Inkwellers, un jeu coopératif à deux joueurs disponible sur Steam, propose d’explorer un château magique en résolvant des énigmes qui ne peuvent avancer sans dialogue entre partenaires. Son principe évoque It Takes Two par sa coopération obligatoire, tandis que ses couloirs mystérieux, ses passages dissimulés et son décor enchanté rappellent l’imaginaire de Hogwarts Legacy.
La comparaison mérite toutefois d’être cadrée. Inkwellers n’est ni une grande aventure solo dans un monde ouvert, ni une copie d’un jeu coopératif très scénarisé. Il s’agit d’un puzzle adventure à deux en ligne, vu à la première personne, conçu autour d’une idée simple et plutôt séduisante : chacun détient parfois une partie des informations nécessaires pour débloquer la suite.
Avec une durée annoncée de quatre à six heures, un tarif indiqué à 10 dollars et une démo gratuite sur Steam, le titre se présente comme une escapade compacte. Le genre de jeu que l’on lance avec un proche pour passer une soirée à débattre très sérieusement d’un cadran, d’une potion ou d’une constellation, avant de réaliser que la solution était sous nos yeux depuis dix minutes.
Ghost of Yōtei : le DLC du 1er octobre va relancer l’aventure d’Atsu sur PS5
Un journal magique au centre de l’aventure
Le point de départ d’Inkwellers se trouve dans Celiphia’s magical journal, un journal magique dont les pages dissimulent les énigmes à résoudre. L’exploration ne se limite donc pas à parcourir des pièces de château : le livre constitue lui-même un terrain de jeu, avec des mécanismes et des secrets progressivement révélés.
Cette idée donne au titre une identité visuelle et ludique qui explique le rapprochement avec Hogwarts Legacy. Les informations disponibles évoquent une ambiance de château magique, des couloirs intrigants et des portes ou passages qui apparaissent au fil de la progression. L’inspiration semble tenir au décor et à la sensation d’exploration, pas à une reprise de l’univers ou de ses personnages. C’est une nuance essentielle, mais l’atmosphère peut suffire à parler aux amateurs de salles secrètes et de magie ancienne.
Control Resonant : pourquoi le 24 septembre est une date à ne pas manquer sur PS5 et Xbox ?
La coopération ne sert pas de décor
Inkwellers mise sur une coopération qui demande réellement de s’écouter. Certains puzzles séparent les deux joueurs, chacun pouvant alors observer un indice auquel l’autre n’a pas accès. La progression dépend de la capacité à décrire ce que l’on voit, à comparer les détails et à construire un plan commun. Le microphone est donc présenté comme un outil central de l’expérience.
Cette mécanique fait naturellement penser à It Takes Two, mais le parallèle s’arrête surtout au format. Ici, l’objectif n’est pas tant d’enchaîner les séquences spectaculaires que d’installer une logique de communication continue. Un joueur peut repérer un symbole, l’autre manipuler un mécanisme, puis les rôles s’inversent sans prévenir. C’est le type de coopération qui peut créer de très bons moments de complicité, ou de petites négociations tendues mais, espérons-le, parfaitement civilisées.
- Décrire précisément les éléments visibles à son partenaire.
- Associer des indices répartis entre deux zones ou deux joueurs.
- Coordonner les manipulations quand un mécanisme exige plusieurs étapes.
- Accepter que la solution ne soit pas toujours visible du même point de vue.
Des énigmes qui jouent avec les sens et la perspective
Le jeu annonce une variété de défis : manipulation de lumière, constellations, fabrication de potions, associations, codes, horloges, blocs à faire glisser et énigmes de perspective. Cette diversité laisse entrevoir une aventure qui cherche à renouveler ses situations plutôt qu’à répéter le même mécanisme sous une couleur différente.
Fire Emblem Fortune’s Weave : peut-il être le meilleur RPG tactique de Switch 2 ?
La vue à la première personne peut renforcer ce sentiment d’être enfermé dans un lieu à déchiffrer, surtout lorsque la perspective devient elle-même une clé. Les puzzles de lumière ou de constellation semblent particulièrement adaptés à une ambiance de magie feutrée, tandis que les codes et mécanismes d’horloge apportent une dimension plus méthodique. Le résultat annoncé paraît moins tourné vers l’action que vers l’observation, avec un rythme potentiellement posé et attentif.
Un petit prix, une réception encourageante et quelques réserves
Sur Steam, Inkwellers compte 109 avis avec 88 % d’évaluations positives, selon les données communiquées. Pour une production de cette taille, ce premier accueil suggère que sa formule coopérative a trouvé son public. La présence d’une démo gratuite permet aussi de tester la dynamique avec son futur partenaire avant de se lancer dans l’aventure complète.
Tout n’est pas présenté comme irréprochable. Certains retours évoquent une narration peu profonde, ce qui peut frustrer les joueurs espérant un récit très développé derrière les mystères du journal. Un niveau consacré aux potions est également cité pour des problèmes techniques. Ces réserves n’effacent pas l’intérêt du concept, mais elles invitent à envisager Inkwellers comme une expérience courte centrée d’abord sur ses énigmes, sa communication et son ambiance, plutôt que comme une fresque narrative.
HOT WHEELS Infinite Rush : pourquoi ce jeu pourrait être la surprise de la rentrée ?
Le rapprochement avec Hogwarts Legacy souligne aussi un manque que beaucoup de joueurs connaissent bien : le jeu de sorcellerie est une aventure solo, sans coopération officielle. Des initiatives non officielles comme le mod PC HogWarp ont bien été évoquées, mais elles restent associées à un développement précoce et à des fonctionnalités incomplètes. Inkwellers ne prétend pas combler tous les usages d’un monde magique partagé, mais il propose d’emblée une voie plus directe : deux personnes, un château, et assez d’énigmes pour faire travailler les méninges.
À ce tarif et dans ce format resserré, le jeu pourrait trouver sa place auprès des duos qui cherchent une parenthèse coopérative sans s’engager dans une aventure interminable. Son meilleur argument ne tient pas seulement à ses couloirs enchantés : il repose sur cette idée simple mais exigeante que, face à une énigme bien conçue, deux regards ne suffisent que s’ils apprennent à se parler.