Netflix a daté le retour de Peaky Blinders sur grand écran avec Peaky Blinders: L’immortel (The Immortal Man en vo) une sortie en salles limitée est prévue le 6 mars 2026 (uniquement aux US et UK), avant une mise en ligne mondiale sur Netflix le 20 mars 2026. La première mondiale est annoncée à Birmingham, au Symphony Hall.
Le projet s’inscrit comme une suite directe de la série (2013-2022). On retrouve Tommy Shelby, toujours incarné par Cillian Murphy, dans une histoire qui se déroule en 1940 à Birmingham, sur fond de Seconde Guerre mondiale. Le pitch annoncé est clair : Tommy, en exil, revient pour affronter son destin, protéger sa famille et se mesurer à ses propres démons intérieurs.
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Une suite assumée
Sur le papier, cette bascule en 1940 et en plein contexte de guerre donne au film une respiration différente de la série, sans changer sa colonne vertébrale. Birmingham reste le point d’ancrage, et l’idée de revoir Tommy revenir d’exil est un moteur narratif simple, donc solide. Pour les fans, c’est souvent ce qu’on attend d’une continuation : retrouver la même saveur, mais dans un décor qui permet d’ouvrir le cadre.
Ce choix d’époque peut aussi justifier un passage au grand écran. Le drame historique a tendance à gagner en ampleur quand la mise en scène se permet des plans plus larges, des ambiances plus lourdes, une ville et une période qui “respirent” davantage. Et, sans promettre plus que ce qui est annoncé, on sent une volonté de faire de cet épisode une pièce centrale de l’univers, pas juste un épilogue discret.
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Cillian Murphy, pour raccrocher à la série
La question “est-ce que ça vaut le coup” commence par là : Cillian Murphy reprend bien le rôle de Tommy Shelby. C’est la garantie la plus concrète pour éviter le syndrome du film dérivé qui porte un nom célèbre, mais pas son cœur. Quand une saga revient après plusieurs années, le public pardonne rarement un retour édulcoré ou une figure centrale mise en retrait.
Ce qui est annoncé, en plus, colle à ce que Murphy sait porter : un personnage en lutte contre lui-même, entre famille, obsession, et fractures intimes. On reste dans une matière sombre, presque étouffante par moments, et c’est précisément l’ADN de Peaky Blinders. Pour les fans, aller en salle, c’est aussi aller chercher cette intensité-là dans un espace où elle percute davantage.
Steven Knight et Tom Harper
Autre point qui pèse lourd dans la balance : le film est écrit et produit par Steven Knight, le créateur de la série. Ce détail a l’air administratif, mais il change beaucoup de choses. Quand l’auteur d’origine pilote, on évite souvent les suites qui “cochent des cases” sans comprendre ce qu’elles manipulent. Ici, la promesse implicite, c’est une continuité de ton, de thèmes et de trajectoire.
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La réalisation est confiée à Tom Harper, qui a déjà signé des épisodes de la série et a aussi réalisé Agent Stone pour Netflix. Autrement dit : on n’est pas sur un pari exotique, on est sur une équipe qui connaît la grammaire de Peaky Blinders et sait travailler dans l’écosystème Netflix. Le tournage, lui, est annoncé comme achevé fin 2024, un indice rassurant sur une production déjà bien cadrée.
Un casting de retours et de nouveaux visages
Côté distribution, les retours confirmés donnent un sentiment de “vrai chapitre”, pas d’appendice. Sont annoncés : Sophie Rundle (Ada Thorne), Stephen Graham (Hayden Stagg), Ned Dennehy (Charlie Strong), Packy Lee (Johnny Dogs) et Ian Peck (Curly). Pour un film qui veut prolonger une série aussi identitaire, cette continuité humaine compte autant que les décors.
Et puis il y a les nouveaux : Rebecca Ferguson, Tim Roth, Barry Keoghan, Jay Lycurgo et Ruby Ashbourne Serkis (Agnès Shelby). Sans extrapoler sur leurs rôles, ce casting a un impact immédiat : il installe une attente de tension, d’opposition, et de nouvelles dynamiques. C’est le genre de choix qui peut rendre l’intrigue plus imprévisible, donc plus excitante, à condition de garder Tommy au centre, ce qui semble être le cas.
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Sorties en salles limitées…
La stratégie est hybride : salles limitées d’abord (avec le Royaume-Uni et les États-Unis confirmés), puis Netflix pour tout le monde. Concrètement, cela crée deux façons de vivre le retour. La diffusion en salle transforme le film en rendez-vous presque “collector”, avec ce petit supplément d’âme que les grandes sagas obtiennent quand elles quittent temporairement le canapé.
Reste une réalité simple : comme la sortie en salles est annoncée comme limitée, tout le monde n’aura pas forcément l’opportunité pratique d’y aller. Dans ce contexte, Netflix semble avoir pensé le dispositif pour que l’expérience cinéma soit un plus, pas un passage obligé.
Avec une date verrouillée, un teaser déjà publié, une équipe créative familière et le retour de Cillian Murphy, Peaky Blinders: The Immortal Man se présente comme un prolongement sérieux de la saga, plus qu’un coup de projecteur nostalgique. Pour les fans, le “coup” vaut surtout par la promesse d’un Tommy Shelby ramené à Birmingham, en 1940, là où tout peut redevenir plus lourd, plus politique, et plus intime à la fois. Et si le grand écran n’est pas accessible, la fenêtre Netflix, très proche, laisse peu de place à la frustration.