Avec The First Berserker: Khazan, la scène coréenne de l’action-RPG franchit un nouveau cap : développé par Neople, édité par Nexon et sorti le 27 mars 2025 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, ce titre immersif remonte aux origines de l’univers Dungeon Fighter Online.
Proposant un voyage brutal et sombre dans la peau du général déchu Khazan, le jeu s’adresse autant aux passionnés de Souls-like qu’aux amateurs d’aventure épique, tout en réinventant les codes du genre grâce à un système de combat nerveux, une direction artistique cel-shading saisissante et une expérience calibrée pour le défi comme pour la découverte.
Les infos clés sur The First Berserker: Khazan
- Date de sortie : 27 mars 2025
- Développeur : Neople
- Éditeur : Nexon
- Plateformes : PC (Steam), PlayStation 5, Xbox Series X|S
- Genre : Action-RPG, Souls-like, dark fantasy
- Durée de vie : 30+ heures sur la campagne principale
- PEGI : 18+, pour violence graphique et ambiance sombre
- Site officiel : khazan.nexon.com/fr
Synopsis et univers : l’ascension tragique de Khazan
Au cœur de l’intrigue, on suit le destin de Khazan, le Grand Général de l’immense Empire Pell Los, héros qui a jadis terrassé le « Berserk Dragon » Hismar. Mais alors qu’il a tout donné pour sa patrie, Khazan est trahi par un empereur jaloux, puis injustement accusé de trahison et condamné à l’exil.
Torturé, brisé mais animé par un désir ardent de revanche, Khazan forge alors une alliance surnaturelle avec Spectrelame, entité spectrale qui lui offre d’étranges pouvoirs. Ce pacte marque la naissance du premier « Berserker » de l’univers DNF et le début d’une épopée vengeresse marquée par la violence, la résilience, et la découverte de sombres secrets politiques et surnaturels.
L’action se déroule sur le continent d’Arad, territoire médiéval-fantastique où l’esthétique dark fantasy se mêle à une relecture coréenne du mythe héroïque. Le jeu puise dans le lore foisonnant de Dungeon Fighter Online, mais il est accessible même sans connaître la saga d’origine.
Gameplay : duels brutaux, arsenal varié et défi à la coréenne
The First Berserker: Khazan adopte une formule résolument « souls-like ». L’action en vue à la troisième personne se concentre sur des affrontements intenses, exigeant maîtrise du timing, gestion de l’endurance (la fameuse barre de stamina), et adaptation constante aux schémas des ennemis et boss. À la différence de certains modèles occidentaux, ici le système de combat encourage l’agressivité stratégique : si le joueur laisse respirer ses adversaires, eux aussi récupèrent de la stamina.
Khazan dispose d’un arsenal remarquable : épée longue, double-lames et lance, chaque arme offrant des styles, des animations et des movesets radicalement différents. La personnalisation est poussée grâce à l’arbre de compétences et à la récupération de loot aléatoire : équipements à niveaux de rareté, sets avec bonus spécifiques, armes et armures modifiables. Les combats s’enrichissent d’éléments comme la parade parfaite, l’esquive au bon moment, des contre-attaques puissantes et l’utilisation du spectre compagnon.

Chaque niveau est structuré de façon linéaire mais regorge de chemins secondaires, objets cachés, boss secondaires et secrets. À la manière d’un Dark Souls ou Sekiro, il existe un hub central nommé The Crevice, où l’on trouve marchands, PNJ et accès aux missions principales ou secondaires. En cas de mort, l’essentiel de la ressource « Lacrima » (ex. : âmes) est perdue sur place, mais peut être récupérée si le joueur s’y rend sans mourir de nouveau.
Les combats contre les boss font partie des grands temps forts : patterns évolutifs, attaques redoutables et cinématiques spectaculaires viennent magnifier chaque affrontement. Le jeu propose aussi du contenu remixé (missions secondaires dans des niveaux modifiés) et la possibilité de « summoner » un PNJ d’assistance lors des combats majeurs en obtenant certains artefacts cachés.
Ambiance, direction artistique et technique
Visuellement, Khazan frappe par sa direction artistique en cel-shading 3D, audacieuse et hybride entre l’animation japonaise, le manga et des textures réalistes. Le tout crée un look à la fois nerveux, moderne et atypique pour un univers dark fantasy. Les décors varient entre cités en ruine, forêts lugubres, forteresses gothiques et donjons spectaculaires ; la bande-son, influencée par l’épique et le métal, soutient l’intensité de l’action.
Techniquement, le jeu tourne de manière fluide, offrant une expérience quasi « zéro bug » selon les premiers retours joueurs, avec des temps de chargement rapides sur console nouvelle génération. Le doublage anglais (et coréen) est salué, avec notamment un timbre évoquant le héros de Castlevania Netflix, et les effets sonores plongent au cœur de la baston.
Notre avis sur The First Berserker: Khazan
L’équipe a plongé de longues heures dans les méandres d’Arad sur PS5 et PC. Le plaisir de jeu s’est immédiatement révélé : le sentiment de puissance, la nervosité du maniement, et la rigueur tactique des affrontements offrent ce mix unique de frustration et de satisfaction qui fait le sel des souls-likes réussis.
Le système de combat, très inspiré par Sekiro et Lies of P, brille par ses mécaniques de parade, d’esquive et de contre, tandis que la variété des armes et l’arbre de compétences en font un terrain de jeu riche pour la progression.
On a été séduits par la direction artistique, magnifiée par des environnements oscillant entre féérie lugubre et gothique flamboyant, et par un bestiaire colossal où chaque boss constitue une épreuve mémorable. Le loot, la customisation d’armures et le système de craft entretiennent la motivation à l’optimisation.
Quelques réserves subsistent malgré tout : la difficulté, même modulée, peut causer de la frustration sur certains passages, avec des pics assez abrupts ; la structure de certains niveaux paraît parfois trop classique pour les vétérans du genre ; et l’histoire, si elle brille par sa noirceur, pourrait gagner en intensité sur la durée.
Par ailleurs, l’absence totale de mode multijoueur rend l’expérience strictement solo ce qui est assumé mais pourra freiner ceux qui apprécient la dimension communautaire. Malgré quelques détails, c’est une aventure intense, généreuse et visuellement marquante, un excellent choix pour tout amateur de défi et d’action stylisée. C’est probablement le meilleur choix pour les amateurs de Souls-like en recherche de nouveauté.
Pourquoi plonger dans The First Berserker: Khazan ?
S’aventurer dans The First Berserker: Khazan, c’est retrouver la nervosité du genre souls-like dans une ambiance inédite, à la croisée de l’animation et de la dark fantasy coréenne. Les amateurs de défis tactiques, de boss retors, et d’exploration à forte récompense y trouveront de quoi satisfaire leur soif d’adrénaline vidéoludique.
Le jeu conjugue une direction artistique forte, un gameplay à la fois punitif et gratifiant, ainsi qu’une courbe de progression compatible avec tous les styles, du challenger extrême au joueur qui souhaite surtout profiter de l’histoire et du spectacle.
Pour ceux qui veulent renouveler leur expérience souls-like, apprécier une approche visuelle différente, et découvrir les racines épiques du monde de Dungeon Fighter, Khazan est une entrée remarquable et accessible à condition d’accepter la difficulté inhérente au genre. Sa disponibilité sur toutes les nouvelles plateformes et dans plusieurs langues (dont français écrit) en fait un incontournable du printemps 2025 pour qui veut relever le défi, frapper fort et écrire sa propre légende de Berserker.
