Avec la sortie de la première saison « Rise of the Abyssal » et sa récente mise à jour très attendue, Path of Exile 2 fait face à une vague de remontées négatives de la part de ses joueurs : l’expérience dans les maps abyssales, censée marquer le renouveau de l’endgame, est lourdement affectée par une multitude de bugs et de problèmes de performance. Si l’ambiance, la diversité des ennemis et la densité d’action séduisent, l’aspect technique menace de compromettre le plaisir de jeu pour une grande partie de la communauté.
Des problèmes de performances et bugs dans les maps abyssales
Dès les premiers jours suivant la mise à jour, de nombreux posts Reddit pointent de graves soucis de performance dans les maps intégrant la mécanique Abyss. Même des joueurs équipés de configurations puissantes témoignent de chutes catastrophiques du nombre d’images par seconde (parfois sous 15 fps), d’audio qui grésille, de saccades ou de freezes pouvant mener au crash pur et simple du jeu.
Le dénominateur commun : chaque activation d’une faille abyssale engendre une explosion du nombre de monstres, d’effets visuels et sonores, provoquant une saturation du moteur. Ces ralentissements sont quasi-systématiques et empirent si plusieurs abysses s’activent simultanément ou si d’autres mods de densité se cumulent.
Un enfer d’optimisation pour l’endgame
Les problèmes semblent apparaître principalement à partir de l’accès endgame, lorsque les joueurs se retrouvent confrontés à des maps plus denses, gorgées de mods et d’abîmes obligatoires non désactivables. Plusieurs témoignages font état de sessions où “plus de 10 000 ennemis” apparaissent dans une seule map, saturant l’écran et rendant tout déplacement périlleux non pas à cause des mobs, mais des ralentissements. La progression rapide d’expérience, parfois trois niveaux gagnés sur une map, se paie d’une expérience de jeu « cauchemardesque pour le PC, qui ressemble à un micro-ondes des années 80 ».
À cela s’ajoute une frustration liée à la conception des maps : la génération massive de monstres bloque le déplacement du joueur dans les couloirs ou zones étroites, un problème que les développeurs avaient pourtant cherché à corriger dans la précédente version ; cette fois, la densité abyssale relance l’effet « body blocking ».
Glitches graphiques, crashes et bugs de pathfinding
Outre le manque d’optimisation, de nombreux joueurs signalent des glitches visuels : effets spéciaux qui persistent à l’écran, déformations, textures absentes ou déchirées, voire écran totalement noir lors de la multiplication des mobs abyssaux. Dans plusieurs cas, le jeu finit par planter, forçant le joueur à relancer la session et perdre toute progression, ce qui agace vivement ceux qui s’investissent dans le mapping ou la recherche de completion d’Atlas.
L’origine de bon nombre de ces soucis semble liée à la gestion des cadavres et des effets persistants. Lorsqu’un grand nombre de corps s’affiche ou si une interaction scriptée est requise (résurrection, transformation), la charge processeur explose. Les maps très ouvertes sont un peu moins touchées : les joueurs recommandent d’éviter les maps étroites et de privilégier les grandes plages ou vallées ouvertes pour limiter les pires bugs.
Impact sur la communauté et propositions de contournement
La tonalité des feedbacks s’accompagne d’une frustration notable, certains streamers ou vétérans jugeant la saison injouable tant que le problème persiste. Dans l’attente d’un correctif, les joueurs échangent des astuces de contournement : réduire la densité des mods sur leurs maps, éviter de cumuler d’autres ligue-mécaniques, jouer en solo et choisir des layouts vastes.
Plusieurs demandent la possibilité de désactiver la mécanique Abyss, ou un “hotfix” pouvant limiter la quantité de mobs générée.
Voici un des thread reddit sur la situation de certains joueurs : Reddit
Un défi pour Grinding Gear Games
Il est urgent pour l’éditeur d’apporter une solution : l’endgame étant considéré comme le cœur du jeu, aucun contenu ne peut espérer fidéliser sans stabilité technique décente. Pathfinder et autres builds rapides, dont la spécialité reposait sur le mapping abyssal, voient leur attrait sabré par l’instabilité du jeu.
En conclusion, si la saison Abyssale de Path of Exile 2 fascine par ses promesses et son ambiance, elle doit d’abord surmonter la réalité d’une optimisation défaillante. L’ensemble de la communauté guette désormais la réaction des développeurs, qui jouent sans doute la réputation de cette suite tant attendue sur leur capacité à corriger rapidement ces failles.
