Le 20 août 2026, Mortal Shell II arrive sur PC (Steam), PlayStation 5 et Xbox Series X|S avec une promesse claire : rester dans l’ADN soulslike, tout en changeant la façon dont on se bat. Développé par Cold Symmetry et édité par Playstack, le jeu se présente comme une suite autonome, pensée pour faire redécouvrir la formule sans obliger à repartir de zéro.
Dans un monde détruit, des cadavres de guerriers d’exception sont disséminés. Le joueur, incarnant The Harbinger, collecte des ovum (des œufs manquants) à ramener à Marrow Keep, pendant que l’exploration sert aussi à trouver des mortal shells et des éléments d’histoire, d’armes ou de curiosités. C’est à ce carrefour entre narration et mécanique que le jeu cherche à convaincre.
Une suite autonome, mais un terrain familier
Le premier point qui ressort, c’est la volonté de proposer une expérience lisible dès le départ. Mortal Shell II se positionne comme une suite autonome, et son cadre aide à comprendre rapidement l’objectif : récupérer les ovum, progresser vers Marrow Keep et tirer parti des mortal shells pour transformer le combat.
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Le monde, lui, reste marqué par la ruine et la présence de guerriers devenus reliques. Cette ambiance soutient la logique du jeu : on ne “farm” pas seulement des ressources, on collecte aussi des possibilités. L’exploration devient alors un moyen d’ouvrir des options, pas seulement de remplir une carte.
Le combat sans barre d’endurance change la cadence
Plusieurs retours convergent sur un changement majeur : l’absence de barre d’endurance (stamina). Concrètement, cela rend les affrontements plus agressifs et plus rapides, avec une sensation de combat plus nerveuse. Là où certains soulslike imposent une gestion stricte du rythme, Mortal Shell II pousse davantage à l’initiative.
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Pour autant, le jeu ne devient pas “facile”. Des contraintes d’animation subsistent, avec notamment l’impossibilité de cancel out de certaines attaques. Résultat : sur-engager, surtout avec des armes lentes, peut devenir risqué. On gagne en fluidité sur le tempo, mais on perd une partie de la marge d’erreur.
Les shells donnent de la profondeur au build
Le système de shells est présenté comme un moteur de variété. Le jeu encourage à changer de forme, car certains éléments ou compétences, comme des tarstones, ne s’équipent pas sur tous les shells. Cette contrainte pousse à construire, puis à ajuster, plutôt qu’à chercher “le” setup unique.
En pratique, cela donne une profondeur de build qui se ressent dans la durée. On peut explorer des approches différentes selon les capacités obtenues via les shells, et l’on comprend vite que la progression ne se limite pas à “monter en puissance”, mais aussi à composer des synergies.
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Un rôle clair : The Harbinger et la collecte des ovum
La narration s’ancre dans une mission précise. The Harbinger n’est pas seulement un avatar de combat : il collecte des ovum à ramener à Marrow Keep. Cette structure donne un fil conducteur à l’exploration, tout en justifiant la chasse aux shells et aux éléments disséminés.
Le jeu utilise ainsi l’aventure comme un prolongement du gameplay. Trouver un shell, c’est aussi trouver une manière d’avancer. Et comme l’exploration sert à dénicher des armes, des curiosités et des fragments d’histoire, la progression prend une dimension plus incarnée que dans un simple enchaînement de zones.
La réception est très favorable, mais l’exigence divise
Côté accueil, la tendance générale est très positive. Les agrégateurs et plusieurs médias indiquent des notes élevées, avec des exemples rapportés comme IGN 8/10, Eurogamer 4/5, GameSpot 8/10 ou encore Shacknews 9/10. Sur Steam, au 29 août 2026, l’évaluation affichée est Mostly Positive avec 5 758 avis et 78% de retours positifs.
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Mais les réserves reviennent, elles aussi, avec régularité. Une partie des testeurs juge la difficulté parfois frustrante ou punitive. L’absence de stamina ne supprime pas la tension : elle la déplace, en rendant les erreurs plus rapides à rattraper… ou plus coûteuses quand le timing d’animation ne pardonne pas.
Le monde ouvert perfectible : navigation et carte sous surveillance
Un autre point souvent cité concerne l’exécution du monde ouvert. Sans être rejeté, il est décrit comme perfectible, notamment sur la navigation et la carte. Pour un jeu où l’exploration sert à trouver shells et éléments, la qualité du guidage compte.
Les retours évoquent aussi l’idée que des patchs day-one pourraient ajuster des rencontres et des systèmes. Cela laisse entendre que l’expérience pourrait évoluer rapidement, mais aussi que, dès le lancement, certains joueurs risquent d’être freinés par des détails d’ergonomie.
Pour qui, au fond : un soulslike plus agressif, mais pas moins exigeant
Mortal Shell II peut plaire à ceux qui veulent un soulslike plus agressif et plus dynamique, grâce à l’absence de barre d’endurance. Les joueurs qui aiment construire des builds autour des mortal shells, en acceptant que tout ne s’équipe pas partout, y trouveront une logique de progression plus riche qu’un simple “optimiser et recommencer”.
À l’inverse, l’expérience peut décevoir ceux qui attendent une courbe de difficulté plus lisse ou une exploration parfaitement guidée. Entre une difficulté jugée parfois punitive et un monde ouvert critiqué sur la navigation, le jeu demande une vraie implication. Ceux qui cherchent un soulslike nerveux, où l’on apprend en affrontant, devraient y trouver leur place.
Le 17 août 2026, l’édition Devout annonce un accès anticipé, et le 20 août 2026 marque le lancement complet. D’ici là, et après le lancement, Mortal Shell II semble destiné à devenir un terrain d’apprentissage : un jeu qui récompense la lecture du tempo, la variété des shells et la capacité à encaisser la punition quand on s’avance trop vite.