de tournage, situé près d’Auvers-sur-Oise au domaine de l’abbaye du Val, colle à cette ambition. Pierre, verdure, espaces ouverts : ce sont des lieux qui peuvent porter une illusion d’époque sans en faire des tonnes. Et pour une parodie qui veut rester épique tout en évitant l’effet carton-pâte, ces choix sont loin d’être anecdotiques.
Un projet né en 2012, relancé après Problemos
Le film a une histoire plus longue qu’il n’y paraît : le scénario a été imaginé par Cédric Prévost dès 2012, avant d’être repris par Eric Judor après Problemos (2017). Ce précédent long métrage est présenté comme un échec en salles avec moins de 200 000 entrées, mais avec un succès ultérieur sur Netflix, ce qui replace Judor dans une trajectoire intéressante entre risque, décalage, et seconde vie des œuvres.
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Ce retour à la réalisation intervient après plusieurs années où Judor s’est davantage concentré sur la comédie au sens large, notamment via Week-end Family, et sans long métrage depuis 2017. Côté calendrier, la majorité des informations pointent vers une sortie en 2026, même si une mention évoque 2027. À ce stade, la fenêtre la plus solide reste 2026, avec une nuance : la date exacte devra être confirmée par la suite.
Reste maintenant l’étape la plus révélatrice : voir comment le film traduira cet équilibre entre comédie populaire et culture GN, entre clin d’œil fantasy et récit de famille, entre improvisation et mise en scène. Si l’ambition “épique” annoncée se confirme, Le Puy des Oufs pourrait bien sortir du lot au moment où la comédie française cherche, elle aussi, de nouveaux terrains de jeu.