Dragonball Evolution, Cosmic Sin ou encore Vercingétorix : la légende du druide roi figurent parmi les films les plus mal notés par les spectateurs ces 40 dernières années. Ce classement s’appuie sur les notes spectateurs AlloCiné et aligne, du pire au moins pire, dix titres qui ont réussi un exploit rare au cinéma : rater leur cible, parfois avec des moyens conséquents.
On y croise des adaptations qui trahissent leur matériau d’origine, des suites qui semblent oublier ce qui faisait le charme d’un premier épisode, et des productions plus modestes où l’ambition se heurte à une exécution fragile. Le tout compose un panorama assez parlant d’un certain cinéma mal inspiré, entre paris industriels et bricolages précipités.
Pour situer l’angle, ces dix films se distinguent surtout par des critiques récurrentes sur le scénario, l’interprétation et les effets spéciaux. Et quand, en plus, le box-office ne suit pas, la sanction reste dans les mémoires.
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Dragonball Evolution (2009)
Avec une note spectateurs de 0,802 / 5, Dragonball Evolution occupe la première place de ce top des pires. Réalisé par James Marwick, ce live-action censé adapter le manga de Akira Toriyama est régulièrement cité comme exemple d’adaptation ratée. Sur le papier, un budget d’environ 30 millions de dollars pouvait laisser espérer un minimum de spectacle.
À l’écran, les retours pointent des effets spéciaux jugés médiocres, un scénario qui s’éloigne trop de l’original et des performances peu convaincantes, malgré la présence de Justin Chatwin en Goku. Côté chiffres, le film a rapporté environ 58 millions de dollars dans le monde, un résultat qui n’a pas suffi à effacer l’impression d’un produit à côté de la plaque.
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Cosmic Sin (2021)
Cosmic Sin suit de près avec 0,852 / 5. Réalisé par Edward Drake, ce film de science-fiction met en scène une intrigue d’invasion alien et aligne un casting qui intrigue sur l’affiche, avec Bruce Willis et Frank Grillo. La diffusion s’est faite en VOD, dans un contexte où beaucoup de productions ont opté pour des sorties plus discrètes.
La réception, elle, s’est cristallisée autour d’un scénario incohérent, de dialogues pauvres et d’effets visuels considérés comme bas de gamme. Le film est souvent présenté comme un exemple de production à petit budget de l’ère post-pandémie, avec ce sentiment persistant d’un récit monté à la va-vite, un peu fatigué dans sa mise en scène.
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Bad Buzz (2020)
Troisième du classement, Bad Buzz affiche 0,861 / 5. Le film d’horreur français est indiqué comme réalisé par Quentin Dupieux, dure 1h25 et rassemble notamment Marina Foïs et Panayotis Pascot. L’histoire joue la carte très contemporaine d’une influenceuse prise dans un bad buzz à dimension surnaturelle, avec une promesse qui pouvait parler à une génération élevée aux codes des réseaux.
Pourtant, les critiques évoquent un rythme lent, un scénario prévisible et des effets jugés rudimentaires malgré un budget d’environ 5 millions d’euros. En France, les recettes restent en dessous de 500 000 entrées. Le résultat donne une sensation de concept amusant sur le papier, mais qui se dilue dans une exécution trop sage pour un film d’horreur.
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Pédale dure (1996)
Pédale dure (note 0,863 / 5) est une comédie française réalisée par Gabriel Aghion, avec Patrick Timsit et Richard Gotainer. Présenté comme une suite de Pédale douce, le film tourne autour d’un homme qui tente de cacher son homosexualité, un point de départ qui, selon les retours, a été traité avec une lourdeur difficile à ignorer.
Les critiques ciblent un humour jugé vulgaire, des stéréotypes excessifs et un manque d’originalité par rapport au premier film. Malgré environ 1,2 million d’entrées, l’accueil a laissé une trace, comme si la mécanique comique s’était enfermée dans une caricature. Avec le recul, l’ensemble paraît daté et peu inspiré.
Romina (2023)
Avec 0,88 / 5, Romina fait partie des scores récents les plus bas. Ce thriller horrifique, réalisé par Gersi (pseudonyme), dure 1h22 et revendique une production à petit budget. L’intrigue repose sur une poursuite surnaturelle, un ressort classique qui peut fonctionner quand la tension est tenue à la minute.
