Le 27 janvier 2026, Nerial, Devolver Digital et CD PROJEKT RED ont officialisé Reigns: The Witcher, un nouveau spin-off qui vient greffer l’ADN de The Witcher à une formule déjà bien rodée côté narration interactive. L’annonce s’est accompagnée d’une vidéo officielle, histoire de poser tout de suite l’ambiance et la promesse du concept.
La sortie est calée au 25 février 2026, avec une disponibilité annoncée sur PC via Steam, ainsi que sur iOS et Android. Des mentions additionnelles concernent aussi Mac et Steam Deck. Le prix, lui, est simple et net, façon contrat de sorceleur bien rédigé: 5,99 € sur toutes les plateformes, avec une indication à 5,99 $ sur iOS.
Un spin-off Witcher
Reigns: The Witcher est présenté comme un swipe’em up narratif, c’est-à-dire un jeu où l’on décide en glissant des cartes, avec une mécanique de swipe to decide. Ici, pas de grande chevauchée en monde ouvert annoncée, mais une succession de choix qui façonnent l’histoire comme on aligne des dominos, parfois avec une satisfaction très calme, parfois avec ce petit goût de catastrophe parfaitement assumée.
Nintendo Switch 2 : l’Europe menace de tout changer pour sa batterie
Le cœur de l’expérience reste la décision: on oriente le destin, on accommode les dilemmes, on accepte ou on refuse, et l’histoire se réécrit. Le jeu promet en prime des milliers de combinaisons narratives et des embranchements multiples, de quoi pousser à relancer une partie pour voir jusqu’où une option apparemment anodine peut entraîner le Continent.
Jaskier prend le micro, Geralt reprend la route
La trouvaille la plus savoureuse tient à son narrateur: Jaskier. Le barde, ami de Geralt, raconte l’aventure sous forme de ballades et de strophes qui se modifient selon les décisions du joueur. Sur le papier, c’est une façon élégante de lier l’interface en cartes à l’univers, avec ce ton de chroniqueur qui enjolive, coupe, insiste et transforme les faits en légende.
Pokémon GO sort un Super Mega Raid Day en juin et Mega Skarmory va tout changer
Le protagoniste, lui, reste Geralt de Riv, le Loup Blanc. Les choix annoncés touchent aussi bien des contrats que des conspirations, des villageois, des mages et des monstres. Dans la liste des situations évoquées, on croise même une marée de noyés, rappel utile que le quotidien d’un sorceleur n’a jamais été une simple affaire de paperasse, même quand le gameplay se joue du bout du pouce.
Des mini-jeux de combat pour casser le rythme
Si la structure repose sur les cartes et les choix, Reigns: The Witcher intègre aussi des mini-jeux de combat. L’idée annoncée est claire: ponctuer la narration de séquences plus directes, sans quitter la logique d’une aventure compacte. Des exemples citent des affrontements contre des goules et des monstres pourrissants, ce qui colle à l’écosystème habituel, là où tout ce qui grince dans le noir finit par vous sauter à la gorge.
Ce mélange peut créer cette sensation d’aller à l’essentiel: avancer, décider, se battre brièvement, puis replonger dans les conséquences. Et dans un univers comme celui de The Witcher, où la morale se négocie rarement au prix affiché sur l’étiquette, ces respirations peuvent devenir des points de bascule, autant narratifs que ludiques.
Subnautica 2 révèle enfin sa feuille de route et ça promet du lourd
Choix moraux, conséquences et chansons qui s’étoffent
Le jeu met aussi en avant un axe plus original: le répertoire de chansons de Jaskier se développe au fil des décisions. On parle de performances en tavernes et dans des villages, avec des paroles qui reflètent ce que le joueur aura choisi de faire, ou de laisser faire. L’univers de The Witcher a toujours eu un rapport particulier à la réputation, à la rumeur et au récit public, et l’idée de le matérialiser via un barde narrateur a quelque chose de naturellement cohérent.
Tout tourne autour de choix moraux et de leurs conséquences sur le Continent. Dans une saga où une décision peut sauver quelqu’un aujourd’hui et déclencher une crise demain, la promesse d’embranchements et de combinaisons multiples sonne comme une invitation à accepter l’inconfort, ce moment un peu grinçant où l’on comprend qu’il n’y avait pas de bonne option, seulement des options avec un coût.
Des visages familiers pour ancrer l’aventure dans la licence
Côté casting, l’annonce cite plusieurs personnages emblématiques: Yennefer, Triss et Vesemir, en plus de Geralt et Jaskier. La présence de ces figures sert d’ancrage immédiat, surtout dans un spin-off qui adopte une forme très différente des épisodes plus massifs que certains associent spontanément à la licence.
Tomb Raider: Legacy of Atlantis a ouvert ses précommandes ?!
Le décor reste celui d’un monde médiéval-fantasy traversé par les monstres, la politique et les trahisons, avec ce mélange de crasse, de panache et de fatalisme qui fait sa signature. Le jeu est également annoncé avec des langues incluant l’anglais, le français et d’autres langues européennes, un détail qui compte quand une narration repose précisément sur le texte, le rythme et les nuances.
Plateformes, prix et ce que l’on sait déjà, sans bruit inutile
Sur le plan pratique, l’équation est lisible: 25 février 2026, Steam pour PC, iOS et Android, avec des mentions de Mac et Steam Deck. Et un prix unique de 5,99 €. Une proposition accessible, qui colle assez bien à une expérience pensée pour des sessions courtes, du récit à embranchements, et une interface de décisions rapides.
Pour ne pas se perdre dans les détails, voilà ce que l’annonce met sur la table, noir sur blanc:
- Un spin-off officiel dans l’univers de The Witcher, annoncé conjointement par Nerial, Devolver Digital et CD PROJEKT RED.
- Un gameplay en cartes basé sur le swipe to decide, avec embranchements et combinaisons narratives.
- Jaskier narrateur, qui transforme vos décisions en ballades évolutives.
- Des mini-jeux de combat pour affronter notamment goules et autres horreurs en décomposition.
- Une sortie datée et un prix clair, au même niveau sur toutes les plateformes annoncées.
Reste maintenant à voir comment ce Witcher en format Reigns dosera la densité des conséquences, le tempo des mini-jeux et la place laissée à l’écriture de Jaskier, qui a rarement été du genre à raconter une histoire sans y glisser son ombre et son éclat. D’ici au 25 février 2026, l’annonce a surtout réussi une chose: donner une forme immédiatement lisible à un spin-off qui assume sa différence, avec ce petit parfum d’audace propre aux projets qui ne cherchent pas à refaire la même aventure, mais à la chanter autrement.