Le 26 mars 2026, Nintendo sort Super Mario Bros. Wonder Nintendo Switch 2 Edition. L’annonce est claire sur un point essentiel pour les joueurs déjà équipés : on ne parle pas seulement d’un lifting, mais d’une version pensée comme une extension avec du contenu inédit.
Pour autant, la même question revient partout, des salons aux discussions de groupe : est-ce que ça vaut le coup de replonger dans Wonder sur la nouvelle console, ou de l’acheter directement dans cette édition ? La réponse est un vrai « ça dépend », et c’est précisément là que cette sortie devient intéressante.
Des fuites sur Luigi’s Mansion annonce un jeu de Switch 2 et un film animé
Entre nouveaux personnages, défis de boss revus, multijoueur reconfiguré et une mise à jour payante annoncée autour de 20 euros pour les possesseurs du jeu original, l’équation n’est pas la même selon qu’on joue en solo, en famille, en ligne, ou qu’on veut juste « du Mario » sans prise de tête. Et oui, il y a aussi un détail très Switch 2 dans l’histoire.
Ce que la Switch 2 Edition change vraiment
Nintendo insiste sur un point : cette version n’est pas un simple transfert. Sur le papier, cela se traduit par des ajouts concrets, à commencer par Harmonie jouable pour la première fois. Pour les fans qui aiment varier les runs et se créer des habitudes de gameplay selon le personnage, c’est le genre de nouveauté qui compte plus qu’on ne l’admet.
Autre nouveauté plus atypique : Luma rejoint l’aventure en support avec une fonction souris/pointeur exploitant les capacités de la Switch 2. Dit comme ça, on imagine déjà des situations où le jeu prend un petit virage plus technique, plus « gadget utile » que gadget tout court. Ce genre d’idée peut sembler anecdotique, puis devenir difficile à lâcher dès qu’on a pris le pli.
Offensive stratégique dans les data centers américains : l’initiative de Max Hervé George
Les Koopalings et des boss inédits
L’ajout le plus parlant pour les joueurs qui cherchent du neuf, c’est le retour des Koopalings dans des niveaux totalement remaniés, avec des défis de boss inédits. Autrement dit, Nintendo ne se contente pas d’ajouter un costume ou deux, mais retouche la structure de certaines séquences pour proposer des affrontements qui n’existaient pas dans la version Switch sortie le 20 octobre 2023.
Si Wonder vous avait laissé un souvenir très « plaisir immédiat », avec des pics de créativité mais une courbe de difficulté parfois sage, ces nouveaux boss peuvent représenter ce petit cran au-dessus qui manquait. On sent derrière ce choix une envie de donner du mordant à une formule déjà très généreuse, surtout pour ceux qui ont tendance à finir Mario à 100 % et à en redemander.
Pourquoi le prix des PlayStation 5 a-t-il encore augmenté de 100 euros !?
Un multijoueur repensé
Le hub multijoueur est annoncé comme divisé en deux espaces distincts : un pour le multijoueur local, et un autre, en ligne, dédié à des mini-jeux compétitifs. Ce n’est pas un détail cosmétique. Quand Nintendo sépare ainsi les usages, c’est souvent pour éviter l’effet « menu fourre-tout » et clarifier ce que chaque mode apporte.
Dans les faits, ce type de restructuration peut changer le quotidien du jeu : soirées canapé plus simples à lancer, sessions en ligne qui ressemblent davantage à un rendez-vous dédié, et une place assumée pour la compétition légère. Ce n’est pas forcément plus sérieux, c’est juste plus cadré. Pour une partie du public, c’est précisément ce qui transforme un « bon Mario » en jeu qu’on relance toute l’année.
- Joueurs en famille : le local clairement séparé peut rendre l’accès plus direct et plus lisible.
- Groupes d’amis : l’espace en ligne orienté mini-jeux compétitifs crée un vrai terrain de rendez-vous.
- Joueurs solo : l’intérêt dépendra davantage des boss inédits et des nouveaux contenus.
Accessibilité et mode Ultra-Facile
Nintendo ajoute un mode Ultra-Facile. Sur le plan éditorial, c’est un signal fort : l’éditeur veut que Wonder reste un point d’entrée accueillant, y compris pour ceux qui ne jouent pas souvent, pour les plus jeunes, ou pour les joueurs qui veulent avancer sans stress. Dans une maison, c’est typiquement le genre d’option qui évite que la manette finisse posée sur le canapé pour de mauvaises raisons.
Nostalgie Consoles : Top 10 jeux cultes de la Dreamcast de SEGA
En revanche, si votre plaisir vient de la maîtrise, du scoring implicite et du « je recommence jusqu’à ce que ce soit propre », ce mode ne vous parlera pas forcément. Il n’enlève rien au jeu, mais il ne constitue pas un argument d’achat à lui seul. C’est plutôt une assurance qualité côté accessibilité, et une façon de rendre l’expérience plus universelle.
Le prix de la mise à jour à environ 20 euros
Pour les propriétaires du jeu original, Nintendo annonce une mise à jour payante autour de 20 euros pour accéder à la version Switch 2. Dit comme ça, c’est plutôt mesuré, surtout si l’on considère qu’il s’agit d’une édition présentée comme une extension substantielle avec contenus inédits, modes remaniés et nouveaux personnages.
Mais il y a un cas où l’addition peut sembler moins évidente : si vous avez terminé Wonder en 2023, que votre mémoire du jeu est encore fraîche, et que votre façon de jouer reste très centrée sur une campagne solo consommée une fois. Dans ce scénario, même avec Harmonie, Luma et les Koopalings, la nouveauté peut paraître trop ciblée. À l’inverse, si Wonder est votre Mario « doudou » du moment, 20 euros pour relancer la machine avec du contenu concret et un multijoueur plus propre, c’est difficile à balayer d’un revers de main.
Le dernier étage de la fusée, c’est le contenu qui accompagne la sortie : le DLC Rendez-vous au parc Bellabel. Nintendo confirme sa présence, sans que l’on puisse ici détailler davantage. S’ajoute aussi une nouvelle gamme d’Amiibo, prévue pour débloquer des bonus, dont les détails ne sont pas encore révélés. C’est un petit cocktail classique chez Nintendo : un ajout de contenu, et une couche collection pour ceux qui aiment prolonger l’expérience au-delà de l’écran.
Si l’on doit trancher avec des mots simples : oui, cette Switch 2 Edition peut valoir la peine, surtout pour celles et ceux qui jouent beaucoup en multijoueur, qui veulent de vrais ajouts comme les boss inédits, ou qui apprécient l’idée d’une expérience enrichie avec Harmonie et le support Luma. Non, elle peut aussi ne pas justifier la dépense si votre Wonder est rangé dans le tiroir des souvenirs bouclés, et que votre usage ne touchera ni aux nouveautés compétitives en ligne, ni aux remaniements de niveaux.
Le 26 mars 2026, Nintendo ne rejoue pas seulement la carte de la nostalgie. L’éditeur semble surtout vouloir faire de Wonder une version plus durable, plus modulable, plus sociale, sans oublier ceux qui veulent jouer tranquillement. Reste un point intéressant à observer dans les semaines qui suivent la sortie : la place réelle que prendra le duo Switch 2 et Luma pointeur dans les habitudes. C’est souvent là que les idées Nintendo passent de « curieux » à « évident ».