Sorti en salles le 28 janvier 2026, Les Légendaires s’impose déjà comme l’un des films d’animation à surveiller de près en ce mois de février. L’adaptation de la bande dessinée de Patrick Sobral arrive sur grand écran avec une promesse simple et efficace: de l’aventure, de l’humour et une vraie respiration émotionnelle, le tout en 1h32.
Le film est réalisé par Guillaume Ivernel, avec le studio français 2 minutes à la production. Et côté accueil, les chiffres parlent d’eux-mêmes: la note spectateurs affiche 3,9/5 (sur 185 avis), tandis que la note presse se situe à 3,3/5. Une différence qui raconte souvent la même histoire: un film pensé pour être vécu en salle, et visiblement bien reçu par celles et ceux qui y vont, en famille ou entre fans de la première heure.
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Une malédiction, des héros redevenus enfants, et un enjeu très clair
Le point de départ officiel ne fait pas dans la demi-mesure: les Légendaires, intrépides aventuriers, sont frappés par une malédiction et redeviennent des enfants de 10 ans. Danaël, Jadina, Gryf, Shimy et Razzia doivent alors unir leurs pouvoirs pour vaincre Darkhell et libérer leur planète de cette enfance éternelle.
Sur le papier, l’idée a ce parfum de quête fantasy qui parle autant aux lecteurs de BD qu’aux amateurs de grandes aventures animées. À l’écran, le dispositif a un avantage immédiat: il installe un décalage naturel entre ce que les personnages ont été et ce qu’ils sont redevenus. Le résultat peut se permettre d’être léger sans être creux, et tendu sans sombrer dans la noirceur gratuite, surtout pour un film conseillé à partir de 8 ans.
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Une adaptation d’une BD culte, avec une vraie logique de fidélité
Les Légendaires n’arrive pas de nulle part: la série de Patrick Sobral existe depuis 2006 et s’est construite, en près de 20 ans, un statut de référence dans la BD jeunesse-aventure française. Le film se présente clairement comme une adaptation qui s’appuie sur l’univers, ses personnages et ses lieux, avec une collaboration annoncée entre l’équipe et le créateur.
Ce choix de continuité a quelque chose de rassurant, surtout à une époque où beaucoup d’adaptations préfèrent repartir de zéro pour “moderniser”. Ici, le projet semble assumer l’ADN de la BD tout en travaillant une porte d’entrée accessible. On sent une volonté de faire cohabiter deux publics: les fans qui aiment reconnaître des repères, et les nouveaux venus qui veulent avant tout un récit qui avance, sans mode d’emploi.
Un style visuel nourri par l’animation japonaise, entre fantasy et machines
Guillaume Ivernel revendique des influences venues de l’animation japonaise, avec un mélange d’éléments comme des châteaux, des tanks, de la science-fiction et une touche steampunk. Sur ce type de film, ce n’est pas un simple vernis: ce sont des choix qui orientent la mise en scène, le rythme des séquences d’action et la manière de faire exister un monde en quelques plans.
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Pour un regard “geek”, c’est typiquement le genre d’alliage qui fonctionne quand il est tenu: un imaginaire médiéval qui croise des silhouettes mécaniques, une aventure qui peut passer de l’épique au burlesque sans donner l’impression de zapper. Et quand c’est maîtrisé, on obtient ce petit frisson délicieux du grand spectacle familial qui ne prend pas son public de haut.
Darkhell, un méchant élégant, et des thématiques qui dépassent l’aventure
Le film met en avant un antagoniste central: Darkhell, présenté comme un sorcier fasciste, avec une animation pensée comme une référence à David Bowie, dans une approche annoncée comme élégante et non caricaturale. Ce détail n’est pas anodin: un “vrai” méchant, stylisé mais crédible, donne du poids aux enjeux, même dans un récit destiné aux plus jeunes.
La production insiste aussi sur des messages universels intégrés à l’histoire: amitié, rédemption, écologie, dictature. Concrètement, cela se traduit notamment par l’introduction d’un nouveau personnage, Ibycellia, un personnage-arbre lié à l’écologie et à une transformation visuelle. Et il faut le dire sans en faire des tonnes: quand ces thèmes sont portés par des personnages et des situations, ils passent mieux que n’importe quel discours. Le récit peut alors devenir touchant sans ralentir.
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Une musique signée Cécile Corbel et un rythme pensé pour le jeune public
La musique est composée par Cécile Corbel, connue notamment pour Arrietty, le petit monde des chapardeurs. D’après les retours presse mentionnés autour du film, la bande-son participe à un divertissement “sans temps mort”, particulièrement calibré pour la tranche 8-12 ans. Sur un film d’animation, c’est souvent là que tout se joue: la musique ne doit ni écraser l’image, ni se contenter d’un rôle de fond sonore.
Les retours spectateurs évoquent de leur côté un équilibre entre action, humour et émotion, avec un univers jugé captivant et des personnages attachants. Dit autrement, les familles semblent y trouver un film qui tient la durée, et les adultes un plaisir de lecture à double niveau, ce petit bonus qu’on apprécie quand on accompagne un enfant au cinéma sans avoir l’impression d’être en mode pilote automatique.
Notes Allociné, séances en cours et signaux d’un bouche-à-oreille solide
Si l’on se limite aux faits disponibles, Les Légendaires affiche donc une note spectateurs de 3,9/5 et une note presse de 3,3/5, avec 185 critiques côté public. Le film est toujours à l’affiche avec des séances disponibles dans les salles françaises, ce qui en fait une sortie très actuelle, pas un “déjà vu” consommé en streaming.
Dans le même temps, la promotion récente s’est appuyée sur plusieurs vidéos autour du film, dont une interview centrée sur la conception et une bande-annonce.
Reste une certitude: avec sa sortie récente, sa durée compacte, son ambition visuelle inspirée et des notes Allociné qui penchent clairement en faveur du public, Les Légendaires a le profil du film d’animation qu’on va continuer de croiser en salles tant que le bouche-à-oreille restera dans cette dynamique. Et vu l’attachement historique à la BD, l’histoire n’a probablement pas fini de circuler bien au-delà des lecteurs de la première heure.