Le 28 janvier 2026, les salles accueillent une nouvelle vague de sorties, avec un programme dominé par le drame et le thriller, mais sans oublier la comédie et l’animation. Cette semaine, six films se détachent par leur combinaison de sujets de société, de casting solide et de promesses de spectacle, du huis clos moral à la satire contemporaine.
Pour mesurer la dynamique, un indicateur parle sans détour: le nombre de séances. On passe de 31 séances pour une proposition plus ciblée à 725 pour un titre installé comme locomotive. Sur mobile, on retient surtout l’essentiel avant de choisir sa salle: le ton, l’idée, et l’énergie d’un film. Ici, chacun a sa couleur, parfois troublante, parfois plus légère, mais rarement anodine.
Voici donc les six premières sorties à surveiller cette semaine, avec les informations clés et ce qu’elles racontent d’une période où le cinéma aime autant divertir que gratter là où ça fait mal.
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Gourou
Sorti le 28 janvier 2026, Gourou (drame, thriller) de Yann Gozlan s’avance comme le mastodonte de la semaine côté programmation, avec 725 séances. Au centre, Matt, coach en développement personnel, décrit comme le plus suivi de France, et dont la méthode tient autant de la catharsis collective que du phénomène de foule. Pierre Niney mène la danse, accompagné de Marion Barbeau et Anthony Bajon.
Le synopsis ancre le récit dans une société “en quête de sens” où la réussite individuelle devient une valeur sacrée. Le film suit la montée sous tension, les critiques, puis la fuite en avant qui mène à une transformation destructrice. Présenté en séance spéciale à la Semaine de la Critique 2025, il porte un parfum de cinéma de l’époque, celui qui observe les mécanismes d’adhésion avec un regard inconfortable et un suspense social bien dosé.
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Nuremberg
Nuremberg arrive le 28 janvier 2026 avec une ambition historique assumée: drame, historique et thriller, signé James Vanderbilt. Le film dure 2h28 et s’appuie sur un point de vue précis: en 1945, le psychiatre américain Douglas Kelley doit évaluer l’état mental des dignitaires du IIIe Reich en amont du procès. Face à Hermann Göring, le rapport de force se transforme en duel, décrit comme un face-à-face avec le mal absolu.
Le casting aligne Russell Crowe, Rami Malek et Richard E. Grant, avec également Michael Shannon, Leo Woodall et John Slattery mentionnés. L’adaptation est basée sur l’essai Le Nazi et le Psychiatre (2013), du journaliste américain Jack El-Hai. Côté production, Russell Crowe s’est métamorphosé pour incarner Göring, historiquement donné à 140 kg, en prenant du poids et en se rasant entièrement, jusqu’à devenir presque méconnaissable. Le film s’offre une sortie solide avec 310 séances et une réception critique globalement favorable, dont 72% d’avis positifs recensés sur Rotten Tomatoes.
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Reconnu coupable
Reconnu coupable (titre original Mercy) joue une partition différente: action, drame et science-fiction, réalisé par Timur Bekmambetov. Sortie le 28 janvier 2026, diffusion plus resserrée avec 31 séances, ce qui suggère une présence en salles plus ciblée, à repérer rapidement dans les grands complexes.
Le concept, lui, tient en une contrainte brutale: un détective est accusé du meurtre de sa femme. Il est jugé par une intelligence artificielle ultra-performante, qu’il a lui-même contribué à mettre en place, et dispose de 90 minutes pour prouver son innocence avant que la machine ne scelle son sort. Chris Pratt, Rebecca Ferguson et Annabelle Wallis portent ce récit à compte à rebours, avec une tension qui promet d’être pressante et très calibrée sur l’urgence.
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Baise-en-ville
Changement de registre avec Baise-en-ville, une comédie de Martin Jauvat, également en salles le 28 janvier 2026, et qui bénéficie de 170 séances. Le film suit Sprite, menacé d’être viré par sa mère, coincé dans une boucle très concrète: il lui faut le permis pour trouver un travail, mais il lui faut un travail pour payer le permis.
La situation bascule grâce à la monitrice d’auto-école, prête à lui prêter son “baise-en-ville”. Martin Jauvat joue lui-même, entouré de Emmanuelle Bercot et William Lebghil. Présenté en séance spéciale à la Semaine de la Critique 2025, le film s’inscrit dans une comédie de galères, proche du quotidien, où l’on sent poindre une observation sociale sous le vernis du rire.
Dreams
Dreams (drame, romance, thriller) de Michel Franco sort le 28 janvier 2026 avec 43 séances. Le récit se concentre sur un jeune danseur de ballet originaire du Mexique, qui rêve d’une reconnaissance internationale et d’une vie meilleure aux États-Unis. Convaincu que sa maîtresse, Américaine mondaine et philanthrope influente, l’aidera à réaliser ses ambitions, il quitte clandestinement son pays.
En tête d’affiche, Jessica Chastain, aux côtés d’Isaac Hernández et Rupert Friend. Le mélange drame-romance-thriller annonce une trajectoire où les sentiments et les intérêts risquent de se heurter, avec une tension qui naît moins d’une poursuite que d’un déséquilibre de pouvoir. Le film se positionne comme une proposition plus resserrée, à la tonalité possiblement coupante, et qui demande un peu de disponibilité émotionnelle.
Les Légendaires
Pour une sortie plus familiale, Les Légendaires (animation, aventure, fantastique) arrive le 28 janvier 2026 avec 243 séances et une recommandation à partir de 6 ans. Réalisé par Guillaume Ivernel, le film embarque Roman Doduik, Esthèle Dumand et Elise Tilloloy au casting vocal mentionné.
Le point de départ est efficace: les plus grands héros de leur temps subissent une terrible malédiction et redeviennent des enfants de 10 ans. Danaël, Jadina, Gryf, Shimy et Razzia doivent unir leurs pouvoirs pour vaincre le sorcier Darkhell et libérer leur planète de “l’enfance éternelle”. On tient là une aventure à enjeux clairs, avec une promesse de rythme et d’univers, idéale pour alterner le spectacle et l’imaginaire sans renoncer à une vraie montée en puissance.