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Les K D’OR : la comédie d’aventure de Jeremy Ferrari avec Laura Felpin et Eric Judor

7 min de lecture
les K Dor

© Studiocanal

Le 11 mars 2026, Les K d’Or débarque au cinéma en France avec une promesse claire : une comédie d’aventure qui assume le grand écart entre un sujet lourd et un traitement volontairement décalé. Pour son premier long métrage en tant que réalisateur, Jérémy Ferrari se place aussi devant la caméra, et s’entoure d’un duo qui a le chic pour faire dérailler les trajectoires trop droites : Laura Felpin et Éric Judor.

Derrière le côté chasse au trésor et road trip, le film s’annonce comme un road movie burlesque qui joue sur la satire politique et l’absurde, tout en déroulant une quête très concrète dans des paysages de désert. C’est précisément ce contraste, un peu gênant, un peu excitant, qui définit l’identité du projet : on parle d’or dispersé, de frontières, de mythe personnel, et on le fait avec un humour frontal.

Distribué par Studiocanal et produit par Iconoclast, Be Kind Films, France 2 Cinéma et C8 Films, Les K d’Or affiche une durée de 1h37. Le tournage a eu lieu au Maroc, avec une mise en scène qui privilégie des décors réels évoquant le désert sahélien, entre décors en France et grands espaces plus minéraux.

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Un point de départ volontairement explosif

Le moteur de l’histoire tient en une phrase qui ressemble déjà à une blague qu’on n’ose pas répéter trop fort : Noé, incarné par Jérémy Ferrari, serait selon sa mère le fils caché de Mouammar Kadhafi. Cette idée, à elle seule, donne le ton d’une narration qui marche sur une corde raide, entre fantasme intime, héritage impossible et provocation assumée.

Devenu chasseur de trésors, Noé n’a qu’une obsession : remettre la main sur l’or dispersé du leader libyen dans le Sahel après sa mort. Sur le papier, la quête flirte avec le mythe et le fait divers. Dans l’esprit annoncé du film, elle sert aussi de prétexte à une succession de situations absurdes, où la route et les embûches comptent autant que l’objectif.

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Un trio de personnages conçu pour dérailler

Le film s’appuie sur une mécanique très simple et très efficace : une trinité de personnages trop incompatibles pour fonctionner, donc parfaits pour créer du désordre. Noé embarque avec lui Zoulika, jouée par Laura Felpin, décrite comme attachante et incontrôlable, fraîchement sortie d’un centre de réinsertion civique après une arrestation à la frontière. Le détail de son passé récent place immédiatement le récit dans une logique de fuite, de reprise en main ratée et d’identité mouvante.

À leurs côtés, Ryan, interprété par Éric Judor, ajoute une couche de décalage supplémentaire : il est malvoyant, vierge, âgé de 52 ans, et il participe au Marathon des sables tout en cherchant des sponsors. Sur le plan comique, la simple accumulation d’attributs laisse entendre une écriture qui assume l’excès. Sur le plan narratif, Ryan devient aussi une clé logistique pour faire avancer l’expédition.

Le Marathon des sables comme couverture narrative

L’idée la plus maligne de la trame, telle qu’elle est posée, consiste à utiliser le Marathon des sables comme couverture afin de franchir des frontières discrètement. On est dans une logique de film de cavale et de camouflage, mais avec une façade sportive presque absurde, qui permet d’installer des situations de route, de fatigue, d’entraide forcée et de petites humiliations.

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Ce choix ancre aussi le film dans une iconographie très physique : le désert, l’effort, le matériel, la survie du quotidien. Et comme on nous annonce une comédie burlesque, on imagine sans peine que l’épreuve sert de décor à des détours, des rencontres, des ratés et des coups de chance douteux. Le sérieux du contexte contraste avec la légèreté revendiquée du traitement, et c’est là que Les K d’Or semble vouloir se jouer.

Un humour frontal, entre absurde et satire politique

Les K d’Or s’inscrit dans une tonalité annoncée d’humour frontal, politiquement incorrect et absurde. Le film joue sur le contraste entre un arrière-plan géopolitique chargé et une mise en scène volontairement décalée, comme un grand numéro d’équilibriste où l’on avance à vue, scène après scène.

