En 2025-2026, la Nintendo Switch 2 se retrouve dans une situation rarissime sur le marché : elle affiche au moins 23 exclusivités annoncées sur la période, quand la PS5 et les Xbox Series X/S sont données à 0 exclusivités console pures dans les listes mises à jour entre janvier et février 2026.
Le contraste ne tient pas à un détail de calendrier, mais à une ligne éditoriale. D’un côté, Nintendo empile des annonces, mélangeant gros noms maison et apports tiers, avec une vitrine particulièrement dense côté 2026. De l’autre, Microsoft assume une stratégie qui ne repose plus sur l’exclusivité console depuis 2024, tandis que la PS5 voit arriver des portages ex-Xbox sans qu’une liste équivalente d’exclusivités nouvelles sur 2026 ne s’impose dans les résultats disponibles.
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Dans ce paysage, la Switch 2 fait presque figure de console d’une autre époque, au sens noble du terme : celle où l’on choisit aussi une machine pour ses jeux introuvables ailleurs. Et il y a, dans cette liste, de quoi installer une vraie attente, parfois même une petite sensation d’incrédulité devant certaines signatures.
Un chiffre qui change la lecture du marché
Le point de départ est simple : la Switch 2 revendique une liste de 23 exclusivités sur 2025-2026, avec des ajouts identifiés dès 2025 et une accélération annoncée sur 2026, dont 10 titres majeurs sur cette seule année. Ce n’est pas seulement un alignement de noms, c’est un volume qui sert de message : la console se présente comme une plateforme où l’on peut encore associer une génération à des sorties dédiées.
Dans la même fenêtre, les Xbox Series et la PS5 se retrouvent à zéro exclusivité console pure selon les informations de comparaison. Cela ne veut pas dire qu’elles manquent de jeux, mais que l’argument de l’exclusivité comme moteur d’achat se déplace, entre multiplateforme, sorties PC et portages croisés. Pour qui suit l’industrie au quotidien, c’est une bascule nette, presque désarmante de clarté.
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Switch 2 pose ses jalons avec des dates très concrètes
La liste n’est pas qu’un nuage de logos. Plusieurs sorties sont déjà datées sur 2025, comme Mario Kart World annoncé pour le 5 juin 2025, Kirby Air Riders pour le 20 novembre 2025, Légendes Pokémon Z/A le 16 octobre 2025, ou encore Metroid Prime 4: Beyond le 4 décembre 2025. Cet enchaînement donne une structure à l’année, avec des rendez-vous répartis et lisibles.
D’autres titres 2025 sont cités dans la liste d’exclusivités, comme Chillin’ by the Fire, Dear me I was…, Drag x Drive et Fast Fusion. Même sans multiplier les promesses, l’ensemble dessine un calendrier crédible : les grosses locomotives installent la vitrine, et des projets plus discrets densifient le catalogue. Sur mobile, c’est le genre de liste qui se retient facilement, parce qu’elle ressemble à un plan de sortie plutôt qu’à une intention vague.
2026, l’offensive des grosses licences
La pression monte surtout en 2026, avec des annonces qui ciblent directement le cœur de l’écosystème Nintendo. Mario Tennis Fever est daté au 12 février 2026. Animal Crossing: New Horizons (SW2 Edition) arrive le 15 janvier 2026, de quoi installer l’année très tôt, en plein moment où l’on cherche souvent un jeu “doudou” à garder sur la console.
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La liste mentionne aussi Fire Emblem: Fortune’s Weave en 2026, Pokémon Pokopia en 2026, et Super Mario Bros. Wonder (SW2 Edition + DLC) en 2026. Dans le lot, on lit une stratégie assez lisible : alterner nouveautés et versions Switch 2, tout en maintenant un rythme qui évite le grand trou d’air entre deux mastodontes. C’est moins une avalanche qu’une manière de rester présent, presque méthodique, tout au long de l’année.
The Duskbloods, la surprise FromSoftware
Dans les annonces, The Duskbloods occupe une place à part. Le jeu est affiché comme une exclusivité signée FromSoftware, annoncée lors de la présentation Switch 2 en 2025, avec une sortie en 2026. Une exclusivité d’un studio aussi identifié, c’est un signal fort envoyé à l’écosystème : la console ne veut pas seulement vivre de ses franchises internes.
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Éditorialement, c’est aussi l’élément qui fait lever un sourcil, celui qui déclenche les discussions de couloir et les timelines qui s’emballent. Ici, pas besoin d’en faire des tonnes : le simple fait de voir un nom comme FromSoftware associé à une exclusivité Switch 2 suffit à densifier l’image “premium” de la machine sur 2026. Dans une période où l’on s’habitue aux jeux partout, tout le temps, ce genre d’annonce a un parfum rare.
En face, Xbox et PS5 actent le changement d’époque
Le tableau est brutal de simplicité : pour les Xbox Series X/S, la comparaison fait état de 0 exclusivités console, la stratégie Microsoft reposant sur des sorties multiplateformes ou PC-first depuis 2024. On voit passer des titres comme Avowed (Xbox en février 2025, PS5 en février 2026), Fable (2026, multiplateforme), Forza Horizon 6 (2026, multiplateforme) ou High On Life 2 (février 2026, multiplateforme). Même Gears of War E-Day est listé en Xbox/PC, ce qui confirme l’orientation.
Côté PS5, la comparaison indique également 0 exclusivités console pures dans cette photographie 2025-2026, avec des portages entrants d’ex-Xbox cités, comme Forza Horizon 5 (avril 2025), Hellblade II (août 2025) ou Indiana Jones et le Cercle Ancien (avril 2025). Là encore, cela ne dit pas “PS5 sans jeux”, mais “PS5 sans argument d’exclusivité pure” dans ce cadre précis, au moment même où la Switch 2 empile une liste dédiée.
Ce que Nintendo met réellement en avant
La force de la Switch 2, dans cette période 2025-2026, tient à l’idée qu’on peut encore suivre une console comme on suit une saison : une sortie ici, une date là, un “prochainement” qui entretient l’attention, comme Splatoon Raiders annoncé sans date précise. Même Hyrule Warriors: Les Chroniques du Sceau, daté au 6 novembre 2025, ou Donkey Kong Bananza prévu en 2025, participent à cette impression de feuilleton.
Ce n’est pas une promesse abstraite de “jours meilleurs”. C’est une manière d’occuper le terrain à un moment où la concurrence assume un modèle plus transversal. Et, pour les joueurs, cela remet au centre une sensation simple : celle d’une console qui a, très concrètement, des jeux à elle, et une identité qui ne se dilue pas dans le même catalogue partout.
Cette photographie 2025-2026 ne dit pas tout du futur, mais elle capture un instant révélateur : la Switch 2 s’avance avec une liste d’exclusivités particulièrement fournie, dont plusieurs dates déjà verrouillées, tandis que Xbox et PS5 évoluent dans une logique où l’exclusivité console pure n’est plus le pivot. Sur un marché habitué aux convergences, Nintendo choisit la différence par le catalogue, et c’est précisément ce qui rend la période aussi intéressante à suivre.