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Comment Ubisoft justifie ses microtransactions dans Black Flag Resynced ?

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assassins creed black flag resynced

© Ubisoft

Sorti le 9 juillet 2026 sur PC, PS5, Xbox et Steam, Assassin’s Creed Black Flag Resynced marque le retour d’Edward Kenway dans un remake intégral du classique de 2013. Proposé à 59,99 € en Standard Edition et environ 69,99 € en Deluxe, le titre solo d’Ubisoft s’est aussitôt retrouvé au cœur d’une controverse liée à ses microtransactions disponibles dès le lancement.

En cause, près de 84 à 85 euros de contenus additionnels accessibles jour un, répartis en neuf packs DLC. Ubisoft a rapidement pris la parole, notamment via des réponses officielles publiées sur Steam, pour clarifier sa position et défendre la structure de monétisation de ce remake ambitieux.

Un jeu complet selon Ubisoft, malgré les 85 euros de DLC

Face aux critiques, le message d’Ubisoft se veut limpide. L’éditeur affirme que la Standard Edition constitue “l’expérience complète”, intégrant l’ensemble des missions, des îles, l’histoire principale et le monde ouvert. Aucun pan narratif ne serait retenu pour être vendu séparément en DLC. En clair, le cœur de l’aventure d’Edward Kenway ne serait pas fragmenté.

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Dans ses réponses types adressées aux avis Steam, Ubisoft insiste : les contenus additionnels sont décrits comme des “extras entièrement optionnels”, qui ne sont “jamais nécessaires pour terminer ou apprécier le jeu”. L’entreprise précise également qu’elle a pris connaissance des retours depuis le lancement et qu’elle lit attentivement les réactions. La frustration autour des DLC day-one est reconnue, mais la ligne officielle reste inchangée.

Des packs majoritairement cosmétiques, mais pas seulement

Dans les faits, la majorité des microtransactions proposées sont présentées comme cosmétiques : tenues alternatives, armes spéciales, éléments navals et packs de personnalisation. Certains “character packs” et “naval packs” sont affichés autour de 10 euros, tandis que des contenus plus légers, comme certains packs utilitaires, tournent autour de 5 dollars.

Toutefois, ce sont les éléments à impact sur le gameplay qui cristallisent les critiques. Le Map Pack, par exemple, permet d’afficher directement les collectibles sur la carte et de réduire le temps d’exploration. De plus, le Master Assassin Character Pack inclus dans la Deluxe Edition contient des objets dotés de “unique perks”, c’est-à-dire des bonus spécifiques en jeu.

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Concrètement, au lancement, l’offre DLC comprend notamment :

  • Packs cosmétiques pour Edward et l’équipage
  • Packs navals modifiant l’apparence et certains équipements du Jackdaw
  • Character packs avec armes et bonus spécifiques
  • Map Pack facilitant la chasse aux collectibles

Si ces contenus restent théoriquement facultatifs, certains joueurs estiment que les bonus proposés altèrent la perception d’équité, surtout dans un jeu solo vendu plein tarif. L’idée d’acheter un raccourci vers une exploration optimisée ne fait pas l’unanimité, même lorsque personne d’autre n’est impacté.

Un lancement solide malgré le backlash

Sur Steam, le lancement affiche une mention “Mostly Positive”, avec environ 75 % d’avis favorables et plusieurs milliers d’évaluations. Cependant, dans les premiers jours, certains filtres linguistiques faisaient apparaître une note “Mixed”, alimentée par les critiques liées aux 85 euros de DLC day-one.

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Un avis particulièrement relayé, signé “JokeRzZ”, critique le fait que ces packs ne soient “pas seulement cosmétiques” et évoque un avantage de gameplay. Ce commentaire a recueilli plus de 10 000 votes “helpful”, preuve que le sujet dépasse le simple coup de sang isolé. Ubisoft y a répondu directement, réaffirmant que le jeu de base est complet et que rien n’est bloqué derrière un paiement supplémentaire.

Malgré ce backlash médiatique, Black Flag Resynced aurait réalisé un bon démarrage commercial sur Steam, avec des records de fréquentation pour un épisode Assassin’s Creed sur la plateforme. Une situation paradoxale, devenue presque classique dans l’industrie : polémique en ligne, mais ventes solides. L’attachement à Black Flag, souvent cité comme l’un des meilleurs épisodes de la saga, semble avoir pesé dans la balance.

Cette affaire s’inscrit plus largement dans la stratégie de monétisation d’Ubisoft. Après les discussions autour d’Assassin’s Creed Shadows et les déclarations passées de l’éditeur sur le rôle des microtransactions dans les jeux solo, Black Flag Resynced devient un nouveau cas d’école. D’un côté, un remake techniquement ambitieux, présenté comme le premier entièrement reconstruit “from the ground up”. De l’autre, une structure économique qui interroge sur la place des DLC day-one dans les titres premium.

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Reste que l’éditeur campe sur une position claire : le jeu à 59,99 euros est, selon lui, complet et suffisant. Les packs supplémentaires relèvent du choix individuel. À chacun de décider si lever tous les trésors des Caraïbes doit passer par la patience… ou par la carte bancaire.

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Photo de Paul Ansay
Rédacteur / Tech Guru
Paul est développeur web et passionné de culture geek. Il assure la maintenance et le développement de WorldOfGeek.fr, tout en rédigeant des articles sur les jeux vidéo, la tech, les séries et la pop culture pour apporter sa touche personnelle au média.
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