Metro 2039, quatrième épisode principal de la série développée par 4A Games et publiée par Deep Silver, ramène la franchise dans les entrailles de Moscou. Présenté officiellement le 13 avril 2026, le jeu poursuit directement les événements de Metro Exodus, environ trois à quatre ans plus tard, dans une capitale dont le réseau souterrain semble plus oppressant que jamais.
La vidéo preview associée au Xbox First Look du 16 avril mélange séquences narratives, interventions des développeurs et premiers extraits de gameplay. Le message est limpide : après les échappées plus vastes d’Exodus, Metro entend retrouver la pénombre, les couloirs étroits et cette désagréable sensation que chaque cartouche mérite presque une cérémonie.
Les aperçus jouables diffusés fin août confirment cette impression, tout en rappelant une limite essentielle : seules des portions restreintes, situées entre le début et le milieu de l’aventure, ont été montrées. La build reste en développement, avec quelques éléments de localisation encore incomplets, mais le retour aux racines semble déjà solidement installé.
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Moscou reprend le contrôle de l’aventure
Metro 2039 abandonne Artyom comme héros principal pour suivre The Stranger, ou L’Étranger. Ce nouveau protagoniste est présenté comme un homme bavard, reclus et hanté par des souvenirs violents. Les premières images insistent sur ses cauchemars, ses hallucinations et une frontière parfois incertaine entre ce qu’il voit et ce qui existe réellement.
Ce choix narratif sert une ambition affichée par la communication du jeu : faire de cet épisode le Metro le plus sombre de la série. L’horreur ne repose donc pas uniquement sur les mutants tapis dans l’ombre. Elle semble aussi naître de l’esprit du personnage, de ses visions et de la violence politique qui s’est installée dans les tunnels. L’atmosphère promet d’être étouffante, même pour une licence qui n’a jamais confondu le métro avec un séjour bien-être.
Le cadre est désormais un métro unifié sous l’autorité du Novoreich, un régime autoritaire dirigé par Hunter. Ancien Ranger légendaire, il devient ici l’antagoniste majeur et contrôle une grande partie du réseau. Ce retour aux thèmes de la dictature, des factions et des idéologies extrêmes renoue avec les préoccupations les plus lourdes des premiers jeux.
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- The Stranger prend la place d’Artyom au centre du récit.
- Hunter dirige le Novoreich et incarne la menace politique dominante.
- Les cauchemars et hallucinations renforcent la dimension d’horreur psychologique.
- L’action se déroule vers 2039, plusieurs années après Metro Exodus.
La survie redevient une affaire de chaque instant
Les séquences de gameplay et les sessions de preview montrent un jeu plus linéaire, davantage centré sur la survie, sans effacer totalement certains acquis d’Exodus. Des zones plus ouvertes subsistent, mais le cœur de l’expérience revient aux tunnels claustrophobes, aux ressources limitées et aux déplacements où l’on avance rarement avec l’assurance d’un touriste en visite guidée.
La gestion de l’équipement gagne en souplesse. Les joueurs peuvent fabriquer en temps réel des medkits, des filtres pour masque à gaz et des munitions à roulements à billes à partir de matériaux bruts. Les établis restent toutefois nécessaires pour concevoir ou modifier les armes et leurs accessoires. Cette distinction donne au craft une fonction très concrète : survivre immédiatement d’un côté, préparer son arsenal de l’autre.
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Les aperçus mentionnent des affrontements contre des mutants comme contre des gangs humains, ainsi que des séquences en extérieur utilisant des lumières UV. Le HUD se veut minimaliste et l’ambiance sonore paraît tenir une place centrale dans la tension. Dans Metro, le silence n’a jamais été une garantie de sécurité ; il semble plutôt devenir ici un avertissement particulièrement poli.
Une portion présentée débute à la station de Sevastopolskaya, encore habitée, avant d’envoyer le joueur à la surface contre le gang de Kaban. Ce passage n’offre qu’un fragment du jeu final, mais il concentre les idées défendues par 4A Games : exploration prudente, combat sous pression et besoin constant de surveiller ses ressources. L’ensemble paraît volontairement plus rude, plus resserré et moins confortable.
La vidéo preview pose les bases d’un retour assumé
La présentation vidéo ne se contente pas d’aligner des scènes spectaculaires. Elle dessine un projet qui cherche à concilier deux héritages : le goût d’Exodus pour des espaces ponctuellement plus ouverts, et l’identité originelle de Metro, bâtie sur la peur de manquer d’air, de lumière et de munitions. Ce n’est pas un simple retour géographique à Moscou, mais un repositionnement plus large de la série.
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Les séquences cinématiques donnent une place importante au traumatisme de The Stranger et au contrôle exercé par Hunter. Ce mélange de drame personnel, de régime autoritaire et de visions cauchemardesques installe un ton résolument sombre. Certaines lectures ont rapproché cette communication du contexte de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, sans qu’il s’agisse pour autant d’une déclaration explicite des développeurs.
Les hands-on réalisés à distance via GeForce NOW duraient environ une à deux heures et avaient clairement pour objectif de faire tester des systèmes précis. Des équipements déjà débloqués permettaient d’observer le craft, les affrontements et les différents rythmes de l’exploration. Il convient donc de ne pas transformer ces extraits en verdict complet : le contenu aperçu demeure limité et la version finale peut encore évoluer.
La traduction française déjà visible dans la build serait de bonne qualité malgré quelques portions non finalisées. Pour l’instant, le plus convaincant dans cette preview tient à sa cohérence : Metro 2039 semble savoir exactement ce qu’il veut retrouver, cette survie nerveuse où le moindre couloir devient une promesse de danger. Le jeu est attendu en février 2027 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, avec encore plusieurs mois pour vérifier si ce retour sous terre tient toutes ses promesses.