Tu pensais que la saison 1 de Wednesday était parfaite? Spoiler, elle ne l’était pas, et la saison 2 n’a pas vraiment corrigé le tir. Malgré tout le battage médiatique, la suite tant attendue de la série Netflix laisse beaucoup à désirer. Je te propose un tour d’horizon des 10 plus gros problèmes avec cette deuxième saison qui, franchement, a pris quelques décisions discutables.
Alors, qu’est-ce qui cloche avec cette saison, qui se voulait sombre et ambitieuse? À travers cet article, on va décortiquer comment Wednesday s’est éloignée de son essence, a perdu son rythme, et a multiplié les intrigues bancales au point de décevoir une partie des fans.
Une intrigue trop éclatée qui disperse l’attention
Le premier défaut majeur, c’est clairement la multiplication des sous-intrigues. Alors que la saison 1 restait focalisée sur Wednesday et son enquête, la saison 2 lance presque toutes les pistes en même temps. On suit Wednesday, oui, mais aussi Pugsley avec son histoire de zombie, Morticia et Gomez qui débarquent comme des figures d’autorité à Nevermore, sans oublier Ophelia, la tante mystérieuse. Résultat: on a l’impression que la série a voulu garder tout le monde content, mais elle finit par perdre le fil conducteur et l’attention de son audience.
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C’est comme si tu regardais une partie de jeux vidéo en streaming où le joueur essaie d’accomplir dix quêtes différentes en même temps: au final il ne termine rien et tu t’ennuies. Les scènes qui devraient faire avancer l’histoire principale traînent en longueur, et certaines intrigues secondaires, notamment celle de Pugsley, sont assez mal exploitées voire frustrantes.
Wednesday n’est plus vraiment la star
Ironie du sort, la série s’appelle Wednesday, mais la saison 2 lui donne un peu moins d’importance. Le personnage se retrouve souvent relégué au second plan à cause du développement excessif des autres personnages de la famille Addams ou encore de la galerie d’étudiants de Nevermore.
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Et ça se ressent dans sa caractérisation : la Wednesday qu’on connaît, froide, cynique, un peu morbide, devient parfois une sorte de détective fragile tourmentée par ses visions et ses pouvoirs psychiques. Elle pleure du liquide noir, elle souffre, mais elle ne fait plus trop preuve de cette audace mordante qui faisait son charme.
Une tonalité plus sombre mais moins fun
Certes, cette saison mise sur un côté beaucoup plus gothique et même gore, avec des scènes sanglantes ou des zombies, ce qui colle bien à l’univers Addams plus « dark ». Mais ce virage très sérieux a eu un effet secondaire : l’humour est devenu plus rare, souvent fade, voire raté.
Les répliques cultes qui faisaient mouche dans la saison 1 tombent un peu à plat ici. Si la série ne fait plus rire, elle ne parvient pas non plus à installer un vrai suspense haletant sur la longueur. On sent que l’écriture a pris un autre chemin, qui ne plaît pas à tout le monde.
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Un traitement maladroit de la famille Addams
La saison 1 avait été critiquée pour la quasi-absence des membres de la famille Addams. En saison 2, elle tente de corriger cela, en donnant plus de place à Gomez, Morticia et même Fester. Mais le problème, c’est que ces personnages ne sont pas toujours utilisés à bon escient.
Certains arcs manquent cruellement de rythme et d’intérêt. Par exemple, la bataille entre Morticia et sa mère, censée être importante, se perd dans des sous-intrigues peu captivantes, tandis que Gomez joue à sa carte de papa protecteur un peu fades. La dynamique familiale, si chère au charme originel de la franchise, paraît moins naturelle et plus forcée.
Un cliffhanger final qui frustre plus qu’il n’intrigue
Le dernier épisode pose une révélation choc sur Ophelia, l’aunte mystérieuse, qui semblait disparue mais est en réalité enchaînée par sa propre mère. Cette fin ouvre clairement la porte à une saison 3… mais avec beaucoup de questions sans réponses, notamment un message sanglant qui menace directement Wednesday.
