Le 12 décembre 2025, Housemarque a officialisé une nouvelle date de sortie pour Saros sur PS5 : le jeu arrivera le 30 avril 2026. L’annonce, faite via une communication PlayStation, acte un report par rapport à la fenêtre précédemment fixée au 20 mars 2026.
Dans le même mouvement, le studio a dévoilé un nouveau trailer présenté aux Game Awards 2025. On y retrouve de nouveaux éléments de contexte sur la planète Carcosa, son éclipse et ses effets sur les esprits, mais aussi des séquences de gameplay qui précisent enfin le rythme et certaines mécaniques clés.
La bonne nouvelle, c’est que les précommandes sont déjà ouvertes sur le PlayStation Store. La moins drôle, c’est qu’il faudra s’armer d’un peu plus de patience. Et comme souvent dans le jeu vidéo, la patience est une statistique qu’on ne peut pas monter en niveau.
Une date repoussée au 30 avril 2026, et une raison clairement assumée
Saros était initialement attendu le 20 mars 2026, une date annoncée lors du State of Play de septembre 2025, avec une mention d’optimisations prévues pour PS5 Pro. Désormais, l’objectif officiel est fixé au 30 avril 2026, uniquement sur PS5 à ce stade.
Housemarque justifie ce report par la volonté de dépasser la vision initiale du jeu. Dans le langage des studios, cela peut couvrir beaucoup de réalités, mais l’élément important ici tient au cadre posé : on parle d’un ajustement de calendrier pour mieux coller aux ambitions, pas d’une remise à zéro. C’est le genre de décalage qui agace sur le coup, puis qui s’oublie si la manette raconte la bonne histoire.
Le nouveau trailer des Game Awards 2025 : Carcosa, l’éclipse et un gameplay plus lisible
Le trailer diffusé le 12 décembre 2025 donne un aperçu plus concret de ce qui attend les joueurs sur Carcosa, présentée comme une colonie perdue sur une planète dite métamorphe, enfermée sous une éclipse aux conséquences mentales. Le contexte narratif, sans tout expliquer, insiste sur l’idée que le lieu altère la perception et pèse sur les personnages.
Côté action, le montage met en avant des combats dynamiques, avec des impacts dans le décor et des débris réactifs qui participent à la lisibilité des affrontements. Surtout, une mécanique ressort très clairement : une parade sur la touche R1 permettant de renvoyer des projectiles. Ce détail n’a l’air de rien, mais il change souvent tout dans un jeu de tir à la troisième personne : le tempo n’est plus seulement une question d’esquive, il devient une affaire de prise d’initiative.
Saros, une évolution dans l’ADN Housemarque : action à la troisième personne, mais pas un roguelike
Housemarque n’arrive pas en terrain inconnu : le studio finlandais s’est fait connaître massivement avec Returnal, notamment distingué aux Game Awards 2021. Saros revendique une filiation sur le plan de l’intensité et de la mise en scène de l’action, mais le studio insiste sur un point : ce n’est pas un roguelike comme Returnal.
À la place, il est question d’une progression permanente après la mort. L’idée décrite est celle d’un retour où l’on revient plus fort, avec des choix d’améliorations d’équipement, et un univers qui change lui aussi. On n’est donc pas dans une boucle qui efface tout, mais plutôt dans une logique d’accumulation et d’adaptation. Dit autrement : perdre reste douloureux, mais ce n’est pas censé être inutile.
Un univers raconté par fragments, et un héros incarné par Rahul Kohli
Le protagoniste, Arjun Devraj, est présenté comme un protecteur Soltari lancé à la recherche d’une personne. Le jeu met en avant une narration qui passe par des conversations, des hologrammes et des journaux sonores, sur fond de biomes changeants et d’environnement hostile, entre faune et flore menaçantes.
Arjun est interprété par Rahul Kohli. Housemarque a également détaillé plusieurs personnages que l’on rencontrera via le Passage central ou au fil de l’exploration, avec un casting comprenant Jane Perry (Sheridan Bouchard), Ben Prendergast (Jerome Jackson), David DeSantos (Sebastian Torres), Shunori Ramanathan (Nitya Chandran) et Adriyan Rae. Sur le papier, ça ressemble à une volonté assumée d’habiter l’univers par des voix reconnaissables, plutôt que de laisser l’ambiance porter seule la narration.
Précommandes ouvertes et édition numérique spéciale : ce que l’on obtient, précisément
Les précommandes sont disponibles sur le PlayStation Store, et Housemarque a détaillé une édition numérique spéciale. L’élément le plus concret, et le plus simple à comprendre, est l’accès anticipé : il est annoncé 48 heures avant le 30 avril 2026.
Cette édition inclut aussi des bonus cosmétiques, avec notamment des combinaisons inspirées de Returnal, God of War et Ghost of Yōtei, ainsi qu’une armure Main de la Rive liée à la précommande. Pour ceux qui aiment personnaliser leur personnage, c’est le genre de détails qui fait mouche. Pour les autres, la vraie question restera le cœur du jeu, pas la penderie.
D’ici la sortie, Housemarque a déjà indiqué que de nouvelles informations arriveraient, notamment sur le système de retour plus fort, l’effet évolutif de l’éclipse et des séquences de jeu plus complètes en 2026. Le cadre est posé : une exclusivité PS5 sous Unreal Engine 5, pensée pour l’action, mais déterminée à ne pas être réduite à une simple variation de Returnal.
Le rendez-vous est donc calé au 30 avril 2026. Si le report sert réellement à pousser la mise en scène, la progression et cette planète métamorphe dans leurs retranchements, le jour où Carcosa s’ouvrira, on préférera oublier le calendrier et ne retenir que le choc à l’atterrissage.