Dans cette approche, la satire politique n’est pas un décor lointain : elle fait partie de la matière même du récit, au même titre que la quête et le road trip. Le projet se présente comme une succession de situations et de personnages excessifs, un road movie parodique où la quête importe autant que les détours. Cette promesse de digressions est un signal clair : l’aventure ne sera pas seulement une ligne droite, mais un empilement de moments qui testent la dynamique du trio.

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Le passage de Ferrari au cinéma

Ce film marque le passage de Jérémy Ferrari à la réalisation cinéma avec un premier long métrage qui prolonge une exploration déjà présente dans ses spectacles : un humour direct, parfois inconfortable, qui aime frotter là où ça grince. En mai 2025, alors qu’il était en tournée avec Arnaud Tsamere et Baptiste Lecaplain, des images exclusives du film ont été dévoilées, signe que le projet avançait déjà avec l’envie de se montrer, sans trop attendre.

Le scénario est signé Saïd Belktibia, Clément Peny et Jérémy Ferrari. Et le fait que le film ait porté des titres de travail comme Tribord et L’or de Kadhafi raconte aussi quelque chose : une recherche d’équilibre entre le pur décalage et un intitulé plus directement lié au cœur de la quête. On sent une intention de provoquer, mais aussi de cadrer une aventure qui reste lisible.

Sortie, avant-premières et premiers signaux côté public

La sortie nationale est fixée au 11 mars 2026. Des avant-premières sont prévues avec la présence de l’équipe du film, et une date est déjà spécifiée : une avant-première au Grand Rex le 2 mars 2026. Cette mise en avant, en amont de la sortie, ancre le projet dans une stratégie très événementielle, où l’énergie du casting et du réalisateur peut se prolonger dans la salle.

Côté premiers signaux publics, un indicateur de votes mentionne déjà une forte envie de découverte : 899 personnes déclarent vouloir le voir, tandis que des avis se répartissent entre 102 qui ont adoré, 75 qui ont aimé, et 28 qui ont été déçus. Ces chiffres ne disent pas tout, mais ils dessinent une réception qui semble déjà polarisée, ce qui colle assez bien à la promesse d’un humour frontal et d’un sujet qui ne cherche pas l’unanimité.

  • Date de sortie en France : 11 mars 2026
  • Trio principal : Jérémy Ferrari, Laura Felpin, Éric Judor
  • Pitch : chasse à l’or dispersé dans le Sahel, avec le Marathon des sables comme couverture
  • Tonalité : comédie burlesque, absurde, satire politique
  • Durée : 1h37

Reste maintenant à voir comment ce cocktail, très écrit sur le papier, se traduira dans le rythme d’un long métrage. Entre le désert comme terrain de jeu, un trio construit pour l’accident permanent, et une ambition de satire qui assume le décalage, Les K d’Or s’avance comme une comédie d’aventure qui pourrait autant diviser que marquer, précisément parce qu’elle ne cherche pas à lisser ses angles.

📝 En résumé

Jérémy Ferrari réalise et incarne le rôle principal de Les K d'Or, sa première comédie d'aventure burlesque aux côtés de Laura Felpin et Éric Judor, sortie au cinéma le 11 mars 2026.

  • Un road movie absurde et politiquement incorrect où trois personnages atypiques parcourent le Sahel en quête de l'or du dictateur libyen, mêlant satire, humour frontal et situations excessives.
  • Produit par Iconoclast, Be Kind Films, France 2 Cinéma et C8 Films, le long métrage d'une durée de 1h37 a été tourné au Maroc et en France avec des décors naturels réels.
  • Le scénario, co-écrit par Jérémy Ferrari, Saïd Belktibia et Clément Peny, prolonge l'univers corrosif de l'humoriste dans un univers de pop culture décalée et de comédie d'aventure.
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Photo de Augustin Pointillart
Rédacteur / Pro Gamer
Salut les Geeks, je m'appelle Augustin et je suis un rédacteur passionné de WoG. L'univers des jeux vidéos et des mangas à bercer toute ma vie, et aujourd'hui j'essaye de vous faire partager ma passion à travers mes articles.
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