Phantom Blade Zero sortira officiellement le 9 septembre 2026 sur PC et PlayStation 5, avec une légère nuance : la page Steam évoque pour sa part le 8 septembre 2026. Derrière ce détail logistique se cache surtout une question de fond qui agite la communauté : ce nouveau poids lourd de l’action chinoise est-il un héritier de Sekiro: Shadows Die Twice ou s’inscrit-il davantage dans la lignée de Black Myth: Wukong ?
Développé et publié par S-GAME, le jeu met en scène Soul, un guerrier traqué après la mort de son maître, condamné à vivre encore soixante-six jours. L’ambiance annoncée mêle conspirations, arts martiaux et une esthétique qualifiée de kungfupunk, le tout propulsé par Unreal Engine 5. À première vue, certains combats rapides et exigeants rappellent immédiatement Sekiro. Mais en creusant, l’inspiration semble ailleurs.
Une identité Wuxia revendiquée, plus proche de Black Myth: Wukong
Officiellement, Phantom Blade Zero est présenté comme un jeu de Wuxia storytelling, où l’accent est mis sur l’univers, les intrigues et la dimension martiale héritée du cinéma d’arts martiaux chinois des années 1980 et 1990. Cette filiation culturelle le rapproche davantage de Black Myth: Wukong que de Sekiro, qui puisait dans le folklore japonais et la vision singulière de FromSoftware.
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Il ne s’agit pas seulement d’une question d’origine géographique. Le Wuxia implique une approche héroïque, parfois tragique, centrée sur l’honneur, la loyauté et les rivalités entre écoles. On retrouve cette dimension dans le destin de Soul, engagé dans une course contre la montre. Cet ancrage narratif donne au projet une texture particulière, plus proche de l’identité culturelle forte revendiquée par Black Myth que de l’ascétisme brutal d’un Sekiro. On sent une volonté d’assumer un héritage artistique, plutôt que de se fondre dans un moule occidentalisé.
Des ressemblances visuelles avec Sekiro
Oui, les premiers aperçus montrent des combats nerveux, des affrontements exigeants et des duels où la parade et le timing comptent. À l’écran, certains y voient une parenté immédiate avec Sekiro: Shadows Die Twice. Cette comparaison n’est pas absurde : animations précises, boss spectaculaires, tension constante.
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Pourtant, les développeurs évoquent la création d’un nouveau sous-genre, décrit comme un kung fu action game. L’objectif n’est pas de reproduire le schéma strictement punitif d’un soulslike, mais de proposer une expérience plus large. Les combats sont décrits comme rapides, orientés vers l’attaque et la chorégraphie, avec une dimension presque cinématographique. On n’est pas dans la pure école du mourir-apprendre-répéter, mais dans quelque chose de plus fluide, plus spectaculaire.
Les influences revendiquées incluent Ninja Gaiden, Dark Souls et même Resident Evil. Cela traduit une ambition hybride. Mais dans les communications officielles, le mot d’ordre reste clair : ne pas être réduit à une simple étiquette soulslike.
Une structure inspirée des Souls
Sur le plan de l’exploration, il est question d’un monde à régions interconnectées, un modèle rendu populaire par Dark Souls. Cette architecture labyrinthique nourrit naturellement les comparaisons. Le joueur progresserait à travers différentes zones reliées entre elles, avec des raccourcis et des zones imbriquées.
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Mais là encore, l’approche semble plus souple. Le système de progression, par exemple, ne reposerait pas sur une accumulation classique d’XP. Il serait davantage question d’acquérir et d’améliorer des armes, ainsi que des objets augmentant les jauges de santé et d’endurance. Ce choix oriente le gameplay vers l’équipement et la personnalisation, plutôt qu’une montée en niveau typiquement soulslike.
Les affrontements contre des assassins et des boss chorégraphiés s’intègrent dans un univers de conspirations mondiales et de réalités changeantes. Ce mélange d’action nerveuse et de narration dense renforce l’impression d’un projet ambitieux, qui utilise certains codes des Souls sans s’y enfermer.
- Univers ancré dans le Wuxia et le kungfupunk
- Combats rapides axés sur l’attaque et la parade
- Monde interconnecté inspiré de Dark Souls
- Progression basée sur l’équipement plutôt que sur l’XP traditionnelle
- Date de sortie annoncée au 9 septembre 2026 sur PC et PS5
Une nouvelle vague chinoise de l’action haut de gamme
Pour comprendre pourquoi la formule plus Black Myth que Sekiro revient souvent, il faut replacer le jeu dans un contexte plus large. Phantom Blade Zero s’inscrit dans une vague de productions chinoises ambitieuses qui incluent aussi Black Myth: Wukong, mais également d’autres titres d’action fortement marqués par leur culture d’origine.
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Ce mouvement participe à une montée en visibilité des récits et esthétiques issus des arts martiaux chinois. Black Myth a ouvert une brèche en Occident, suscitant d’intenses débats : était-ce un soulslike ou autre chose ? Phantom Blade Zero arrive avec un discours similaire. La comparaison devient presque un réflexe médiatique, mais elle masque l’essentiel : une recherche d’identité propre.
En tant que joueur ayant grandi manette en main, on voit bien le piège des étiquettes. Dès qu’un jeu propose des combats exigeants et des boss impressionnants, le mot soulslike surgit. Pourtant, tout indique ici une volonté de créer un univers cohérent, porté par une vision artistique et culturelle forte. L’objectif affiché n’est pas d’imiter Sekiro, mais de proposer une expérience d’action martiale qui lui est parallèle.
La nuance tient donc moins aux mécaniques brutes qu’à l’ADN culturel et à l’ambition narrative. Si Sekiro reste une référence évidente en matière de duel et de précision, Phantom Blade Zero semble davantage marcher dans les pas de Black Myth: Wukong sur le terrain de l’identité, du spectacle et du positionnement international.
À l’approche de septembre 2026, le débat continuera sans doute d’agiter forums et réseaux sociaux. Mais une chose apparaît déjà claire : plus qu’un simple imitateur, Phantom Blade Zero cherche à s’imposer comme un nouvel étendard du jeu d’action wuxia, dans une industrie où les influences circulent, se croisent et se réinventent sans cesse.