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Cette absence de résolution laisse une sensation inachevée. On veut savoir ce qui arrive ensuite, mais on aurait aussi aimé que cette saison ferme un peu ses propres arcs. Cette technique de cliffhanger dramatique est un classique, mais ici, elle agace plus qu’elle ne captive.
Un rythme souvent laborieux
Au-delà des intrigues, c’est la sensation globale de lenteur qui marque. Plusieurs épisodes trainent en longueur, particulièrement ceux centrés sur des sous-parcelles peu percutantes. Le public peut vite décrocher devant ces longueurs, surtout quand il y a moins de tension ou d’humour pour compenser.
Le passage par l’asile Willowhill, par exemple, est un décor idéal pour le suspense, mais la série s’y enlise avec des scènes répétitives et peu engageantes. On a l’impression que la saison aurait gagné à être resserrée, avec moins d’entourloupettes narrativement inutiles.
Un éloignement critique par rapport à la source
Les fans hardcore de la famille Addams ont du mal à reconnaître celle qu’ils aiment dans cette série. La froideur mordante et le côté « méchamment drôle » de Wednesday se sont adoucis, pour s’aligner sur une héroïne plus « juste » et gentille.
Plutôt que de célébrer pleinement le côté macabre et décalé de la famille, la série adopte une posture morale plus classique. Par exemple, donner le tueur en série à la police plutôt que de l’exploiter dans la zone grise « dark humour » de la franchise déçoit ceux qui attendaient plus de cette ambiance si particulière.
Des personnages secondaires sous-exploités
Alors que la famille prend plus de place, paradoxalement certains personnages secondaires adorés comme Enid voient leurs rôles diminuer ou sombrer dans l’oubli. Leur potentiel comique ou dramatique reste inexploité, ce qui est dommage quand on connaît la richesse de ce casting.
Une série qui réussit pleinement sait équilibrer ses personnages. Ici, ce déséquilibre contribue à une impression de manque d’harmonie, comme si on bouclait à la va-vite plusieurs intrigues pour ne pas les abandonner complètement.
L’écriture qui montre ses limites
On sent un vrai problème dans le scénar. On passe d’un mystère initial captivant à un brouillard sans vision claire. Par moments, les dialogues sonnent faux, les retournements s’enchaînent sans justification solide, et la logique interne de l’histoire vacille.
Wednesday est prise entre plusieurs directions sans que rien ne soit approfondi à fond. C’est frustrant, surtout au regard de la qualité technique de la série, qui elle, reste impressionnante.
Un pari risqué sur le gothique gore
Enfin, ce virage plus gore, avec rameaux de sang et zombies, divise. Si certains apprécient ce choix, il déstabilise aussi le public qui appréciait le ton plus subtil et ironique de la première saison. Cette dose d’horreur explicite passe parfois pour une tentative maladroite de renouveler l’intérêt.
Cela brouille aussi l’identité de la série: ni complètement teen drama ni totalement horreur, elle se positionne dans un entre-deux qui ne convainc pas tout le monde. Cette ambiguïté est peut-être la plus grosse faiblesse, tant elle rend la série difficile à cerner.
- Multiplication des sous-intrigues ultra dispersées
- Wednesday délaissée au profit d’un trop plein de personnages
- Humour en baisse et tonalité trop sombre
- Mauvais traitement des figures cultes de la famille Addams
- Suspense final frustrant et ouvert
- Rythme souvent lent et laborieux
- Détournement notable du caractère original de Wednesday
- Personnages secondaires sous-utilisés
- Scénario mal écrit et illogique par moments
- Choix contesté d’une ambiance gothique très gore
La saison 2 de Wednesday est loin d’être catastrophique, mais elle trébuche à plusieurs reprises. Ce n’est pas la catastrophe absolue, mais on sent que la magie s’est un peu évaporée. La série aurait gagné à rester fidèle à son cœur sombre et drôle, tout en soignant mieux sa narration.
Alors, toi, qu’as-tu pensé de cette saison ? La famille Addams peut-elle rebondir, ou es-tu déjà prêt à tourner la page ?