Le cinéma français n’est pas mort ! Et c’est sur Netflix qu’on retrouve le talent français avec cette nouvelle production originale et ambitieuse. Dès le mois d’octobre 2025 On retrouvera une nouvelle pépite dans son catalogue : Néro.
Programmée pour le 8 octobre 2025, cette série française s’attaque à un genre peu exploré par nos créateurs : le western médiéval, sombre, rugueux, porté par le charisme brut de Pio Marmaï (qui a quelque chose de bien français qu’on adore). Plusieurs mois avant la sortie, la promo était déjà en branle : bande-annonce puissaante, photos de plateau drôles, et un synopsis qui promet une vraie traversée des enfers bien frenchy.
Un anti-héros taillé pour la survie
Au centre du récit de la série, on découvre Néro, un assassin cynique et sans attaches, qui erre dans le Sud de la France de 1504, l’un des coins les plus inhospitaliers d’Europe à cette époque. Loin des intrigues habituels des séries moyen-ageuse de palais traditionnelles, ici le quotidien se joue dans la violence.
Trahi par son ancien maître et pris en chasse par des adversaires aussi cruels que déterminés, Néro n’a pas besoin de beaucoup parler pour donner son avis sur ce triste monde. Cependant, l’histoire ne s’arrête pas la.
En effet, vient une rencontre inattendue avec Perla, sa fille, abandonnée des années plus tôt. Le lien de sang, ici, ne ressemble pas à une promesse de réconciliation facile : il s’agit surtout d’une confrontation entre un père, vagabond mais rongé par le regret, et une enfant, construite sur l’absence et la déception familiale.
Cette dynamique familiale compliquée, sur fond de course poursuite et de menaces permanentes, annonce une série française qui préfère la tension à la douceur et les sentiments (et on adore).
Des ambitions visuelles et narratives affirmées
On aime se retrouver dans le sud, avec un choix visuel qui épouse les reliefs du sud, s’attardant sur des visages marqués, des villages écrasés par le soleil, tout en évitant le folklore pour aller percuter le public avec la rudesse d’une Europe en crise (oui oui, déjà a cette époque).
Le travail de la lumière et des couleurs apporte une vraie singularité à la série Netflix, flirtant parfois avec l’esthétique d’un Caravage sous le soleil plombant. Si l’aspect historique est présent, il n’est jamais trop pesant et lourd: il sert plutôt de toile de fond pour l’intrigue palpitante de Néro.
Côté casting, on retrouve des têtes que l’on connait sur les série Netflix récentes mais aussi certaines que l’on connait moins : Alice Isaaz, Olivier Gourmet, Camille Razat, Louis-Do de Lencquesaing, Yann Gael.
La dynamique de groupe est bonne, chaque personnage est introduit avec soin, rarement figé dans une posture manichéenne. En plus, on ne sait jamais réellement qui sera son allié du jour car parfois le bourreau de demain.
Un rythme et une violence sans filtre
Certains apprécieront d’autres seront choqués, mais ce que l’on constate des premiers retours, c’est le refus d’y aller à moitié par les auteurs. Allan Mauduit, Jean-Patrick Benes, Martin Douaire et Nicolas Digard, à l’origine du projet, ont choisi la ligne dure et affirmée avec des dialogues ciselés (on sent l’inspiration western mais aussi l’esprit français), des scènes de combat sans surplus d’effets spéciaux, tout en gardant un sens du drame personnel.
Côté historique on évoque des réalités vécus en Frane comme la sécheresse historique du XVIe siècle avec la menace de guerre civile comme toile de fond. Même si la tension principale tient dans la survie pour le héro: il veut sauver sa peau, sauver sa fille ou peut-être finir sa vie comme un loup solitaire.
En filigrane, Néro pose la question de la possibilité de s’amender : est-il jamais possible de réparer ce que l’on a brisé, et à quel prix ? La série ne prend pas son spectateur pour un enfant à rassurer. Les choix sont difficiles, les conséquences souvent cruelles mais toujours humaines.
Pourquoi il faudra surveiller Néro en octobre
Avec la série Néro, Netflix ne mise sur les classiques américains tape à l’oeil, mais bien sur un mélange de cinéma d’auteur et de spectacle populaire bien français. On sent l’influence du jeu vidéo (“Assassin’s Creed” pour l’agilité et pour la violence on est plus sur du “Red Dead Redemption”), mais aussi des classiques de cape et d’épée. Le résultat promet une œuvre chaude, qui refusera la facilité tout en gardant le public en haleine.
Les séries historiques françaises captivent rarement à l’international, souvent par manque d’audace ou par mollesse. Néro tente la prise de risque : son décor brûlant, ses dilemmes moraux, sa brutalité, laissent espérer un impact durable.
Pour tous ceux qui ont déjà hâte, on se donne rendez-vous le 8 octobre sur Netflix, pour voir si Néro remplit sa promesse d’être une série palpitante et brutale comme on les aime !