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SarSaros : vrai successeur de Returnal, ou une fausse promesse ?

6 min de lecture
saros

© Sony Interactive Entertainment

Saros sort officiellement le 30 avril 2026 sur PlayStation 5, après un léger report destiné à peaufiner l’expérience. Développé par Housemarque et édité par Sony Interactive Entertainment, le titre est désormais passé Gold et prêt à rejoindre la ludothèque des exclusivités majeures de la console. Six jours avant son lancement, la question revient avec insistance : tient-on là un nouveau coup d’éclat comparable à Returnal ?

Annoncé en février 2025 lors d’un State of Play, puis présenté plus en détail en septembre avec une date initialement fixée au 20 mars 2026, le jeu a finalement glissé au 30 avril pour garantir un niveau de finition conforme aux standards du studio. Une décision qui en dit long sur les ambitions du projet. Positionné comme le successeur spirituel de Returnal, Saros promet un dosage plus accessible de l’ADN arcade qui a fait la réputation de Housemarque.

Un successeur assumé de Returnal

Difficile de parler de Saros sans évoquer Returnal. Sorti en 2021, ce dernier avait marqué les joueurs par sa difficulté exigeante et son atmosphère oppressante. Saros s’inscrit dans cette continuité, tout en opérant un virage stratégique : rendre l’expérience plus lisible, plus progressive, sans renier la dimension skill-based.

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On retrouve donc un jeu d’action et de tir à la troisième personne, nerveux et centré sur la maîtrise. Mais là où Returnal pouvait décourager par sa brutalité, Saros introduit une progression permanente via des améliorations durables de santé, de bouclier et d’aptitudes. Les objectifs sont plus clairs, l’évolution plus tangible. Les puristes regretteront peut-être un léger adoucissement, mais le choix vise clairement à élargir le public.

Un système de combat qui porte le jeu

Le cœur de Saros, c’est son système de combat. Les affrontements sont décrits comme une véritable danse, mêlant parade, esquive, dash et gestion du bouclier. Trois types de projectiles rythment les échanges : les bleus absorbables, les rouges à éviter ou parer, et les verts, plus dangereux, qui réduisent la santé maximale. Sur le papier, la lecture est simple. En action, c’est un feu d’artifice maîtrisé.

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Les armes vont du pistolet au fusil à pompe en passant par la mitrailleuse, avec des variantes plus créatives. Chaque run impose de s’adapter. Le résultat est un gameplay minute-à-minute extrêmement gratifiant, capable de maintenir la tension pendant près de 9,5 heures jusqu’aux crédits. Les boss, spectaculaires et chaotiques, figurent parmi les moments les plus réussis. Certains sont si élaborés qu’ils pourraient servir de boss finaux ailleurs.

L’ensemble est sublimé par l’utilisation de la DualSense, avec retours haptiques et gâchettes adaptatives qui renforcent l’impact de chaque tir. Techniquement, aucun ralentissement notable n’a été observé, même dans les séquences les plus chargées. Une vitrine solide pour la PS5, également optimisée pour la PS5 Pro.

Carcosa, une planète en mutation permanente

Le joueur incarne Arjun Devraj, Enforcer Soltari, envoyé enquêter sur une colonie humaine disparue sur Carcosa, une planète extraterrestre à l’esthétique cosmique et inquiétante. L’univers flirte avec des inspirations lovecraftiennes, sans jamais sombrer dans la surenchère gratuite. Une éclipse solaire totale sert d’événement déclencheur et modifie profondément l’environnement.

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La mécanique centrale repose sur une idée forte : la mort n’est pas une fin. À chaque chute, Arjun renaît à la base d’opérations. L’activation d’une éclipse transforme Carcosa, ouvre de nouvelles zones et rend les ennemis plus redoutables. Cette boucle nourrit un sentiment constant de montée en puissance. On avance, on apprend, on optimise. L’exploration bénéficie de biomes distincts, beaux mais dérangeants, renforçant l’identité du jeu.

Une liste résume assez bien les raisons objectives de s’y intéresser :

  • Combat nerveux et addictif
  • Boss spectaculaires
  • Progression permanente moins punitive
  • Exclusivité PS5 ambitieuse
  • Bonne valeur de rejeu grâce aux salles optionnelles et collectibles

Accessibilité et rejouabilité : le pari de l’équilibre

Saros introduit des modifieurs carcosans permettant d’ajuster les dégâts infligés ou reçus. Si les réglages deviennent trop avantageux, des restrictions s’appliquent. Cette logique d’équilibrage donne un sentiment de contrôle sans trahir la philosophie exigeante du studio. C’est une façon intelligente d’ouvrir la porte à davantage de profils de joueurs.

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La rejouabilité repose moins sur une narration à multiples embranchements que sur le plaisir pur du gameplay. Des salles optionnelles difficiles, des zones inaccessibles sans outils spécifiques et des collectibles audio encouragent à revenir. Même sans tout compléter, l’envie de relancer une partie vient naturellement, portée par la précision des sensations. On y revient plus pour jouer que pour tout comprendre, et ce n’est pas un défaut en soi.

Quels sont les limites du jeu ?

Saros n’est pas exempt de critiques. La narration met du temps à décoller, ce qui peut freiner l’investissement émotionnel durant les premières heures. Les personnages humains, hors Arjun, peinent à marquer les esprits. Les animations faciales en jeu, en dehors des cinématiques, ne correspondent pas toujours pleinement aux performances vocales. Ce décalage peut sortir brièvement de l’immersion.

Autre point discutable : un boss principal réapparaît plus tard comme ennemi régulier, avec des attaques similaires. Le procédé peut donner une impression de recyclage. Pour un titre aussi ambitieux, certains attendaient davantage de variété narrative et structurelle. Les fans les plus attachés à la dimension mystérieuse et elliptique de Returnal pourraient juger Saros plus direct, voire moins audacieux sur ce plan.

Reste que l’ensemble demeure cohérent, maîtrisé et techniquement irréprochable. À l’échelle du catalogue Sony, Saros s’impose déjà comme l’une des exclusivités majeures de 2026. Il ne révolutionne pas la formule Housemarque, mais il l’affine, l’adoucit et la rend plus accueillante sans la vider de sa substance.

Si vous cherchez une expérience solo intense, centrée sur l’action, capable de faire briller votre console et de tester vos réflexes sans vous punir à outrance, Saros coche beaucoup de cases. Ce n’est peut-être pas le choc narratif que certains espéraient, mais c’est un excellent jeu d’action qui confirme le savoir-faire du studio. Et parfois, une bonne manette en main suffit pour rappeler pourquoi on aime autant ce médium.

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Photo de Augustin Pointillart
Rédacteur / Pro Gamer
Salut les Geeks, je m'appelle Augustin et je suis un rédacteur passionné de WoG. L'univers des jeux vidéos et des mangas à bercer toute ma vie, et aujourd'hui j'essaye de vous faire partager ma passion à travers mes articles.
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