Septembre 2026 ne cherche pas à nous vendre une nouvelle seconde vie numérique remplie de passes de combat et de rendez-vous quotidiens. Son programme raconte presque l’inverse : le retour d’aventures cadrées, identifiables, avec un début, une fin et une personnalité.
Dès ce 2 septembre, le calendrier français enchaîne les sorties à une vitesse assez brutale. Ce qui nous a frappés en le parcourant, ce n’est pas seulement la présence de grosses licences, mais la diversité des plaisirs défendus :
- des jeux solo qui refusent la dilution dans des mondes interminables ;
- des séries historiques revenues avec autre chose qu’un simple lifting ;
- une Nintendo Switch 2 enfin installée au milieu des sorties multiplateformes.
Marvel’s Wolverine, les griffes les plus surveillées de septembre
Le 15 septembre 2026, Insomniac Games laissera les acrobaties de Spider-Man au vestiaire pour sortir Logan sur PS5. L’aventure sera narrative, solo et non conçue comme un monde ouvert, un choix que nous trouvons franchement rassurant. Wolverine gagne rarement à passer vingt minutes à récolter des champignons entre deux combats.
Ghost of Yōtei : le DLC du 1er octobre va relancer l’aventure d’Atsu sur PS5
Cette histoire originale verra le mutant rejoindre de nouveau la Team X face aux agissements de Bolivar Trask. Liam McIntyre incarne Logan, tandis que Krizia Bajos prête sa voix à Jean Grey. Affiché à 79,99 € en édition standard sur le marché français, le jeu porte une lourde responsabilité : prouver qu’Insomniac sait adapter sa formule à un héros plus brutal, moins aérien et nettement moins bavard.
The Blood of Dawnwalker, le RPG qui ose défier ses ancêtres
Prévu le 3 septembre sur PC, PS5 et Xbox Series X|S, The Blood of Dawnwalker est le premier projet de Rebel Wolves, studio fondé par d’anciens membres de CD Projekt. Le pedigree attire forcément le regard, mais la comparaison permanente avec The Witcher 3 pourrait rapidement devenir un boulet.
Son idée la plus stimulante reste Coen, humain le jour et vampire la nuit, dans une Europe du XIVe siècle ravagée par les conflits et la peste. Après avoir vu tant de RPG confondre liberté et accumulation de marqueurs, on apprécie ici l’accent placé sur les choix, le temps et leurs conséquences. Le format solo premium, sans multijoueur ni mécanique de service annoncée, renforce cette impression d’un jeu conçu pour raconter quelque chose plutôt que retenir artificiellement son public.
Control Resonant : pourquoi le 24 septembre est une date à ne pas manquer sur PS5 et Xbox ?
Onimusha: Way of the Sword, Capcom ressort enfin le bon sabre
Kyoto, début de l’époque d’Edo. Des nuages de miasme déforment la capitale, les Genma rôdent et Miyamoto Musashi règle le problème avec davantage d’acier que de diplomatie. Disponible le 4 septembre sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2, cet épisode marque le grand retour offensif d’Onimusha.
Le visage de Musashi reprend les traits de Toshiro Mifune, choix qui donne immédiatement du poids à cette relecture fantastique. Le système de parade, les pouvoirs Oni et les affrontements sanglants semblent privilégier la précision plutôt que la frénésie. À l’usage, c’est exactement ce qui rend les meilleurs jeux de sabre mémorables : chaque duel doit ressembler à une confrontation, pas à une séance de débroussaillage surnaturel.
Silent Hill: Townfall, l’Écosse comme nouvelle prison mentale
Le 24 septembre, PS5 et PC accueilleront une proposition bien plus froide. Développé par Screen Burn, anciennement No Code, ce récit autonome en vue subjective emmène Simon Ordell sur l’île écossaise isolée de St. Amelia.
Fire Emblem Fortune’s Weave : peut-il être le meilleur RPG tactique de Switch 2 ?
L’utilisation d’un petit téléviseur CRT pour capter des signaux instables constitue déjà une trouvaille visuelle brillante. Après avoir suivi les métamorphoses de Silent Hill, on constate que la licence fonctionne mieux lorsqu’elle accepte de changer de décor sans abandonner son obsession pour la culpabilité. Ici, le brouillard écossais paraît moins touristique qu’une panne de chauffage en février.
Orbitals, la Switch 2 tient son duo spatial
Exclusif à la Nintendo Switch 2 dès le 3 septembre, Orbitals associe Maki et Omura dans une mission destinée à sauver leur station d’une tempête cosmique. Son esthétique d’animé rétro des années 1990 attire l’œil, mais son intérêt repose surtout sur une coopération asymétrique pensée pour deux personnes.
Énigmes, pilotage et action réclameront une coordination constante, en local ou en ligne. Le Pass Ami mondial permettra même d’inviter un partenaire ne possédant pas le jeu complet. Voilà une décision saine : dans un titre coopératif, trouver un équipier ne devrait pas être l’énigme la plus difficile.
HOT WHEELS Infinite Rush : pourquoi ce jeu pourrait être la surprise de la rentrée ?
Moonlighter 2: The Endless Vault, la boutique rouvre aujourd’hui
Disponible ce 2 septembre sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2, Moonlighter 2 reprend sa boucle délicieusement dangereuse : explorer, récupérer du butin, vendre, améliorer son équipement, puis recommencer en jurant que cette expédition sera la dernière.
Digital Sun conserve ainsi l’identité du premier épisode tout en développant le village de Tresna et la gestion du magasin. Ce mélange de roguelite et de commerce nous avait déjà appris une vérité capitale : un monstre gigantesque devient beaucoup moins effrayant lorsqu’on estime mentalement sa marge à la revente.
Hot Wheels: Infinite Rush, le plaisir arcade sans permis
Le 10 septembre, Milestone lâchera plus de 150 véhicules sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2. Quatre îles pourront être explorées librement, avec courses, défis, écran partagé jusqu’à quatre et compétitions en ligne.
L’éditeur de circuits, capable d’accrocher ses modules aux bâtiments et au décor, pourrait devenir son meilleur moteur à long terme. Contrairement aux simulations obsédées par la température des pneus, Infinite Rush assume les loopings, les boosts et la gravité traitée comme une vague suggestion administrative. Parfois, une voiture miniature lancée au-dessus d’un gratte-ciel suffit.
Septembre 2026 ressemble donc moins à une bataille de quantité qu’à une confrontation de caractères. Wolverine apporte la puissance commerciale, Dawnwalker l’ambition rôliste, Onimusha le retour historique et Townfall l’audace horrifique. Notre portefeuille risque de tousser, mais au moins, il souffrira pour des jeux qui semblent avoir quelque chose à défendre.