Sega vient de confirmer une nouvelle série de produits officiels inspirés de la Mega Drive, de la Sega Saturn et de la Dreamcast : il ne s’agit pas de consoles, mais de montres-bracelets conçues avec son partenaire SuperGroupies. Les précommandes sont déjà ouvertes pour ces trois modèles pensés comme des objets de mode autant que comme des clins d’œil à l’histoire de la marque.
La précision compte, car l’annonce peut facilement laisser imaginer un retour matériel des machines de Sega. La Dreamcast, dernière console de salon de la firme, a cessé d’être produite en 2001. Quant à la Saturn, elle appartient depuis longtemps au patrimoine rétro. Ces nouveautés officielles misent donc sur leur identité visuelle, avec une approche plus élégante que le simple accessoire posé sur une étagère.
À 319,99 $ l’unité, la collection vise clairement les collectionneurs et les nostalgiques prêts à porter leur passion au quotidien. Une proposition plutôt singulière, à mi-chemin entre l’objet hommage et la montre habillée, qui remet trois designs Sega très différents sous les projecteurs.
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Des montres officielles, pas le retour de la Saturn et de la Dreamcast
La série rassemble trois montres distinctes, chacune associée à une console : Mega Drive, Sega Saturn ou Sega Dreamcast. Sega et SuperGroupies présentent ces produits comme des créations sous licence officielle, reprenant les codes graphiques caractéristiques de chaque machine. Le message est donc clair : la marque continue de faire vivre son catalogue historique, mais pas en relançant le marché des consoles rétro.
Cette nuance n’est pas anecdotique. Sega a indiqué ne pas prévoir de versions Mini pour la Saturn ou la Dreamcast, contrairement à la Mega Drive Mini. Les montres constituent ainsi une nouvelle sortie officielle liée à ces systèmes, sans annoncer de nouveau hardware. Pour les joueurs qui espéraient une petite Dreamcast moderne à brancher près du téléviseur, le calendrier risque de sembler moins spectaculaire qu’un retour de console, mais l’objet vise une autre forme de nostalgie.
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- Trois modèles dédiés à la Mega Drive, à la Saturn et à la Dreamcast.
- Une collection annoncée sous licence officielle Sega.
- Des précommandes ouvertes jusqu’au 30 août.
- Une expédition attendue au début d’avril 2027.
Les consoles japonaises deviennent le cœur du design
Les trois montres sont basées sur les versions japonaises des consoles. Ce choix peut dérouter celles et ceux qui ont grandi avec les silhouettes européennes ou nord-américaines de ces machines, parfois différentes. Il donne toutefois à la collection une cohérence précise, directement liée à l’identité visuelle originelle de Sega sur son marché domestique.
Chaque cadran intègre des références propres au modèle représenté. La montre Dreamcast, par exemple, reprend les boutons multicolores de sa manette et fait apparaître une représentation graphique de la console sur son cadran. Ce travail de détail évite le logo simplement imprimé au centre, formule souvent pratique mais peu inspirée. Ici, les références sont plus intégrées, avec un résultat qui cherche à rester identifiable sans transformer le poignet en vitrine de magasin rétro.
Le soin se prolonge au dos de chaque pièce, où figure un logo gravé correspondant à la console choisie. L’emballage suit la même logique : chaque montre est fournie avec une boîte et une jaquette reprenant le design de la machine concernée. Pour une collection portée par l’affect, ce packaging compte presque autant que l’objet lui-même. Il transforme l’ouverture de la boîte en petit rituel, avec ce parfum de lancement de console que les années n’ont pas totalement effacé.
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Acier, étanchéité et un calendrier à surveiller
Au-delà de l’habillage rétro, les montres sont fabriquées en acier inoxydable et annoncées comme étanches jusqu’à 50 mètres de profondeur. Elles adoptent donc une construction destinée à un usage quotidien, y compris dans un cadre professionnel où l’on préfère parfois une référence discrète à une manette exhibée sur le bureau. Le rétro se fait ici plus sobre, sans renier les détails qui font reconnaître chaque console.
Une contrainte pratique mérite néanmoins d’être relevée : les bracelets sont prévus pour des poignets compris entre 150 mm et 190 mm. Cette information, souvent reléguée au second plan lorsqu’un produit joue fortement la carte de la collection, sera déterminante avant toute réservation. Le tarif, fixé à 319,99 $ par modèle, place aussi ces montres dans une catégorie premium plutôt que dans celle du gadget nostalgique.
Les précommandes ferment le 30 août, tandis que les expéditions sont prévues pour le début d’avril 2027. Entre le temps d’attente et le positionnement tarifaire, Sega ne cible pas un achat impulsif. La collection s’adresse plutôt à celles et ceux pour qui la Mega Drive, la Saturn ou la Dreamcast restent des machines chargées de souvenirs, et dont le design peut encore trouver sa place loin d’un écran cathodique.
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La Dreamcast a été lancée au Japon le 27 novembre 1998, avant d’arriver notamment en Europe le 14 octobre 1999. La Saturn, elle, avait ouvert son chapitre japonais dès le 22 novembre 1994. Ces montres ne réécrivent pas l’histoire industrielle de Sega, mais elles confirment que ses consoles disparues continuent d’inspirer des objets officiels très contemporains.