Dans les retours, ce sont surtout un montage jugé approximatif, un jeu d’acteurs décrit comme amateur et un scénario perçu comme cliché qui ressortent. La diffusion, limitée en salles et en VOD, n’a pas aidé à créer un bouche-à-oreille salvateur. Un film qui illustre bien ce moment où l’idée existe, mais où l’exécution laisse une impression inachevée.
Le Fils du Mask (2005)
Le Fils du Mask (note 0,928 / 5) est l’exemple type de la suite qui s’attaque à un monument. Réalisé par Lawrence Guterman, ce prolongement de The Mask (1994) mise sur Jamie Kennedy et Alan Cumming, avec un budget massif de 100 millions de dollars. Sur le papier, c’est le genre de ticket d’entrée qui achète de l’ambition.
Dans la pratique, le film traîne la réputation d’un humour trop enfantin, d’effets spéciaux perçus comme datés et d’une vraie déviation de l’esprit original. Le plus parlant reste le résultat financier : environ 59,9 millions de dollars de recettes mondiales, soit un échec commercial net. Quand la démesure ne rencontre pas la bonne idée, le spectacle devient vite un bruit de fond.
People Jet Set 2 (2008)
En septième position, People Jet Set 2 obtient 0,937 / 5. Réalisée par Fabien Onteniente, cette comédie française, suite de People Jet Set, met en scène des magouilles hôtelières avec Olivier Antoine et Philippe Hérisson. L’ambition de prolonger un univers de comédie populaire se heurte ici à une réception très dure.
Les critiques évoquent un scénario absurde, des dialogues faibles et une impression de production low-cost, malgré un budget annoncé autour de 15 millions d’euros. Les recettes restent très basses avec environ 140 000 entrées. Le film symbolise ce moment délicat où une suite se justifie surtout parce qu’elle existe, et non parce qu’elle a quelque chose de neuf à raconter.
L’Américain (2011)
L’Américain (note 0,943 / 5) est un drame italien réalisé par Alessandro Piva, sorti en France en 2011, avec Pierre Cosso. Adapté d’un roman sur l’immigration, le film a bénéficié d’une diffusion limitée, ce qui l’a placé d’emblée dans une zone où un long-métrage doit convaincre vite, sans grand relais.
Ce qu’en retiennent les spectateurs, c’est surtout un rythme jugé trop lent et une absence de tension narrative. Sur un sujet qui appelle souvent une mise en scène précise et une progression dramatique solide, cette sensation d’étirement peut devenir rédhibitoire. Ici, la critique semble moins viser l’intention que l’énergie du récit, comme si le film restait à distance de ce qu’il raconte.
Le Serment de Tobrouk (2012)
Avec 0,947 / 5, Le Serment de Tobrouk tranche par sa nature : c’est un documentaire réalisé par Bernard-Henri Lévy, sorti en 2012, d’une durée de 1h32. Le film suit la guerre en Libye et a été en partie auto-financé, avec des recettes décrites comme modestes.
La réception a été divisée, notamment autour du parti pris et de la qualité cinématographique. Dans un documentaire, le regard porté et la forme comptent autant que le fond, et l’équilibre peut se casser rapidement. Ici, les avis négatifs semblent pointer un objet plus polémique que cinéma, ce qui, forcément, laisse une trace durable dans les classements.
Vercingétorix : la légende du druide roi (2001)
Dixième de ce top, et donc le moins pire des pires selon les notes affichées, Vercingétorix : la légende du druide roi obtient 0,952 / 5. Réalisé par Jacques Dorfmann, ce film historique franco-canadien réunit Klaus Maria Brandauer et Inés Sastre. Avec un budget de 45 millions de dollars, l’ambition était clairement de viser le grand spectacle.
Le résultat est resté célèbre pour un échec massif : environ 1 million de dollars de recettes, un chiffre qui résume à lui seul le décrochage. Les critiques évoquent des inexactitudes historiques, des effets spéciaux pauvres et un casting jugé inadapté. Quand une fresque historique manque de souffle, elle perd sa promesse première, celle de faire croire à un monde disparu.