Le 22 février 2026, Team Vitality a ajouté une nouvelle ligne à sa collection en remportant le PGL Cluj-Napoca 2026 face à PARIVISION en finale Bo3. Score final sur trois cartes avec une montée en tension progressive : Overpass 13-10, Dust2 13-4, puis Inferno 16-13 après prolongation.
Dans l’histoire récente de CS2, la scène a déjà connu des dynasties. Mais depuis le début 2025, Vitality est dans une zone étrange, celle où la domination finit par ressembler à une habitude de travail. Le tournoi de Cluj-Napoca, disputé du 14 au 22 février 2026, arrive d’ailleurs dans la foulée d’un autre titre majeur, et confirme une dynamique qui ne faiblit pas.
Ce qui frappe, au-delà du trophée, c’est le sentiment de continuité : mêmes visages, mêmes automatismes, et cette impression que les finales ne sont plus des sommets mais des étapes. Le tout sans donner l’image d’une équipe qui se contente de gérer.
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Cluj-Napoca 2026 : Vitality gagne, PARIVISION essayer de résister
La finale n’a pas été un simple défilé, même si le deuxième acte a ressemblé à une démonstration. Sur Overpass, Vitality s’impose 13-10, une carte où l’écart reste contenu et où PARIVISION montre qu’il a bien préparé son match. Il y a eu des séquences plus disputées, des rounds qui basculent sur des détails, et une sensation de bras de fer réel.
Sur Dust2, en revanche, Vitality a appuyé sur l’accélérateur : 13-4. Le genre de score qui, sur mobile, se lit vite… et qui dit pourtant beaucoup. PARIVISION a tenté de trouver du rythme, mais la machine Vitality a imposé un tempo trop propre, trop stable, presque clinique.
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Et puis il reste Inferno : 16-13 après prolongation. La carte qui rappelle que même les favoris doivent conclure, et que certaines équipes, même battues, peuvent forcer Vitality à aller chercher la victoire avec les dents. Cette prolongation a eu une texture particulière : le match semblait tendu, comme si tout ce qui avait été simple sur Dust2 devait se payer ailleurs.
Le contexte, lui, est clair : Vitality arrivait confirmée favorite. PARIVISION a tenté une remontée, sans succès au moment de trancher. Dans une finale, c’est souvent là que se fait la différence entre une équipe qui surprend et une équipe qui règne.
Le veto des cartes
Dans Counter-Strike, le spectacle commence avant le premier round. Le veto de cette finale résume une partie de l’équilibre des forces. Côté Vitality : retrait de Ancient, tandis que PARIVISION retire Nuke. Ensuite, Vitality choisit Overpass, PARIVISION répond avec Dust2, Vitality opte pour Inferno, PARIVISION prend Mirage, et Anubis reste en réserve.
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Ce déroulé n’est pas un détail de techniciens. Il donne une lecture très concrète du match : Vitality a pu jouer deux terrains où l’équipe a trouvé des solutions rapidement, et a accepté d’aller sur une troisième carte plus piégeuse, plus nerveuse, celle qui finit en prolongation. On a parfois l’impression que les grandes équipes “choisissent” aussi leurs difficultés, non pas pour se mettre en danger, mais pour contrôler le cadre.
La victoire sur Overpass puis l’écrasement sur Dust2 donnent le ton, mais le fait que la conclusion se fasse sur Inferno, en overtime, ajoute une nuance précieuse : Vitality n’a pas seulement gagné en déroulant, Vitality a aussi gagné en tenant quand ça tremble.
ZywOo encore MVP
Le trophée collectif est l’histoire principale, mais la photo a toujours un visage. À Cluj-Napoca, Mathieu “ZywOo” Herbaut est élu MVP du tournoi avec un rating de 1.39. C’est son 14e titre de MVP sur CS2, et surtout son 30e MVP au total sur Counter-Strike. Une statistique qui ne se raconte pas comme un simple record personnel, mais comme un marqueur de régularité dans le temps.
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Il y a des MVP qui récompensent une montée en puissance, un tournoi “au-dessus”. Ici, le mot qui revient, c’est régularité. Le genre de performance qui confirme ce que tout le monde sait déjà, mais que les chiffres rendent indiscutable. Dans une équipe qui gagne autant, ressortir individuellement devient presque un exercice paradoxal : il faut être excellent sans déséquilibrer un collectif déjà huilé.
Cette récompense s’inscrit aussi dans une séquence plus large. Fin 2025, ZywOo était n°1 mondial et comptait 28 MVP au total avant Cluj. La barrière des 30, atteinte ici, a quelque chose de symbolique, mais elle se construit surtout sur une accumulation de tournois maîtrisés et de rendez-vous honorés.
Une campagne solide à la PGL Cluj
Le titre ne se gagne pas uniquement le dimanche. Dans ce PGL Cluj-Napoca 2026, Vitality a validé son billet pour la finale par un parcours net : 2-0 contre Aurora le 20 février, puis 2-0 contre The Mongolz le lendemain, une domination sans appel pour l’équipe française.
- 2-0 vs Aurora
- 2-0 vs The Mongolz
- 3-0 vs PARIVISION
Les chiffres qui encadrent la domination : cashprize, série, et continuité du roster
Cluj-Napoca, ce n’est pas seulement un trophée, c’est aussi un tournoi à grosse dotation. La cagnotte totale affichée est de 1 250 000 $. Vitality repart avec 225 000 $ pour l’équipe et 225 000 $ pour l’organisation, soit 450 000 $ au total. De son côté, PARIVISION récupère 100 000 $ chacun, un lot de consolation conséquent mais forcément secondaire quand on passe si près du titre.
Ce succès arrive juste après un autre : début février 2026, Vitality a remporté IEM Kraków 2026 face à FURIA en finale 3-1, avec ZywOo MVP là aussi. Et le détail qui finit par devenir énorme à ce niveau : le roster est annoncé comme inchangé depuis un an, avec apEX, ZywOo, ropz, mezii, flameZ. Une continuité rare dans un esport où le mercato est souvent un réflexe.
La même logique apparaît dans les récompenses de 2025 : Vitality a été élue meilleure équipe 2025, avec 9 titres internationaux et 2 Majors consécutifs ainsi qu’un ESL Grand Slam. Le plus impressionnant, c’est que 2026 n’a pas demandé de redémarrage : la dynamique s’est simplement prolongée, presque sans couture.
Vitality repart donc de Roumanie avec un nouveau titre, un MVP de plus, et des chiffres qui continuent de s’empiler. La suite, elle, se jouera moins sur la capacité à gagner un tournoi de plus que sur la capacité à rester aussi propre quand les adversaires n’auront plus d’autre choix que de préparer Vitality comme l’unique boss de fin de niveau de la saison.