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Marty Supreme : la meilleure performance cinéma de Timothée Chalamet ?

Marty Supreme sorti le 25 décembre 2025 aux États-Unis, arrivera le 18 février 2026 en France. Réalisé par Josh Safdie en solo pour la première fois depuis Uncut Gems, ce drame sportif inspiré de la vie de Marty Reisman met en scène Timothée Chalamet dans l’un des rôles les plus physiques et complexes de sa carrière. Présenté en avant-première au New York Film Festival le 6 octobre 2025, le film a déjà récolté 94% sur Rotten Tomatoes et une note Metacritic de 89/100.

Distribué par A24 aux US et Metropolitan en France, Marty Supreme dure 2h29 et alterne scènes de tennis de table intenses, drames familiaux et plongée dans le New York juif des années 1950. Le casting réunit Gwyneth Paltrow, Odessa A’zion, Tyler The Creator, Kevin O’Leary et même le cinéaste Abel Ferrara dans un rôle clé.

Après Dune et Wonka, Chalamet signe ici sa performance la plus personnelle et ambitieuse, dans un film célébré comme « sa meilleure carrière à ce jour » par la critique internationale.

De Marty Reisman à Marty Mauser : une légende du ping-pong

Marty Supreme s’inspire librement de la vie de Marty Reisman, légende du tennis de table américain des années 1950. Vainqueur du British Open à 17 ans, Reisman était autant connu pour son talent sur la table que pour son caractère explosif et son sens des affaires. Le film transpose cette trajectoire dans un New York du Lower East Side en 1952, où Marty Mauser, vendeur de chaussures, rêve de gloire internationale.

Le scénario co-écrit par Josh Safdie et Ronald Bronstein (Uncut Gems) condense plusieurs épisodes clés de la carrière de Reisman : son voyage à Londres pour défier le champion hongrois Bela Kletzki, ses combines pour financer ses déplacements, ses relations tumultueuses avec les promoteurs véreux. Le film évite le piège du biopic classique pour privilégier une approche fictionnelle plus libre.

Chalamet s’entraîne intensivement au ping-pong pendant un an, consultant des entraîneurs professionnels et tournant des milliers de balles. Sa ressemblance physique frappante avec Reisman facilite l’incarnation du personnage.

Timothée Chalamet : la performance de sa carrière

Les critiques s’accordent : Timothée Chalamet n’a jamais été aussi bon. Dans Marty Supreme, il incarne un Marty Mauser à la fois charmeur, impitoyable et profondément humain. Le film exploite pleinement sa capacité à passer du rire aux larmes en quelques instants, alternant scènes de bravoure sportive et moments de vulnérabilité familiale.

Chalamet domine physiquement le rôle : silhouette frêle mais nerveuse, regard intense, gestuelle saccadée du joueur de ping-pong. Il cite The Hustler de Robert Rossen et The Color of Money de Scorsese comme références, et son jeu rappelle Paul Newman dans sa capacité à rendre attachant un personnage moralement ambigu.

Sa transformation physique et émotionnelle impressionne : cheveux gominés, accent new-yorkais authentique, énergie débordante. Les festivals saluent déjà une performance oscarisables, avec des nominations probables aux Golden Globes et aux Oscars 2026.

Josh Safdie sans Benny : un style familier, une ambition nouvelle

Après Uncut Gems et Good Time, Josh Safdie réalise son premier long métrage sans son frère Benny depuis 2008. Marty Supreme conserve l’énergie frénétique des Safdie Brothers : montage nerveux, caméra à l’épaule, dialogues crus, musique omniprésente. Mais le film gagne en ambition narrative et en ampleur émotionnelle.

La BO signée Daniel Lopatin (Oneohtrix Point Never) oscille entre jazz des années 50 et expérimentations électroniques, créant une ambiance à la fois rétro et moderne. La photo en Scope noir et blanc renforce le côté « film noir sportif », avec des séquences de match filmées en plans-séquences hypnotiques.

Safdie dirige un casting choral maîtrisé : Gwyneth Paltrow en actrice vieillissante qui finance les rêves de Marty, Odessa A’zion en amour d’enfance tiraillée, Tyler The Creator en promoteur louche. Chaque personnage secondaire apporte sa couleur au portrait grouillant du New York juif d’époque.

Un drame sportif qui transcende le ping-pong

Derrière les échanges de balle, Marty Supreme raconte l’Amérique des petites gens qui rêvent grand. Marty Mauser veut imposer le ping-pong comme sport roi aux États-Unis, face à l’indifférence générale et aux géants hongrois. Le film explore les thèmes de l’ambition dévorante, du sacrifice familial et du prix de la célébrité.

Les scènes de match sont le cœur du film : ralenti sur les rebonds, sueur qui goutte, tension palpable. Safdie recrute de vrais champions pour jouer les adversaires, créant des échanges d’une précision diabolique. Le ping-pong devient métaphore de la vie : chaque point gagné ou perdu sculpte le destin du protagoniste.

Le film évite les clichés du biopic sportif pour privilégier une approche fragmentée, presque impressionniste, où les victoires sportives servent de pivots dramatiques dans une vie chaotique.

Un succès critique et commercial précoce

Présenté au New York Film Festival, Marty Supreme reçoit un accueil triomphal : standing ovation de 8 minutes, critiques unanimes. Variety le qualifie de « propulsive epic », The Hollywood Reporter célèbre « Chalamet au sommet de son art ». Rotten Tomatoes affiche 94% de critiques positives, Metacritic 89/100.

En France, Metropolitan prévoit une sortie ambitieuse le 18 février 2026, avec tirage au sort pour des avant-premières exceptionnelles.

Les nominations s’accumulent déjà : Critics Choice Awards, Golden Globes (meilleur acteur musical/comédie, meilleur scénario original), Satellite Awards. Les Oscars 2026 pourraient consacrer Chalamet comme l’un des grands de sa génération.

Chalamet et le ping-pong qui vont tout casser

Marty Supreme réunit Timothée Chalamet au sommet de son art, Josh Safdie dans une forme olympique, et un casting choral impeccable pour raconter l’histoire vraie-fausse d’un champion de ping-pong qui voulait changer le monde. Sortie prévue en France le 18 février 2026, le film s’annonce comme l’événement ciné de ce début d’année.

Après Dune, Wonka et Interstellar 2, Chalamet prouve encore qu’il excelle dans tous les registres. Safdie confirme qu’il n’avait pas besoin de son frère pour faire du Safdie. Le ping-pong n’a jamais été aussi sexy.

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Augustin

Passionné d’écriture, de jeux vidéo et de manga depuis sa plus tendre enfance, Augustin a tout de suite été intéressé à l’idée de lancer ce nouveau projet WoG. Grâce à ses expériences passées en tant que rédacteur pour des sites de jeux vidéo, il apporte une vision nouvelle et met tout en œuvre pour offrir gratuitement le meilleur de l’univers geek à notre communauté.

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